Règles hémorragiques, douleurs, ventre qui gonfle, infertilité — les problèmes de l'utérus touchent beaucoup de femmes. La bonne nouvelle : ces interventions sont aujourd'hui réalisées en ambulatoire dans la grande majorité des cas — vous rentrez chez vous le soir même.
Fibrome ou myome, c'est la même chose — une boule bénigne qui se forme dans le muscle de l'utérus. Très courante, elle ne pose problème que quand elle provoque des symptômes.
Selon sa position, on distingue trois types. Les fibromes qui poussent dans la cavité utérine — endomètre (FIGO 0-1-2) — les plus gênants pour les règles et la fertilité. Ceux qui restent dans l'épaisseur du muscle (FIGO 3-4-5). Et ceux qui poussent vers l'extérieur, en surface. Cette position détermine l'opération proposée — et c'est pour ça qu'une échographie ou une IRM est toujours demandée avant de décider quoi que ce soit.
Quand opérer ? Quand les règles sont épuisantes, que vous êtes anémiée, que vous avez mal, ou que le fibrome gêne une grossesse. Des médicaments peuvent d'abord réduire le volume des fibromes avant l'opération — mais ils ne les font pas disparaître définitivement.
Fertilité : l'utérus est toujours conservé. La myomectomie retire le fibrome, pas l'utérus. Délai recommandé : 6 à 12 mois avant de concevoir.
Ce type de fibrome pousse dans la cavité utérine — on peut donc l'atteindre en passant simplement par le col, sans faire la moindre incision dans le ventre. Un petit instrument avec une caméra est introduit, et le fibrome est retiré sous vision directe. L'opération dure 20 à 45 minutes et vous rentrez chez vous le soir même.
Sans incisionAmbulatoireTrois petites incisions de 5 mm dans le ventre — c'est tout ce qu'on voit après. Une caméra et des instruments fins permettent d'opérer sans ouvrir. Le fibrome est décollé soigneusement du muscle en suivant un plan naturel qui limite le saignement.
Quand les fibromes sont très nombreux ou très gros, une incision plus grande dans le bas du ventre peut être nécessaire — on appelle ça une laparotomie. C'est moins fréquent, mais parfois indispensable pour opérer en toute sécurité et bien refermer l'utérus. La durée d'hospitalisation est alors un peu plus longue (2 à 3 jours).
Le fibrome est ensuite découpé en morceaux à l'intérieur d'un sac hermétique avant d'être retiré — aucun fragment ne touche la cavité abdominale. C'est un protocole de sécurité important.
L'utérus est ensuite refermé en plusieurs couches superposées — exactement comme en chirurgie ouverte. C'est cette étape qui garantit que la paroi sera solide pour une future grossesse.
3 petites incisionsUtérus refermé en plusieurs couches1–2 jours d'hospitalisationQuand les fibromes sont très nombreux, très gros, ou dans des positions complexes, une incision dans le bas du ventre est nécessaire. Le plus souvent, cette cicatrice est transversale et discrète dans le pli du bikini — ou verticale si le fibrome est très volumineux.
Ce n'est pas une technique du passé — c'est parfois la meilleure option pour opérer en toute sécurité et refermer l'utérus avec la plus grande solidité possible, surtout quand un projet de grossesse est envisagé. Un petit drain peut être laissé quelques jours pour éviter un saignement interne. La sortie se fait entre le 3e et le 7e jour selon votre récupération.
Comme pour la cœlioscopie, les règles et la fertilité sont conservées. Un délai de cicatrisation est recommandé avant une éventuelle grossesse — votre chirurgien vous précisera la durée selon ce qui a été fait.
Cicatrice basse discrèteFertilité conservéeSortie J3–J7Quand l'utérus porte de nombreux fibromes à la fois, la difficulté chirurgicale est plus grande. Une IRM complète est indispensable avant l'opération — elle dresse la carte précise de chaque fibrome et permet de planifier l'ordre dans lequel on va les retirer.
Des médicaments peuvent être prescrits 2 à 3 mois avant pour réduire leur taille, corriger une anémie et améliorer les conditions opératoires.
IRM préopératoire obligatoire12 mois avant grossesseDans certaines situations — notamment chez les patientes ménopausées, ou chez les femmes n'ayant plus de désir de grossesse avec des règles très abondantes ou une adénomyose associée — il est possible de retirer l'endomètre en même temps que le fibrome. On appelle ça une endométrectomie. L'utérus est conservé, seule la muqueuse interne est retirée. Cette décision se prend toujours ensemble, en consultation.
Règles très abondantes, anémie ou fibrome découvert à l'échographie ? Une consultation permet de poser l'indication et de choisir la bonne technique.
Le polype utérin, c'est une petite excroissance bénigne qui pousse dans la cavité utérine. Souvent découvert par hasard lors d'une échographie, il peut provoquer des saignements plus ou moins hémorragiques pendant les règles — les ménorragies — ou en dehors des règles — les métrorragies. On le retire systématiquement quand il gêne ou avant une tentative de grossesse médicalement assistée.
Et après ? La plupart des polypes sont bénins. Dans tous les cas, votre médecin vous donnera les résultats lors de la consultation de suivi.
Dans certaines situations, il est possible de retirer l'endomètre en même temps — on appelle ça une endométrectomie. Ce geste est particulièrement indiqué chez les patientes ménopausées, ou chez les femmes n'ayant plus de désir de grossesse et qui présentent des règles très abondantes, une adénomyose associée, ou des polypes récidivants. L'utérus est conservé, seule la muqueuse interne est retirée. Cette décision se prend toujours ensemble, en consultation.
Deux pathologies différentes, un même traitement. Les synéchies sont des adhérences qui se forment après un traumatisme de la muqueuse utérine — les parois se collent entre elles et réduisent la cavité. La cloison utérine, elle, est présente depuis la naissance : c'est une paroi interne qui divise l'utérus en deux compartiments. L'une est acquise, l'autre est congénitale — mais dans les deux cas, elles perturbent la cavité utérine, gênent l'implantation et peuvent être à l'origine d'une infertilité ou de fausses couches répétées. Et dans les deux cas, le traitement est le même : une petite caméra introduite par le col, qui sectionne les adhérences ou la cloison sous vision directe, sans incision, en ambulatoire.
Comment ça se passe : après un curetage, une opération de l'utérus, un accouchement compliqué ou une infection, la muqueuse interne peut cicatriser en formant des ponts qui collent les parois entre elles.
Signes qui alertent : les règles deviennent très peu abondantes ou disparaissent complètement après une opération, des douleurs apparaissent sans saignement, ou une infertilité sans raison apparente.
Cloison utérine : certaines femmes naissent avec une paroi interne qui divise la cavité utérine en deux. Cette malformation est souvent silencieuse et découverte lors d'un bilan d'infertilité ou de fausses couches répétées. Le traitement consiste à sectionner cette cloison par hystéroscopie — une petite caméra introduite par le col, sans incision dans le ventre, en ambulatoire. Une fois la cloison retirée, la cavité retrouve sa forme normale et les chances de grossesse s'améliorent significativement.
Diagnostic : une hystérosonographie ou une petite caméra introduite par le col permettent de voir et de mesurer les adhérences.
Le traitement des synéchies améliore significativement les chances de grossesse — particulièrement avant une FIV.
Les adhérences sont libérées par voie naturelle, sans incision, sous vision directe. L'opération se fait en ambulatoire — vous rentrez chez vous le jour même.
Un traitement hormonal est prescrit après l'intervention pour favoriser la reconstruction de la muqueuse. Une hystérosonographie de contrôle est réalisée 6 à 8 semaines plus tard.
Sans incisionAmbulatoireContrôle à 6–8 semainesRègles disparues après un geste utérin ? Fausses couches répétées ? Une consultation permet de poser le diagnostic.
L'adénomyose, c'est quand la muqueuse qui tapisse la cavité utérine (endomètre) s'enfonce dans le muscle. Résultat : des règles très douloureuses, très abondantes, et un utérus qui grossit. C'est différent de l'endométriose, qui elle touche les organes autour de l'utérus.
Le Dr Zeitoun prend en charge l'adénomyose chirurgicalement. En revanche, il ne réalise pas les opérations pour l'endométriose profonde — si vous êtes dans ce cas, une orientation vers un centre spécialisé vous sera proposée.
En première intention, on intervient par le col sans incision. Deux gestes sont possibles selon la situation : l'endométrectomie (résection de l'endomètre à la caméra) ou la thermoablation de l'endomètre (destruction par la chaleur). Les deux suppriment ou réduisent très significativement les règles.
Un traitement hormonal peut être proposé en complément ou à la place, selon votre âge et votre statut ménopausique.
Sans incisionAmbulatoireRègles supprimées ou très réduitesSi les traitements conservateurs ne soulagent pas suffisamment, l'hystérectomie — l'ablation de l'utérus — peut être proposée. C'est la seule solution définitive pour l'adénomyose. Elle peut être réalisée de plusieurs façons :
— Par cœlioscopie : trois petites incisions, récupération rapide
— Par voie vaginale : sans incision abdominale
— Par laparotomie : incision dans le bas du ventre, selon la situation
L'utérus peut être retiré en totalité ou en conservant le col — cette décision se prend toujours ensemble, en consultation.
Solution définitiveVoie adaptée à chaque situationL'hystérectomie, c'est l'ablation de l'utérus. C'est une décision importante, toujours mûrement réfléchie — elle est proposée quand les traitements médicaux et les gestes conservateurs n'ont pas suffi, et quand il n'y a plus de désir de grossesse. C'est la solution définitive pour les pathologies utérines bénignes réfractaires.
Totale ou subtotale ? L'hystérectomie totale retire l'utérus et le col. L'hystérectomie subtotale conserve le col — ce choix se discute en consultation selon votre situation et vos préférences.
Avec ou sans les trompes et les ovaires ? Lors d'une hystérectomie, il est possible — et souvent recommandé — de retirer les trompes en même temps. On appelle ça une salpingectomie. Ce geste réduit significativement le risque de cancer des trompes. Les ovaires, eux, sont conservés chaque fois que possible pour ne pas provoquer de ménopause chirurgicale — sauf situation particulière. Quand les ovaires sont retirés en plus des trompes, on parle d'annexectomie. Ces décisions sont toujours discutées ensemble, en consultation, en tenant compte de votre âge et de vos antécédents.
Trois petites incisions dans le ventre. C'est la voie privilégiée chaque fois que possible — récupération plus rapide, moins de douleurs post-opératoires, hospitalisation de 2 à 3 jours. L'utérus est détaché sous cœlioscopie puis extrait par voie naturelle.
La cœlioscopie peut aussi être combinée à la voie vaginale — on appelle ça la V-NOTES (Vaginal Natural Orifice Transluminal Endoscopic Surgery). L'opération se fait entièrement par voie naturelle, sans aucune incision dans le ventre. Résultat : aucune cicatrice visible, douleurs post-opératoires réduites au minimum, récupération très rapide. Cette approche est proposée dans des cas sélectionnés.
2–3 jours d'hospit.Récupération rapideSans incision abdominale — l'utérus est retiré par le col. Réservée aux utérus de petite taille, accessibles. Parfois combinée à la cœlioscopie. Récupération rapide, pas de cicatrice visible.
Sans incision abdominalePas de cicatrice visibleIncision dans le bas du ventre — nécessaire quand l'utérus est très volumineux, très adhérent, ou que la cœlioscopie n'est pas réalisable. Hospitalisation de 3 à 5 jours. Cicatrice transversale basse, discrète.
Utérus volumineuxMeilleur contrôle3–5 jours d'hospit.La chirurgie robotique — comme le système Da Vinci — est une évolution de la cœlioscopie. Le chirurgien opère depuis une console, guidant des bras robotisés ultra-précis à l'intérieur du ventre. Elle offre une vision en 3D haute définition et une amplitude de mouvement supérieure à la main humaine.
Cette approche peut être utile dans les cas complexes — adhérences importantes, utérus très volumineux, anatomie difficile. Les résultats en termes de récupération sont comparables à la cœlioscopie classique.
Le Dr Zeitoun ne pratique pas la chirurgie robotique à ce jour. Si cette technique est indiquée dans votre cas, une orientation vers un centre équipé vous sera proposée en consultation.
Précision augmentéeVision 3DNon pratiquée par le Dr ZeitounFibrome, polype, synéchies ou deuxième avis — consultation à Paris 8e ou à la Clinique Hartmann de Neuilly-sur-Seine.
Les consultations et interventions du Dr Zeitoun sont remboursées par l'Assurance Maladie sur la base du tarif Sécurité sociale. En cas de cancer (ALD 30), la prise en charge est à 100 % sur ce tarif.