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Les recommandations suivies ici sont celles du référentiel SENORIF 2025-2026, en accord avec la HAS et l’Institut national du cancer.

PALB2 fait partie des gènes recherchés lors d’un test génétique sein-ovaire, avec BRCA1 et BRCA2. Pour savoir quand une consultation d’oncogénétique est proposée, voir la page Risque héréditaire sein et ovaire.

Un variant de signification inconnue ne justifie pas, à lui seul, de réaliser une mastectomie préventive bilatérale. Le laboratoire et le généticien disent s’il peut être reclassé. Tant qu’il ne l’est pas, la prise en charge n’est pas celle d’un variant pathogène.

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LE GÈNE, PAS LE DIAGNOSTIC

Comprendre PALB2

Salle d’examen vide au cabinet : le variant PALB2 se commente après l’examen clinique — photo
Le compte rendu se commente après l’examen des seins.

Quand PALB2 ne fonctionne pas correctement, le risque de certains cancers, surtout du sein, augmente. C’est pourquoi il fait partie des gènes analysés lors d’un test génétique sein-ovaire.

Le variant est présent dès la naissance. Il est recherché sur une simple prise de sang, et non sur une tumeur. Si un cancer du sein est déjà diagnostiqué, on traite ce cancer, et on organise aussi la prévention pour la suite.

Ce que le résultat dit

Un variant pathogène augmente le risque. Il ne signifie pas qu’un cancer est déjà là, ni qu’il surviendra forcément. Il peut venir du père ou de la mère. Un enfant a une chance sur deux d’en hériter.

LES RISQUES CONNUS

Quels risques sont documentés

Clichés de mammographie sur négatoscope, sans main : les pourcentages de risque PALB2 se lisent à côté de l’imagerie — photo
Le pourcentage ne remplace ni l’imagerie déjà réalisée, ni l’histoire familiale.

Ces chiffres décrivent un risque au cours de la vie. Ils ne prédisent pas ce qui arrivera à une personne en particulier.

Cancer du sein chez la femme

→53 % à 80 ans (44 %–63 %), selon les recommandations françaises. Dans la population générale, le risque de cancer du sein est de 10,5 % à 74 ans.

Ovaire : un risque modéré

Les recommandations françaises estiment le risque de cancer de l’ovaire à 5 % à 80 ans (2 %–10 %), contre 1,1 % à 74 ans dans la population générale. Modéré, ici, veut dire plus élevé que dans la population générale, et bien en dessous du risque lié à une mutation BRCA1 : on en parle, sans décision précipitée.

Pancréas : un risque limité

Selon les recommandations américaines, le risque de cancer du pancréas est de 2 % à 5 %, contre 1 % à 2 % dans la population générale. Limité veut dire que ce risque reste proche de celui de la population générale : le dépistage ne concerne pas toutes les porteuses, il se discute surtout s’il y a un cancer du pancréas dans la famille.

Sein chez l’homme : un risque faible

Chez l’homme, selon ces recommandations, le risque de cancer du sein est de 0,9 % à 70 ans, contre environ 0,1 % dans la population générale. Faible veut dire que ce risque reste bas au cours de la vie : il est plus élevé que dans la population générale, sans le même suivi que chez la femme. Une mammographie annuelle peut se discuter à partir de 50 ans, ou 10 ans avant l’âge du plus jeune cas connu de cancer du sein chez un homme de la famille, selon ce qui arrive le plus tôt. Les hommes peuvent aussi transmettre le variant.

CE QUE LES RECOMMANDATIONS DÉCRIVENT

La surveillance mammaire

Mammographe, sans patiente : entre 30 et 65 ans, les recommandations françaises associent une mammographie à l’IRM annuelle — photo

Pour une femme porteuse d’un variant pathogène de PALB2, les recommandations françaises décrivent le suivi ci-dessous. Le même tableau vaut pour BRCA1 et BRCA2. La séquence commence par l’IRM mammaire, puis la mammographie, avec ou sans échographie, dans un délai de deux mois, dans le même centre. L’échographie est laissée à l’appréciation du radiologue.

Femme qui n’a pas eu de cancer du sein

→20–25 ans : examen clinique une fois par an. Pas d’IRM, pas de mammographie, pas d’échographie.
→25–30 ans : examen clinique tous les six mois. L’IRM et l’échographie sont optionnelles : on en discute, notamment selon l’histoire familiale. Pas de mammographie.
→30–65 ans : IRM mammaire chaque année, un cliché par sein, échographie optionnelle, examen clinique tous les six mois.
→Après 65 ans : deux clichés par sein, sans IRM. L’IRM peut se discuter si les seins sont denses, c’est-à-dire difficiles à lire en mammographie. Échographie optionnelle. Examen clinique tous les six mois.

Femme qui a déjà eu un cancer du sein

→Jusqu’à 65 ans : IRM mammaire et deux clichés par sein, échographie optionnelle, examen clinique tous les six mois.
→Après 65 ans : deux clichés par sein, sans IRM, échographie optionnelle, examen clinique tous les six mois.

Un examen normal ne promet pas l’absence de cancer l’année suivante. Un résultat anormal conduit souvent à une biopsie, qui peut être bénigne. Le rythme se décide avec le médecin qui suit le dépistage et avec le compte rendu de génétique.

RÉDUIRE UN RISQUE, SANS L’EFFACER

Les options préventives

Agenda de surveillance et ruban rose, sans main : la surveillance renforcée reste une option à côté de la chirurgie — photo
Modèle anatomique de l’utérus, des ovaires et des trompes : la question ovarienne se discute à part du sein en cas de variant PALB2 — illustration

« Préventif » ne veut pas dire obligatoire. Les recommandations françaises placent la mastectomie préventive bilatérale parmi les options à discuter, avec une reconstruction immédiate possible. La surveillance reste une décision recevable, que l’on peut revoir plus tard.

Mastectomie préventive bilatérale

Chez une femme qui n’a pas eu de cancer du sein, la mastectomie préventive bilatérale diminue le risque. Les recommandations françaises jugent le rapport bénéfice/risque discutable avant 30 ans, intéressant entre 30 et 65 ans, et faible après 65 ans. Avant 30 ans, le risque de cancer dans les années qui viennent est encore bas, et on a le temps d’en parler. Entre 30 et 65 ans, c’est la période où l’opération évite le plus de cancers. Après 65 ans, une grande partie du risque est déjà passée, donc l’opération apporte moins. Après la mastectomie, le risque de cancer qui reste est inférieur à 2 %. Si un cancer du sein a déjà été traité, une mastectomie de l’autre sein se discute selon le pronostic ; cette réflexion peut être séparée du temps du traitement. La technique et la conservation du mamelon sont détaillées sur la page mastectomie préventive ; le choix entre surveillance et opération, dans l’article mastectomie préventive bilatérale. La reconstruction immédiate est possible ; les techniques se choisissent avant l’opération.

Une autre décision, plus tard

Les recommandations françaises proposent une annexectomie bilatérale préventive à la ménopause, entre 50 et 55 ans. Pour BRCA1, la recommandation est à 40 ans ; pour BRCA2, elle peut être différée à 45 ans. L’article annexectomie préventive décrit le geste.

Pancréas : dépister seulement dans un cadre précis

Le dépistage du pancréas se discute surtout lorsqu’un proche a déjà eu un cancer du pancréas. Une douleur qui dure, une jaunisse (ictère) ou un amaigrissement se signalent au médecin, même en dehors d’un dépistage.

→La famille est informée par le circuit de l’oncogénétique (courrier aux apparentés, test ciblé). Le chirurgien ne se substitue pas à ce conseil.
QUI FAIT QUOI

Oncogénétique et chirurgien

Façade haussmannienne, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris : cabinet où le compte rendu PALB2 est relu — photo

Le généticien explique le variant et ce qu’il change pour la famille. Le Dr Zeitoun ne refait pas cette analyse. Il s’occupe de la surveillance et de la chirurgie préventive du sein et, si nécessaire, de l’ablation préventive des ovaires et des trompes.

La consultation reprend trois éléments : le résultat du laboratoire, l’arbre familial même incomplet, et les images. Sans examen des seins, on ne choisit pas une technique. Un appel vidéo, si vous n’êtes pas à Paris, sert à lister ce qui manque. Les fichiers se déposent dans la messagerie du rendez-vous Doctolib. Le formulaire de rappel du secrétariat n’accepte pas de pièce jointe. La page préparer sa première consultation détaille le reste du dossier.

Si une mastectomie est envisagée, on parle dans le même échange de la reconstruction immédiate ou différée, de la conservation du mamelon lorsque l’anatomie le permet, et du temps de réflexion. Si un cancer est déjà diagnostiqué, la chirurgie de ce cancer (ablation de la tumeur seule ou du sein, et analyse du premier ganglion de l’aisselle, dit ganglion sentinelle) suit son calendrier. La mastectomie de l’autre sein se discute selon le pronostic, et peut se décider à un autre moment. L’article mutation BRCA et chirurgie préventive concerne BRCA1 et BRCA2.

Le Dr Jérémie Zeitoun, chirurgien cancérologue, sénologue et gynécologue, consulte à Paris 8e (Faubourg Saint-Honoré) et à la clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine), et opère à la clinique Hartmann. Secteur 2, non adhérent à l’OPTAM, avec dépassements d’honoraires possibles. Le montant est expliqué en consultation et inscrit sur un devis avant l’intervention.

Sources

→Le référentiel SENORIF 2025-2026 — Cancers et pathologies du sein. Coordination P. Cottu (Institut Curie), S. Delaloge (Gustave Roussy), J. Gligorov (AP-HP).
→HAS — Haute Autorité de santé. Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage, mai 2014. has-sante.fr
→Institut national du cancer (INCa) — Femmes porteuses d’une mutation de BRCA1 ou BRCA2. Détection précoce du cancer du sein et des annexes et stratégies de réduction du risque, mai 2017. e-cancer.fr
→Groupe Génétique et Cancer – Unicancer. Morel A. et al., recommandations françaises pour l’analyse en panel des prédispositions au cancer du sein ou de l’ovaire, Bulletin du Cancer, 2018. PALB2 fait partie du panel.
→Recommandations américaines (NCCN, National Cancer Institute) : pancréas et cancer du sein chez l’homme.

À lire aussi

D’autres pages sur le risque héréditaire, BRCA et la chirurgie préventive.

Questions

Neuf questions fréquentes après la lecture du compte rendu.

Un variant PALB2 est-il un cancer ?

Non. Un variant pathogène de PALB2 est une prédisposition : il augmente un risque, il ne signifie pas qu’un cancer est déjà là. Un variant de signification inconnue ne justifie pas, à lui seul, de réaliser une mastectomie préventive bilatérale.

Quel est le risque de cancer du sein ?

Les recommandations françaises estiment le risque de cancer du sein à 53 % à 80 ans (44 %–63 %). Dans la population générale, il est de 10,5 % à 74 ans. Ce n’est pas une prédiction pour une personne en particulier.

Comment se déroule la surveillance ?

De 30 à 65 ans, les recommandations françaises prévoient une IRM mammaire chaque année, un cliché par sein et un examen clinique tous les six mois. Avant 30 ans et après 65 ans, le suivi est adapté : le détail par âge figure dans la section Surveillance.

La mastectomie préventive est-elle obligatoire ?

Non. Les recommandations françaises la placent parmi les options à discuter, avec une reconstruction immédiate possible. C’est entre 30 et 65 ans que l’opération évite le plus de cancers. La décision se prend après lecture du compte rendu et examen des seins ; le détail est sur la page mastectomie préventive bilatérale.

Faut-il aussi parler des ovaires et du pancréas ?

Oui, à part du sein. Les recommandations françaises estiment le risque de cancer de l’ovaire à 5 % à 80 ans (2 %–10 %), contre 1,1 % à 74 ans dans la population générale. C’est plus élevé que dans la population générale, et bien en dessous du risque lié à BRCA1 : on en parle, sans décision précipitée. Une annexectomie bilatérale préventive est proposée à la ménopause, entre 50 et 55 ans. Pour le pancréas, selon les recommandations américaines, le risque de cancer du pancréas est de 2 % à 5 %, proche de 1 % à 2 % dans la population générale : le dépistage ne concerne pas toutes les porteuses, il se discute surtout si un proche a déjà eu un cancer du pancréas.

Les hommes porteurs sont-ils concernés ?

Oui. Selon les recommandations américaines, le risque de cancer du sein chez l’homme est de 0,9 % à 70 ans, contre environ 0,1 % dans la population générale. Ce risque reste bas au cours de la vie : il est plus élevé que dans la population générale, sans le même suivi que chez la femme. Une mammographie annuelle peut se discuter à partir de 50 ans, ou 10 ans avant l’âge du plus jeune cas connu de cancer du sein chez un homme de la famille, selon ce qui arrive le plus tôt. Les hommes transmettent aussi le variant : le conseil génétique concerne les apparentés, hommes comme femmes.

Quel est le rôle du chirurgien ?

Il ne remplace pas la consultation d’oncogénétique. Il lit le compte rendu, examine, et compare avec vous la surveillance et, si elle est envisagée, une mastectomie préventive bilatérale — y compris la reconstruction, lorsqu’elle est souhaitée. Il s’occupe aussi, si nécessaire, de l’ablation préventive des ovaires et des trompes. Une proposition opératoire ne se fait pas sur un dossier envoyé seul.

Quels documents apporter en consultation ?

Le compte rendu d’oncogénétique, l’arbre familial même schématique, et l’imagerie récente (mammographie, échographie, IRM) sur support numérique. Pour un rendez-vous Doctolib, les documents écrits passent par la messagerie Doctolib. Voir préparer sa première consultation.

Comment sont indiqués les honoraires ?

Secteur 2, non adhérent à l’OPTAM, avec dépassements d’honoraires possibles. Le montant est expliqué en consultation et inscrit sur un devis avant l’intervention.

Venir avec le compte rendu, pas avec une date opératoire

Le Dr Zeitoun consulte à Paris 8e (Faubourg Saint-Honoré) et à la clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine), et opère à la clinique Hartmann. Apportez le compte rendu et les images — la page préparer sa première consultation liste le reste. On n’arrête pas une technique avant de vous avoir examinée. Si la question est celle d’une mastectomie préventive bilatérale, elle se discute en consultation, pas par écrit.

Rédigé et relu par le Dr Jérémie Zeitoun — 24 septembre 2026, 22 h 30

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