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Cancers gynécologiques · Paris 8e & Neuilly

Cancer de la vulve

Le cancer de la vulve est une tumeur rare qui atteint la région vulvaire. Diagnostiqué à un stade localisé, il se traite principalement par la chirurgie. La prise en charge dépend de la taille de la tumeur, de sa localisation et de l'atteinte ganglionnaire.

Comprendre Type histologique Signes d'alerte Votre parcours Les opérations L'après Vos questions
Ce que c'est

Cancer de la vulve : comprendre la maladie

Apprendre que l'on a un cancer de la vulve est un choc. Ce cancer est souvent diagnostiqué à un stade localisé lorsque les signes sont pris en charge rapidement. Le traitement repose sur la chirurgie, parfois complétée par d'autres traitements selon la situation.

Le cancer de la vulve se développe au niveau de la région vulvaire — principalement sur les grandes lèvres. Dans 90 % des cas, il s'agit d'un carcinome épidermoïde de la vulve. Des démangeaisons persistantes, une plaie qui ne cicatrise pas ou une modification de l'aspect vulvaire sont les signes d'alerte les plus fréquents.

On vous a proposé une biopsie vulvaire, ou on vous a parlé de VIN ou de lichen scléreux et atrophique ? Ce n'est pas forcément un cancer. Une consultation permet de faire le point.

Parmi les facteurs de risque du cancer de la vulve : le lichen scléreux et atrophique, une infection à HPV (types 16 et 18), le tabac, et un état d'immunodépression. L'âge médian au diagnostic est de 77 ans en France — mais ce cancer peut survenir à tout âge.

Les stades FIGO

Le cancer de la vulve est classé selon la classification FIGO (Fédération Internationale de Gynécologie et d'Obstétrique), qui guide les décisions de traitement. Stade I : tumeur limitée à la vulve, sans atteinte ganglionnaire. Stade II : extension aux structures adjacentes (urètre inférieur, vagin, anus). Stade III : atteinte ganglionnaire inguinale. Stade IV : extension à distance ou aux structures pelviennes. La majorité des cancers de la vulve sont diagnostiqués aux stades I et II.

Source de référence : Institut National du Cancer (INCa) — Recommandations ESGO 2023 sur le cancer de la vulve.

Vous souhaitez une prise en charge chirurgicale rapide ou un deuxième avis sur votre diagnostic ou votre plan de traitement ?

Un pronostic lié aux ganglions
Le facteur pronostique le plus important est l'atteinte ganglionnaire inguinale. Une prise en charge chirurgicale précoce, avec analyse du ganglion sentinelle, permet d'obtenir des informations précises et d'éviter un curage inutile.
Un symptôme d'alerte précoce
Le lichen scléreux et atrophique et la VIN (néoplasie intraépithéliale vulvaire) sont les principales lésions précancéreuses. Les démangeaisons persistantes sont souvent le premier signe — consultées tôt, elles évitent un diagnostic tardif.
Une prise en charge adaptée
Stade, type histologique, âge, localisation — chaque dossier est discuté en réunion pluridisciplinaire avant de définir le traitement. La chirurgie est adaptée à chaque situation, en préservant au maximum la fonction.
Type histologique

Type histologique : carcinome épidermoïde, VIN, lichen

Le type histologique du cancer — c'est-à-dire la nature des cellules analysées au microscope — oriente directement le traitement et le pronostic. Dans le cancer de la vulve, le carcinome épidermoïde représente la grande majorité des cas.

Une particularité importante : le cancer de la vulve peut être multifocal — plusieurs zones de la vulve peuvent être atteintes simultanément. Cette éventualité est systématiquement recherchée avant toute décision chirurgicale, car elle influence directement l'étendue du geste opératoire.

Carcinome épidermoïde
Le plus fréquent — environ 90 % des cancers de la vulve. Se développe à partir des cellules de la peau vulvaire. Deux voies : liée à l'HPV (femmes plus jeunes, précédée par une VIN) ou liée au lichen scléreux et atrophique (femmes plus âgées, indépendante de l'HPV). Le grade précise son niveau d'agressivité.
Mélanome & types rares
Le mélanome vulvaire représente environ 5 % des cas — son traitement diffère du carcinome épidermoïde. Les adénocarcinomes (glandes de Bartholin) et autres types sont exceptionnels. Le type histologique exact est déterminé par l'anatomopathologiste sur la biopsie.
VIN & lichen scléreux et atrophique
La VIN (néoplasie intraépithéliale vulvaire) est la lésion précancéreuse liée à l'HPV. Le lichen scléreux et atrophique est la principale lésion précancéreuse non liée à l'HPV. Ni l'un ni l'autre n'évolue forcément vers un cancer — mais un suivi dermatologique régulier est indispensable.
Symptômes

Symptômes du cancer de la vulve : les signes à connaître

Le cancer de la vulve est souvent détecté à un stade localisé, justement parce qu'il provoque des signes reconnaissables. Consultez rapidement si vous avez l'un de ces signes persistants depuis plusieurs semaines.

Démangeaisons vulvaires persistantes (prurit vulvaire) — signe le plus fréquent
Plaie ou ulcération qui ne cicatrise pas
Modification de l'aspect vulvaire (zone blanche, nodule, épaississement)
Saignements ou pertes anormales
Douleurs ou brûlures vulvaires
Masse ou gonflement dans l'aine (adénopathie inguinale)
Gêne ou douleur pendant les rapports

Vous avez l'un de ces signes, notamment des démangeaisons ou une lésion qui ne cicatrise pas ? Ne restez pas seule avec cette incertitude — une consultation permet de savoir rapidement à quoi vous avez affaire.

Comment ça se passe

Prise en charge du cancer de la vulve à Paris

Du premier rendez-vous jusqu'à la fin du traitement, voici comment les choses se déroulent concrètement. Chaque décision est discutée en réunion pluridisciplinaire et avec vous.

1
La consultation initiale
Vous venez avec vos résultats (compte-rendu de biopsie, résultats d'anatomopathologie). On prend le temps de tout lire ensemble, de répondre à vos questions, et de vous expliquer ce qu'on a trouvé — sans jargon. Aucune décision n'est prise à cette étape.
2
Le bilan d'imagerie
Une IRM pelvienne est demandée pour évaluer l'extension locale de la tumeur vulvaire — profondeur d'invasion, rapports avec l'urètre, le vagin et l'anus. Un TEP-TDM peut être demandé selon la situation pour rechercher des ganglions suspects ou des métastases à distance. Ces examens guident la stratégie chirurgicale.
3
La réunion pluridisciplinaire (RCP)
Votre dossier est présenté à une réunion avec plusieurs médecins spécialistes — chirurgien, oncologue, radiothérapeute, radiologue. Ensemble, ils décident du meilleur plan de traitement pour vous. C'est une obligation en France pour tous les cancers.
4
La consultation pré-opératoire
Avant l'opération, une consultation avec l'anesthésiste est organisée. On vous explique exactement ce qui va se passer le jour J, comment vous préparer, et ce à quoi vous attendre en salle de réveil. C'est aussi le moment de poser toutes vos questions.
5
L'opération et les suites immédiates
L'intervention se fait à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine), à 10 minutes de Paris. L'hospitalisation dure en général 3 à 5 jours selon l'étendue du geste. Une infirmière coordonnatrice reste votre interlocutrice pour toutes les questions pratiques.
6
Le suivi et l'après
Des consultations de contrôle sont planifiées régulièrement. Si d'autres traitements sont nécessaires (radiothérapie, chimiothérapie), ils sont coordonnés avec vos spécialistes. L'objectif est de vous accompagner jusqu'à ce que vous repreniez votre vie normalement.
La chirurgie

Chirurgie du cancer de la vulve : vulvectomie & ganglion sentinelle

Le type d'opération dépend de la taille de la tumeur, de sa localisation, et de ce que décide la réunion pluridisciplinaire. Voici ce que chaque intervention implique concrètement.

La vulvectomie

L'opération de référence — retire tout ou partie de la vulve

Ce que c'est. La vulvectomie retire tout ou partie de la vulve selon l'extension tumorale et la localisation de la lésion. Elle peut être partielle (excision locale élargie) ou totale. C'est l'opération de référence pour le cancer de la vulve. L'objectif est d'obtenir des marges chirurgicales saines.

Quand on la propose. Dans la grande majorité des cas de cancer de la vulve invasif, dès lors que la chirurgie est possible. L'étendue du geste est adaptée à chaque situation, en préservant au maximum la fonction et l'aspect.

Comment ça se passe. L'opération dure 1h à 3h selon les gestes associés (curage inguinal inclus ou non). Elle est réalisée sous anesthésie générale. L'hospitalisation dure en général 3 à 5 jours à la Clinique Hartmann.

Et mes ovaires ? La chirurgie vulvaire ne touche pas à l'utérus ni aux ovaires. Vous ne serez pas ménopausée par cette opération.

Une chirurgie qui peut être mutilante. La vulvectomie est une intervention qui modifie l'anatomie vulvaire de façon souvent importante. Selon l'étendue du geste, les conséquences sur l'image corporelle et la vie intime peuvent être significatives. Ces aspects sont abordés en consultation, avant toute décision. Dans les cas où l'exérèse est particulièrement étendue, une reconstruction immédiate par lambeau peut être nécessaire pour couvrir le défect cutané — cette éventualité est anticipée et planifiée avant l'intervention.

Les complications de cicatrisation. La cicatrisation vulvaire est souvent difficile et longue — 4 à 8 semaines en moyenne, parfois davantage. Des défauts de cicatrisation (désunion de plaie, nécrose partielle, infection locale) sont fréquents et font partie des complications les plus courantes après vulvectomie. Des soins locaux quotidiens sont nécessaires, et un suivi infirmier à domicile est systématiquement organisé à la sortie.

Le ganglion sentinelle inguinal

Une technique qui évite de retirer beaucoup de ganglions inutilement

À quoi ça sert. Quand un cancer se propage, il passe d'abord par les ganglions lymphatiques de l'aine (ganglions inguinaux). Le ganglion sentinelle est le premier ganglion que le cancer atteindrait s'il se propageait. Si ce ganglion est sain, on évite un curage inguinal complet et ses complications.

Comment ça se fait. Le plus souvent par voie isotopique : on injecte un traceur radioactif autour de la tumeur la veille ou le matin de l'opération. Ce traceur se dirige vers le ganglion sentinelle inguinal, détecté en salle d'opération à l'aide d'une sonde gamma. On le retire pour analyse anatomopathologique. Un colorant bleu peut être utilisé en complément selon les centres.

Si le ganglion sentinelle n'est pas identifié, un curage inguinal complet est réalisé.

Le curage ganglionnaire inguinal

Pour vérifier si le cancer s'est propagé aux ganglions de l'aine

Ce que c'est. Le curage inguinal consiste à retirer les ganglions lymphatiques de l'aine — d'un seul côté ou des deux selon la localisation de la tumeur. Ces ganglions sont analysés pour savoir si des cellules cancéreuses s'y sont propagées.

Pourquoi c'est important. Le résultat de l'analyse des ganglions détermine si un traitement complémentaire est nécessaire après l'opération (radiothérapie). C'est une information qui change parfois la stratégie de traitement.

Est-il toujours réalisé ? Non — la décision dépend du type de cancer et de son stade. Quand un ganglion sentinelle est réalisé, son résultat guide la décision : si le ganglion est sain, le curage peut être évité ; s'il est envahi, le curage est réalisé.

Le principal risque. Le lymphœdème — un gonflement de la jambe dû à une perturbation de la circulation lymphatique. Ce risque existe mais est limité, surtout quand le ganglion sentinelle permet d'éviter un curage extensif. Une kinésithérapie spécialisée permet de le prévenir et de le traiter.

Radiothérapie & chimiothérapie

Les traitements complémentaires selon les résultats

La radiothérapie. Elle peut être recommandée après la chirurgie en cas de marges chirurgicales insuffisantes ou d'atteinte ganglionnaire. Dans certaines situations de tumeur localement avancée non opérable d'emblée, une radiochimiothérapie concomitante peut être proposée en première intention.

La chimiothérapie. Elle est plus rarement utilisée dans le cancer de la vulve. Elle est réservée aux formes avancées ou métastatiques, souvent en association avec la radiothérapie. Elle ne concerne pas les stades précoces traités par chirurgie seule.

La décision se prend en RCP, après analyse de la pièce opératoire, et est discutée avec vous lors d'une consultation dédiée.

La récidive du cancer de la vulve

Ce qui se passe si le cancer revient

Une réalité à anticiper. Le cancer de la vulve peut récidiver, le plus souvent dans les deux premières années suivant le traitement. La récidive peut être locale (sur la vulve), régionale (ganglions inguinaux) ou à distance. C'est pourquoi la surveillance rapprochée après traitement est essentielle.

Le traitement de la récidive. Chaque récidive est discutée en réunion pluridisciplinaire. Selon sa localisation et son étendue, une nouvelle chirurgie peut être proposée — parfois plus étendue que la première intervention. La radiothérapie et la chimiothérapie peuvent également être indiquées, seules ou en association.

L'importance du suivi. Un examen clinique régulier permet de détecter une récidive à un stade précoce, où les options thérapeutiques sont plus nombreuses. Tout signe inhabituel entre deux consultations — douleur, saignement, gonflement dans l'aine — doit être signalé rapidement sans attendre le prochain rendez-vous prévu.

Chirurgie et femme âgée

Une évaluation spécifique avant toute décision

Un cancer qui touche principalement les femmes âgées. L'âge médian au diagnostic du cancer de la vulve est de 77 ans en France. La chirurgie reste le traitement de référence, mais elle doit être adaptée à l'état général de la patiente.

L'évaluation gériatrique. Pour les patientes de plus de 75 ans ou présentant des comorbidités importantes, une consultation d'oncogériatrie est systématiquement proposée avant l'opération. Cette évaluation — notamment le score G8 — permet de mesurer la capacité à tolérer une chirurgie lourde et d'adapter le projet thérapeutique si nécessaire.

Des alternatives à la chirurgie. Lorsque l'état de santé général ne permet pas une intervention chirurgicale, d'autres options peuvent être discutées en RCP : radiothérapie exclusive, radiochimiothérapie concomitante, ou traitement à visée palliative. L'âge seul n'est jamais une contre-indication — c'est l'état général qui compte.

Une question sur le type d'opération qui vous concerne ? Je vous explique tout lors d'une consultation.

L'après-cancer

Après la chirurgie vulvaire : ce qui vous attend

La chirurgie n'est pas la fin du parcours. Voici ce que vous pouvez attendre concrètement dans les semaines et les mois qui suivent.

Hospitalisation
3 à 5 jours minimum
Vulvectomie seule : 3 à 4 jours à la Clinique Hartmann. Avec curage inguinal associé : 5 jours ou plus selon les suites. Des complications de cicatrisation peuvent prolonger l'hospitalisation.
Reprise du travail
Plusieurs semaines à plusieurs mois
Variable selon l'étendue de la chirurgie, les complications et le type de travail. Une vulvectomie étendue peut nécessiter un arrêt prolongé. Chaque situation est différente.
Activité physique
Reprise très progressive
La marche est encouragée dès que possible. Toute activité sportive est conditionnée à une cicatrisation complète — ce qui peut prendre plusieurs mois. Il n'y a pas de délai standard : c'est évalué au cas par cas en consultation.
Vie intime
Un impact souvent important
La vulvectomie peut bouleverser profondément la vie intime et l'image corporelle. Les modifications anatomiques, les douleurs et les cicatrices ont des conséquences réelles sur la sexualité. Ces sujets sont abordés en consultation, sans tabou.
Impact psychologique
Un accompagnement nécessaire
Cette chirurgie peut être vécue comme une atteinte profonde à l'identité et à la féminité. Un accompagnement psychologique fait partie intégrante de la prise en charge — il peut être proposé dès le diagnostic.
Consultations de suivi
Surveillance rapprochée
Le rythme de surveillance est défini en RCP selon le stade et le traitement reçu. Un examen clinique est réalisé à chaque consultation. En cas de lichen scléreux et atrophique ou de VIN sous-jacent, un suivi dermatologique est organisé en parallèle.

Vous avez des questions sur les suites d'une opération ? Je réponds aux questions pratiques pendant la consultation — pas seulement aux questions médicales.

Vous voulez un deuxième avis sur votre diagnostic ou votre plan de traitement ?
Envoyez votre biopsie, votre IRM et votre compte-rendu. Je réponds sous 48 heures.
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Vos questions

Questions fréquentes sur le cancer de la vulve

Les questions les plus posées en consultation. Posez-moi les vôtres lors de notre rendez-vous.

J'ai une boule ou une plaie sur la vulve — dois-je m'inquiéter ?

Une boule sur la vulve n'est pas forcément un cancer — il peut s'agir d'un kyste de la glande de Bartholin, d'un abcès ou d'une lésion bénigne. Mais toute lésion qui persiste au-delà de 3 semaines, qu'elle soit prurigineuse, ulcérée ou indurée, mérite une consultation rapide. Seule une biopsie permet de poser un diagnostic certain.

Quels sont les facteurs de risque du cancer de la vulve ?

Les principaux facteurs de risque sont : une infection à HPV (types 16 et 18), le lichen scléreux et atrophique, le tabac, et un état d'immunodépression (VIH, traitement immunosuppresseur, greffe). L'âge est également un facteur — le cancer de la vulve touche principalement les femmes après la ménopause, avec un âge médian de 77 ans en France. Mais il peut survenir à tout âge, notamment les formes liées à l'HPV chez des femmes plus jeunes.

Quels sont les stades du cancer de la vulve ?

Le cancer de la vulve est classé en 4 stades selon la classification FIGO. Stade I : tumeur limitée à la vulve, sans atteinte ganglionnaire — pronostic favorable. Stade II : extension aux structures adjacentes (urètre, vagin, anus). Stade III : atteinte des ganglions inguinaux. Stade IV : extension aux structures pelviennes ou métastases à distance. Le stade est déterminé après chirurgie, sur l'analyse de la pièce opératoire.

Qu'est-ce que la VIN et faut-il l'opérer ?

La VIN (néoplasie intraépithéliale vulvaire) est une lésion précancéreuse de la vulve liée à l'HPV. Elle n'est pas un cancer, mais peut évoluer vers un cancer si elle n'est pas traitée. Le traitement dépend du grade et de l'étendue de la lésion : excision chirurgicale, laser, ou traitement topical (imiquimod). Un suivi régulier est indispensable.

Le HPV provoque-t-il le cancer de la vulve ?

Oui, dans environ 40 % des cas. Les cancers de la vulve liés à l'HPV surviennent plutôt chez des femmes plus jeunes et sont précédés d'une VIN. Les autres cas — environ 60 % — surviennent indépendamment de l'HPV, souvent sur un fond de lichen scléreux et atrophique, et touchent plutôt les femmes après la ménopause. La vaccination HPV (Gardasil 9) protège contre les types d'HPV les plus oncogènes et réduit le risque de VIN et de cancer vulvaire lié au HPV.

Qu'est-ce que le cancer de la vulve ?

Le cancer de la vulve se développe au niveau de la région vulvaire — principalement sur les grandes lèvres. C'est un cancer gynécologique rare, représentant 3 à 5 % des cancers gynécologiques. Il touche principalement les femmes après la ménopause, mais peut survenir à tout âge. Dans 90 % des cas, il s'agit d'un carcinome épidermoïde, souvent précédé d'une lésion précancéreuse (VIN liée à l'HPV ou lichen scléreux et atrophique).

Des démangeaisons vulvaires persistantes, c'est forcément un cancer ?

Non, pas forcément. Les démangeaisons vulvaires ont souvent une cause bénigne — lichen scléreux et atrophique, mycose, eczéma. Mais des symptômes persistants depuis plusieurs semaines méritent une consultation. Une biopsie permet de savoir rapidement à quoi vous avez affaire.

Le lichen scléreux et atrophique devient-il forcément un cancer ?

Non. Le lichen scléreux et atrophique est une maladie inflammatoire chronique de la vulve qui augmente légèrement le risque de cancer, mais la grande majorité des femmes atteintes ne développeront jamais de cancer. Un suivi dermatologique régulier et un traitement local adapté (dermocorticoïdes) permettent de surveiller l'évolution et d'intervenir précocement si nécessaire.

Est-ce que la chirurgie va toucher à mes ovaires ?

Non. La chirurgie du cancer de la vulve ne touche pas à l'utérus ni aux ovaires. Elle est ciblée sur la tumeur vulvaire et les ganglions inguinaux si nécessaire. Vous n'entrerez donc pas en ménopause après cette opération.

Vais-je entrer en ménopause après l'opération ?

Non. Puisque la chirurgie vulvaire ne retire pas les ovaires, vous n'entrez pas en ménopause après une vulvectomie. Si vous êtes déjà ménopausée, votre situation hormonale ne change pas.

Combien de temps je vais être à l'hôpital ?

Pour une vulvectomie seule : 2 à 3 jours à la Clinique Hartmann à Neuilly-sur-Seine. Si un curage inguinal est associé : 4 à 5 jours selon les suites opératoires. Le retour à domicile se fait en voiture, avec un suivi infirmier organisé si nécessaire.

Aurai-je besoin d'un traitement après l'opération ?

Cela dépend des résultats de l'analyse de la pièce opératoire — notamment les marges chirurgicales et l'atteinte ganglionnaire. Une radiothérapie peut être recommandée en cas de marges insuffisantes ou de ganglions envahis. La chimiothérapie est réservée aux formes avancées. La décision se prend en réunion pluridisciplinaire après l'opération.

Qu'est-ce que le lymphœdème et comment l'éviter ?

Le lymphœdème est un gonflement de la jambe dû à une perturbation de la circulation lymphatique après un curage inguinal. Il peut être prévenu et traité par une kinésithérapie spécialisée (drainage lymphatique manuel, port d'un bas de compression). La technique du ganglion sentinelle, quand elle est possible, réduit considérablement ce risque.

Est-ce que je vais perdre mes cheveux ?

Non. La chirurgie seule ne provoque pas de chute de cheveux. La chimiothérapie n'est pas systématique dans le cancer de la vulve — elle concerne les formes avancées. Pour les stades précoces traités par chirurgie et/ou radiothérapie, la question ne se pose pas.

Que se passe-t-il si le cancer de la vulve revient ?

La récidive survient le plus souvent dans les deux premières années, ce qui justifie une surveillance rapprochée. Elle peut être locale, régionale (ganglions inguinaux) ou à distance. Le traitement est rediscuté en réunion pluridisciplinaire : une nouvelle chirurgie, une radiothérapie ou une chimiothérapie peuvent être proposées selon la situation. Tout signe inhabituel entre deux consultations doit être signalé sans attendre.

Peut-on opérer une femme âgée pour un cancer de la vulve ?

Oui, dans la majorité des cas. L'âge seul n'est jamais une contre-indication — c'est l'état général qui compte. Pour les patientes de plus de 75 ans, une évaluation gériatrique préopératoire (score G8) est systématiquement proposée. Si la chirurgie n'est pas possible, d'autres options existent : radiothérapie exclusive, radiochimiothérapie, ou traitement à visée palliative. Chaque situation est discutée individuellement en RCP.

Est-ce que je peux demander un deuxième avis ?

Absolument. Demander un deuxième avis est un droit, et une démarche tout à fait normale. Je propose des consultations dédiées à cet effet — en présentiel à Paris 8e ou à la Clinique Hartmann. Un examen clinique et une lecture des résultats en direct sont indispensables pour vous donner un avis sérieux.
Dr Jérémie Zeitoun en salle d'opération — chirurgien gynécologue-cancérologue Paris
Votre chirurgien
Dr. Jérémie Zeitoun

Institut Gustave Roussy · DESC de chirurgie cancérologique gynécologique · Clinique Hartmann, Neuilly-sur-Seine · Paris 8e

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Le cancer de la vulve est une maladie rare qui mérite une prise en charge chirurgicale experte, dans un centre disposant d'une expérience spécifique en chirurgie vulvaire. À Paris, le Dr Jérémie Zeitoun prend en charge les cancers de la vulve à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine) et reçoit en consultation au 241 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e. Chaque dossier est présenté en réunion pluridisciplinaire avant toute décision chirurgicale.

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Honoraires & Remboursements

Transparence sur les tarifs

Les consultations et interventions du Dr Zeitoun sont remboursées par l'Assurance Maladie sur la base du tarif Sécurité sociale. En cas de cancer (ALD 30), la prise en charge est à 100 % sur ce tarif.

Dépassements d'honoraires
Le Dr Zeitoun pratique des dépassements d'honoraires — y compris pour les patients en ALD. Un devis détaillé est systématiquement remis avant toute intervention. Aucun devis n'est établi sans consultation préalable en cabinet ou en téléconsultation.
Complémentaire santé
Votre mutuelle peut prendre en charge tout ou partie des dépassements selon votre contrat. N'hésitez pas à vous renseigner auprès d'elle.