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Un cancer qui se prévient et se traite

Apprendre que l'on a un cancer est un choc. Mais le cancer du col utérin, surtout quand il est découvert tôt, est l'un des cancers les mieux traités — avec plus de 9 cas sur 10 guéris aux stades précoces.

Le cancer du col utérin se développe à partir des cellules qui tapissent le col — la partie basse de l'utérus qui fait la jonction avec le vagin. Dans 99 % des cas, il est causé par un virus très courant : le papillomavirus humain (HPV). La bonne nouvelle, c'est qu'il existe un vaccin contre ce virus, et un dépistage par frottis qui permet de le détecter avant même qu'il devienne un vrai cancer.

Source de référence : Institut National du Cancer (INCa)

Vous avez reçu un résultat de frottis anormal, un test HPV positif, ou on vous a parlé de dysplasie ou de lésion précancéreuse ? Ce n'est pas encore un cancer — et ça se traite différemment. Consultez la page dédiée à la chirurgie du col bénigne.

Col utérin — lésions bénignes →

De très bonnes chances de guérison

Quand il est détecté tôt, le cancer du col est l'un des plus traitables. C'est pour ça que le dépistage par frottis est si important.

Causé par le HPV dans 99 % des cas

Un virus très répandu, souvent silencieux — d'où l'importance du dépistage régulier.

La fertilité peut être préservée

Aux stades précoces, une chirurgie conservatrice permet souvent d'avoir des enfants après.

Les signes qui doivent vous alerter

Le cancer du col est souvent silencieux aux stades très précoces — c'est pour ça que le dépistage existe. Mais certains signes doivent vous conduire à consulter sans attendre.

Vous avez l'un de ces signes, ou vous avez reçu un résultat de frottis anormal ? Ne restez pas seule avec cette incertitude — une consultation permet de savoir rapidement à quoi vous avez affaire.

Votre parcours, étape par étape

Du moment où vous consultez jusqu'à la guérison, voici comment les choses se déroulent concrètement. Vous n'êtes jamais seule à décider.

  1. La consultation initiale

    Vous venez avec vos résultats (frottis, biopsie, compte-rendu). On prend le temps de tout lire ensemble, de répondre à vos questions, et de vous expliquer ce qu'on a trouvé — sans jargon. Aucune décision n'est prise à cette étape.
  2. Le bilan d'imagerie

    Une IRM pelvienne est demandée. Elle permet de voir exactement la taille de la tumeur et son étendue. C'est cet examen qui va guider le choix du traitement. Un scanner du reste du corps est parfois ajouté.
  3. La réunion pluridisciplinaire (RCP)

    Votre dossier est présenté à une réunion avec plusieurs médecins spécialistes — chirurgien, oncologue, radiothérapeute, radiologue. Ensemble, ils décident du meilleur plan de traitement pour vous. C'est une obligation en France pour tous les cancers.
  4. La consultation pré-opératoire

    Avant l'opération, une consultation avec l'anesthésiste est organisée. On vous explique exactement ce qui va se passer le jour J, comment vous préparer, et ce à quoi vous attendre en salle de réveil. C'est aussi le moment de poser toutes vos questions.
  5. L'opération et les suites immédiates

    L'intervention se fait à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine). L'hospitalisation dure en général 1 à 5 jours selon l'opération. Une infirmière coordonnatrice reste votre interlocutrice pour toutes les questions pratiques.
  6. Le suivi et l'après

    Des consultations de contrôle sont planifiées régulièrement. Si d'autres traitements sont nécessaires (radiothérapie ou autre), ils sont coordonnés avec vos spécialistes. L'objectif est de vous accompagner jusqu'à ce que vous repreniez votre vie normalement.

Les opérations possibles

Le type d'opération dépend de la taille de la tumeur, de votre désir de grossesse, et de ce que décide la réunion pluridisciplinaire. Voici ce que chaque intervention implique concrètement.

Ce que c'est. La conisation retire une petite portion en forme de cône du col de l'utérus — là où se trouve la lésion. L'utérus, les ovaires et tout le reste sont conservés.

Quand on la propose. Pour les lésions précancéreuses (dysplasies) à haut risque, et pour les tout premiers stades de cancer (quand la tumeur est très petite et superficielle).

Comment ça se passe. L'intervention dure 20 à 30 minutes sous anesthésie générale. C'est une chirurgie ambulatoire : vous entrez le matin et rentrez chez vous le soir même. Pas d'incision sur le ventre.

Les suites. Quelques jours de pertes légères sont normaux. On vous demande d'éviter les bains et les tampons pendant 3 à 4 semaines. La reprise des activités habituelles se fait en une semaine environ.

Et la fertilité ? Après une conisation, les grossesses sont tout à fait possibles. Un suivi renforcé pendant la grossesse est recommandé.

Ce que c'est. La trachélectomie retire le col de l'utérus (la partie basse), les ligaments autour et une petite partie du vagin — mais conserve le corps de l'utérus. C'est une opération qui traite le cancer tout en gardant la possibilité de grossesse.

Et les grossesses après ? Des grossesses sont tout à fait possibles après une trachélectomie. Le risque d'accouchement prématuré est plus élevé, c'est pour ça qu'un suivi obstétrical renforcé et une césarienne programmée sont organisés.

Ce que c'est. La colpo-hystérectomie totale retire l'utérus en entier (corps + col) ainsi qu'une colerette vaginale. Selon le stade du cancer et les résultats de l'IRM, elle peut être élargie aux paramètres — c'est-à-dire aux ligaments qui maintiennent l'utérus dans le bassin. Les ganglions lymphatiques du bassin sont également prélevés pour analyse.

Quand on la propose. Quand la tumeur est plus volumineuse, quand la trachélectomie n'est pas possible ou pas souhaitée. L'étendue exacte de l'opération (avec ou sans élargissement aux paramètres) est décidée en réunion pluridisciplinaire sur la base de l'IRM.

Comment ça se passe. L'opération dure 2 à 3 heures sous anesthésie générale, par incision sur le bas-ventre (cicatrice horizontale discrète, type césarienne). Une chirurgie précise qui préserve les nerfs du bassin autant que possible pour éviter les troubles urinaires après.

Est-ce que je garderai mes ovaires ? Dans la grande majorité des cas, et surtout avant 50 ans, oui — les ovaires peuvent être conservés. Le cancer du col ne se propage pas aux ovaires aux stades opérables. Garder les ovaires évite la ménopause chirurgicale.

L'hospitalisation. 4 à 6 jours. La reprise d'une activité normale se fait en 4 à 6 semaines. Une rééducation vésicale est parfois nécessaire.

Après l'opération. Selon les résultats anatomopathologiques, une radiothérapie complémentaire peut être recommandée. Ce n'est pas systématique — ça dépend de ce que montrent les résultats.

À quoi ça sert. Quand un cancer se propage, il passe d'abord par les ganglions lymphatiques du bassin. Le ganglion sentinelle est le premier ganglion que le cancer atteindrait s'il se propageait. On l'analyse pendant l'opération : s'il est sain, les autres ganglions le sont très probablement aussi — et on ne les retire pas. Cela évite un curage ganglionnaire étendu et ses complications.

Pourquoi c'est important. Retirer beaucoup de ganglions peut provoquer un lymphœdème (gonflement des jambes dû à un trouble de la circulation lymphatique). La technique du ganglion sentinelle réduit beaucoup ce risque.

Comment ça se fait. On injecte une petite quantité de colorant fluorescent (vert d'indocyanine) dans le col au début de l'opération. Ce colorant se dirige vers le ganglion sentinelle, qui devient alors visible sous une lumière spéciale. On le retire et on l'analyse immédiatement pendant l'opération.

Ce qui se passe selon le résultat. Si le ganglion est sain, on ne retire pas les autres. Si le ganglion contient des cellules cancéreuses, un curage (retrait de plus de ganglions) est réalisé dans le même temps opératoire.

Une question sur le type d'opération qui vous concerne ? Je vous explique tout lors d'une consultation — ou appelez directement le cabinet pour un premier échange.

Un cancer du col n'est pas forcément
la fin du projet parental

Si vous souhaitez avoir des enfants, dites-le dès la première consultation. C'est le premier point à aborder, pas le dernier — car cela change la stratégie chirurgicale.

Aux stades précoces, la trachélectomie permet de traiter le cancer en conservant le corps de l'utérus. Des grossesses ont lieu après cette opération — avec un suivi obstétrical renforcé et une césarienne programmée.

Si la trachélectomie n'est pas possible (tumeur trop grande, ou votre choix), d'autres options peuvent être discutées selon votre situation.

Vous souhaitez savoir si vous êtes candidate à une chirurgie conservatrice ? N'attendez pas — dites-le dès la première consultation, ou appelez-nous.

La vie après le traitement

La chirurgie n'est pas la fin du parcours — c'est le début de la guérison. Voici ce que vous pouvez attendre concrètement dans les semaines et les mois qui suivent.

Hospitalisation

1 à 5 jours selon l'opération

Conisation : ambulatoire (sortie le jour même). Trachélectomie ou hystérectomie : 3 à 5 jours à la Clinique Hartmann à Neuilly. Vous repartez à pied.

Reprise du travail

1 à 6 semaines

Après une conisation : 1 à 2 semaines. Après une hystérectomie ou trachélectomie : 4 à 6 semaines (moins si travail de bureau, plus si travail physique).

Activité physique

Reprise progressive

Marche dès les premiers jours. Reprise du sport léger en 4 à 6 semaines. Les activités intenses (natation, course) après 6 à 8 semaines.

Vie intime

Reprise possible après 6 semaines

Une consultation de contrôle à 6 semaines confirme que tout va bien. Certaines femmes ont besoin de temps supplémentaire — c'est tout à fait normal.

Consultations de suivi

Tous les 4 mois les 2 premières années

Puis tous les 6 mois jusqu'à 5 ans, puis annuellement. Ces consultations sont cliniques (examen pelvien). Un bilan d'imagerie est demandé si besoin.

Et mes ovaires ?

En général conservés avant 50 ans

Dans la plupart des cas, les ovaires sont préservés. Vous n'aurez pas de ménopause chirurgicale. Si les ovaires sont retirés, un traitement hormonal substitutif peut être discuté.

Vous avez des questions sur les suites d'une opération ? Je réponds aux questions pratiques pendant la consultation — pas seulement aux questions médicales.

Ce que vous voulez vraiment savoir

Les questions les plus posées en consultation. Posez-moi les vôtres lors de notre rendez-vous.

Non. La chirurgie seule ne provoque pas de chute de cheveux. Si une chimiothérapie est ajoutée à votre traitement (ce qui ne concerne pas tous les cas), votre oncologue vous expliquera en détail ce à quoi vous attendre. Mais pour les stades précoces traités par chirurgie seule, la question ne se pose pas.
Dans la grande majorité des cas, et surtout si vous avez moins de 50 ans, oui. Le cancer du col utérin ne se propage pas aux ovaires dans les stades où la chirurgie est le traitement principal. Garder les ovaires vous protège d'une ménopause brutale. Si une situation particulière justifie leur retrait, je vous l'expliquerai clairement.
Souvent oui, si le cancer est détecté assez tôt. La trachélectomie conserve le corps de l'utérus et permet des grossesses. Des enfants sont nés après cette opération. Si vous souhaitez être enceinte après votre traitement, dites-le dès la première consultation — cela change la stratégie chirurgicale.
Pour une conisation (lésion précancéreuse ou tout début de cancer) : ambulatoire, vous repartez le soir même. Pour une trachélectomie ou une colpo-hystérectomie totale : en général 3 à 5 jours à la Clinique Hartmann à Neuilly. Le retour à la maison se fait à pied, en voiture ou en taxi — pas d'ambulance nécessaire dans la plupart des cas.
Après une conisation : 1 à 2 semaines. Après une hystérectomie ou trachélectomie : 4 à 6 semaines pour un travail de bureau, un peu plus si vous avez un métier physique. Ces délais peuvent varier selon votre récupération personnelle — tout le monde est différent.
Cela dépend de l'opération. La conisation ne laisse aucune cicatrice visible. La trachélectomie par voie vaginale ou coelioscopique laisse de très petites cicatrices sur le ventre (moins d'1 cm). La colpo-hystérectomie totale nécessite une incision sur le bas-ventre — horizontale, discrète, similaire à une cicatrice de césarienne.
Non. Un frottis anormal signale des cellules inhabituelles sur le col — pas forcément un cancer. Ces anomalies peuvent être dues à une inflammation, une infection, ou à des cellules précancéreuses (appelées dysplasies) qui se traitent très bien avant même de devenir un cancer. Une colposcopie (examen du col avec loupe) est organisée pour comprendre de quoi il s'agit exactement.
Absolument. Demander un deuxième avis est un droit, et c'est une démarche tout à fait normale et saine. Envoyez-moi votre IRM et votre compte-rendu via le formulaire de contact — je lirai votre dossier et vous répondrai sous 48 heures.
Oui, après une période de cicatrisation d'environ 6 à 8 semaines. La vie sexuelle reste possible après une hystérectomie — l'utérus n'intervient pas dans le plaisir ni dans la lubrification. Certaines femmes décrivent une période d'adaptation, d'autres ne constatent aucun changement. Si les ovaires sont conservés, il n'y a pas de ménopause brutale et la sécheresse vaginale n'est généralement pas un problème.
La trachélectomie retire uniquement le col de l'utérus et le haut du vagin, en préservant le corps de l'utérus — ce qui permet une grossesse ultérieure. Elle est proposée pour les stades précoces chez les femmes souhaitant des enfants. L'hystérectomie retire l'utérus en entier (col + corps). Elle est préconisée quand la tumeur est plus étendue, ou quand le projet parental est accompli. Les deux opérations peuvent inclure le curage ganglionnaire et le ganglion sentinelle.
Pas toujours, surtout aux stades précoces. Le cancer du col est diagnostiqué par le frottis cervico-utérin, le test HPV, et la colposcopie avec biopsie — pas par l'échographie. L'échographie pelvienne et surtout l'IRM pelvienne servent à évaluer l'extension locale de la tumeur une fois le diagnostic posé, pour guider la décision chirurgicale.
Le vaccin est efficace en prévention, avant l'infection. Si vous avez déjà été exposée à certains types de HPV, le vaccin ne les élimine pas, mais il vous protège contre d'autres souches que vous n'avez pas encore rencontrées. Chez une femme non encore infectée par les souches 16 et 18 — les deux principales responsables du cancer du col — l'efficacité dépasse 90 %. Le dépistage régulier par frottis reste indispensable même après vaccination.
Non, pas systématiquement. La décision dépend des résultats anatomopathologiques de la pièce opératoire : taille exacte de la tumeur, atteinte des ganglions, marges de résection. Pour les stades très précoces sans facteur de risque, la chirurgie seule suffit. Si des facteurs de risque sont présents, une radiothérapie ± chimiothérapie concomitante peut être recommandée. Cette décision est prise en réunion pluridisciplinaire (RCP) et discutée avec vous.
Le ganglion sentinelle est le premier ganglion lymphatique qui recevrait les cellules cancéreuses si le cancer se propageait. Avant ou pendant l'opération, on injecte un traceur coloré ou radioactif qui migre vers ce ganglion. Si le sentinelle est sain à l'analyse, on peut éviter le curage ganglionnaire complet — et donc réduire les risques de lymphœdème (gonflement du membre inférieur). C'est une technique de plus en plus utilisée dans le cancer du col aux stades précoces.
Le suivi est en général de 5 ans, avec des consultations tous les 4 mois les deux premières années, puis tous les 6 mois jusqu'à 5 ans. Il comprend un examen clinique, un frottis ou test HPV selon le type d'opération, et des examens d'imagerie si nécessaire. Au-delà de 5 ans sans récidive, on parle de guérison dans la grande majorité des cas pour les stades précoces.

Prendre rendez-vous

Consultations au cabinet du 241 rue du Faubourg Saint-Honoré (Paris 8e) et à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine). Venez avec vos résultats, vos comptes rendus, vos questions. On prend le temps d'en parler.

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Honoraires & Remboursements

Transparence sur les tarifs

Les consultations et interventions du Dr Zeitoun sont remboursées par l'Assurance Maladie sur la base du tarif Sécurité sociale. En cas de cancer (ALD 30), la prise en charge est à 100 % sur ce tarif.

Dépassements d'honoraires
Le Dr Zeitoun pratique des dépassements d'honoraires — y compris pour les patients en ALD. Un devis détaillé est systématiquement remis avant toute intervention. Aucun devis n'est établi sans consultation préalable en cabinet ou en téléconsultation.
Complémentaire santé
Votre mutuelle peut prendre en charge tout ou partie des dépassements selon votre contrat. N'hésitez pas à vous renseigner auprès d'elle.