
Kystes ovariens, endométriome, torsion d'annexe, hydrosalpinx à Paris 8e et Neuilly-sur-Seine. Chirurgie mini-invasive par cœlioscopie, en préservant au maximum la fertilité.
Kystes ovariens, endométriomes, torsion d'annexe, hydrosalpinx — toutes ces pathologies ovariennes et tubaires ne nécessitent pas forcément une opération. La décision chirurgicale dépend des symptômes, de l'évolution dans le temps, et de votre projet de fertilité. Chaque situation est évaluée individuellement.
Il existe deux grandes catégories. Les kystes fonctionnels (90 % des cas) sont liés au cycle menstruel — kyste folliculaire ou kyste du corps jaune. Ils disparaissent spontanément en quelques semaines, sans geste. Les kystes organiques ne régressent pas seuls : le kyste séreux (paroi fine, liquide clair) ; le kyste mucineux (multiloculaire, liquide épais) ; le kyste dermoïde ou tératome (contient graisse, dents, poils — bénin mais à opérer) ; le cystadénome séreux ou mucineux (tumeur épithéliale bénigne, peut devenir très volumineux) ; la tumeur borderline (cellules atypiques, nécessite une prise en charge oncologique). La chirurgie est indiquée quand le kyste persiste, grossit, est symptomatique ou suspect à l'imagerie (O-RADS ≥ 3).
L'endométriome est un kyste de l'ovaire rempli de sang menstruel, lié à l'endométriose. Il peut provoquer des douleurs pelviennes importantes et fragiliser l'ovaire en réduisant sa réserve en ovules. Pendant longtemps, on l'opérait systématiquement. Aujourd'hui on sait que la chirurgie classique (kystectomie) emporte toujours un peu de tissu ovarien sain autour du kyste — ce qui peut diminuer les chances de grossesse, surtout si l'opération est répétée. C'est pourquoi les centres spécialisés proposent désormais des techniques qui épargnent l'ovaire : la vaporisation à l'énergie plasma, qui détruit la paroi interne du kyste sans toucher le tissu autour, et l'alcoolisation sous échographie (sclérothérapie), surtout utile quand le kyste revient après une première opération ou quand la réserve ovarienne est déjà fragilisée. La kystectomie garde sa place pour les kystes très volumineux ou quand il y a un doute sur la nature du kyste. Un bilan de fertilité (dosage de l'AMH) est proposé avant toute décision, et la question de la congélation d'ovocytes est systématiquement abordée.
La torsion d'annexe est une urgence chirurgicale. L'ovaire et/ou la trompe se tordent sur eux-mêmes, interrompant la vascularisation. Sans intervention rapide, l'ovaire peut se nécroser. Le signe principal est une douleur pelvienne brutale et intense, souvent accompagnée de nausées et de vomissements. L'opération se fait en urgence par cœlioscopie — l'objectif est de détordre l'annexe et de conserver l'ovaire si possible. En cas de suspicion de torsion d'annexe à Paris, la Clinique Hartmann dispose d'un bloc opératoire disponible en urgence.
L'hydrosalpinx est une trompe de Fallope dilatée et obstruée, remplie de liquide séreux. Il est souvent la conséquence d'une infection pelvienne ancienne ou d'une endométriose. Il peut altérer la fertilité — notamment en cas de fécondation in vitro, où il réduit les taux de succès. Le traitement est chirurgical : salpingectomie (ablation de la trompe) ou salpingostomie selon les cas.
SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) — Le SOPK est souvent confondu avec les kystes ovariens. Il s'agit d'un dérèglement hormonal qui provoque l'apparition de nombreux petits follicules sur les ovaires — ce ne sont pas de vrais kystes. Il se manifeste par des cycles irréguliers, de l'acné, et peut entraîner des difficultés à concevoir. Sa prise en charge est médicale, pas chirurgicale dans la grande majorité des cas.
Vous souhaitez une prise en charge rapide ou un avis sur les résultats de votre échographie pelvienne et/ou de votre IRM pelvienne ?
La découverte d'un kyste ou d'une masse ovarienne à l'échographie ne signifie pas qu'une chirurgie est nécessaire. Le diagnostic repose sur un bilan d'imagerie structuré, aujourd'hui codifié par la classification O-RADS.
L'échographie endovaginale avec Doppler est l'examen de première intention. Elle permet de caractériser la masse : contenu liquidien ou solide, cloisons, végétations, vascularisation. Chaque masse est classée selon le score O-RADS US (de 1 à 5), qui reflète le risque de malignité et oriente la conduite à tenir.
Quand l'échographie ne suffit pas à trancher — kyste complexe, masse volumineuse, résultat incertain — une IRM pelvienne avec injection est demandée. Elle permet de mieux caractériser la nature de la masse et d'évaluer le risque qu'elle soit maligne. Son résultat est exprimé sous forme d'un score O-RADS IRM, recommandé par l'Institut National du Cancer, qui oriente directement la décision : surveillance, chirurgie, ou prise en charge oncologique.
Un score O-RADS 4 ou 5 ne signifie pas forcément un cancer — il indique qu'une prise en charge spécialisée est nécessaire. Un score O-RADS 5 oriente vers une prise en charge oncologique et peut nécessiter un avis au titre du cancer de l'ovaire. Institut National du Cancer (INCa)
Vous avez une échographie ou une IRM pelvienne avec un kyste ou une masse ovarienne ? Venez avec vos résultats — on les lit ensemble en consultation.
Certains symptômes doivent conduire à une consultation rapide. Une échographie pelvienne permet souvent de clarifier la situation en quelques minutes. Si votre compte-rendu mentionne un score O-RADS 3, 4 ou 5, ou une masse annexielle suspecte, un avis chirurgical est recommandé.
SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) — Le SOPK est souvent confondu avec les kystes ovariens. Il s'agit d'un dérèglement hormonal qui provoque l'apparition de nombreux petits follicules sur les ovaires — ce ne sont pas de vrais kystes. Il se manifeste par des cycles irréguliers, de l'acné, et peut entraîner des difficultés à concevoir. Sa prise en charge est médicale, pas chirurgicale dans la grande majorité des cas.
Vous souhaitez une prise en charge rapide ou un avis sur les résultats de votre échographie pelvienne et/ou de votre IRM pelvienne ?
La quasi-totalité de ces interventions se fait par cœlioscopie — 3 à 4 petites incisions sur le ventre, sans ouvrir l'abdomen. Récupération rapide, hospitalisation courte, cicatrices discrètes.
Ce que c'est. La kystectomie consiste à retirer le kyste en le décollant du tissu ovarien sain. L'ovaire est conservé. C'est l'intervention de référence pour les kystes bénins chez la femme en âge de procréer.
Dans le cas d'un endométriome. La chirurgie classique (kystectomie) est de plus en plus évitée car elle emporte toujours un peu de tissu ovarien sain, ce qui peut réduire les chances de grossesse — surtout si l'opération est répétée ou si les deux ovaires sont touchés. Dans les centres spécialisés, on préfère des techniques qui épargnent l'ovaire : la vaporisation à l'énergie plasma, qui détruit la paroi interne du kyste sans toucher le tissu autour, et l'alcoolisation sous échographie (sclérothérapie à l'éthanol), particulièrement utile quand le kyste revient après une première opération ou quand la réserve en ovules est déjà fragilisée. La kystectomie garde sa place pour les kystes très volumineux ou quand il y a un doute sur la nature du kyste. Un bilan de fertilité est proposé avant toute décision, et la question de la congélation d'ovocytes est systématiquement abordée.
Quand retire-t-on l'ovaire ? L'annexectomie (ablation de l'ovaire et de la trompe) est réservée aux situations particulières : kyste suspect, ovaire non conservable, ou femme ménopausée. Elle n'est pas la décision par défaut.
Les suites. Retour à domicile le lendemain ou le jour même selon les cas. Reprise d'une activité légère en 1 semaine, du sport après 3 à 4 semaines.
Une urgence absolue. En cas de torsion d'annexe, chaque heure compte. Plus l'intervention est rapide, plus les chances de conserver l'ovaire sont élevées. La cœlioscopie en urgence permet de détordre l'annexe et de rétablir la vascularisation.
Conserve-t-on toujours l'ovaire ? L'objectif est de le conserver, même si l'ovaire paraît nécrosé à l'œil — il récupère souvent après détorsion. L'annexectomie n'est réalisée que si l'ovaire est définitivement non viable.
Et après ? Si un kyste était à l'origine de la torsion, il sera traité dans le même temps opératoire ou lors d'une intervention secondaire selon la situation.
Pourquoi opérer ? Un hydrosalpinx réduit les chances de succès d'une FIV — le liquide de la trompe reflue dans l'utérus et altère l'implantation embryonnaire. La salpingectomie (ablation de la trompe) améliore significativement les taux de succès en FIV.
La trompe controlatérale. L'ablation d'une trompe n'empêche pas une grossesse naturelle si la trompe opposée est saine. En cas de projet de FIV à Paris, la salpingectomie est discutée avec votre équipe d'AMP avant la stimulation. En cas d'hydrosalpinx bilatéral, la FIV devient la voie de conception.
Les suites. Intervention courte, souvent réalisée en ambulatoire. Reprise d'une activité normale en 5 à 7 jours.
Une question sur l'intervention qui vous concerne ? On en parle ensemble en consultation.
La cœlioscopie permet une récupération rapide. Les délais varient selon l'étendue du geste chirurgical.
Un mot sur la fertilité. Toute chirurgie ovarienne peut impacter la réserve ovarienne, surtout en cas d'endométriome ou de chirurgie répétée. Si vous avez un projet de grossesse, ce point est discuté avant l'opération à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine) ou au cabinet Paris 8e — et un bilan de réserve ovarienne peut être proposé en amont.
Venez avec vos résultats d'échographie et vos questions. On prend le temps d'en parler ensemble.
Les consultations et interventions du Dr Zeitoun sont remboursées par l'Assurance Maladie sur la base du tarif Sécurité sociale. En cas de cancer (ALD 30), la prise en charge est à 100 % sur ce tarif.