
Une ablation préventive des deux seins n’est pas une obligation : c’est un choix, après un dossier, un examen clinique et un temps de réflexion. Surveillance renforcée ou chirurgie, reconstruction dans le même temps, timing : ce que la consultation permet de trancher — ou de laisser mûrir. Le timing dépend de votre vie — pas d’un calendrier unique.
Mutation BRCA, histoire familiale, ou second avis avant une mastectomie prophylactique : le Dr Zeitoun reçoit en consultation — sur dossier et après examen clinique — pour construire le parcours avec vous. Ce n’est pas une décision à prendre en une phrase.
Après un résultat d’oncogénétique, ou devant une histoire familiale lourde, deux voies coexistent : la surveillance mammaire renforcée — notamment par IRM — et la chirurgie de réduction de risque. Beaucoup de patientes se demandent, à ce moment-là, si elles « doivent » se faire opérer, et dans quel délai. La page rendez-vous permet d’organiser une consultation ou une première prise de contact.
La mastectomie préventive bilatérale n’est pas un traitement d’un cancer déjà diagnostiqué : c’est une option pour réduire un risque. Elle ne s’impose jamais toute seule. Elle se discute avec le chirurgien, souvent après un conseil génétique, et s’articule avec une réunion de concertation pluridisciplinaire.
Cet article suit le parcours dans l’ordre : ce qu’est — et n’est pas — cette chirurgie, quand elle se discute, le dossier à réunir, comment se passe la consultation de décision, ce que ça change — et ce que ça ne change pas — avant de décider.
Ce n’est pas une décision à prendre seule, ni dans l’urgence. Consultation directe avec le chirurgien, au cabinet ou en téléconsultation, pour poser les options sur votre dossier.
On parle d’ablation des deux seins avant qu’un cancer n’apparaisse, chez une femme dont le risque est nettement augmenté. Ce n’est ni une urgence oncologique, ni un geste cosmétique. Le détail des techniques est sur la page mastectomie prophylactique ; ici, on s’arrête sur le parcours de décision.
Retirer la quasi-totalité du tissu mammaire des deux côtés pour abaisser fortement le risque de cancer du sein. Un risque résiduel persiste : il peut rester un peu de tissu. Ce n’est pas une garantie à 100 %. La page mutation BRCA et chirurgie préventive replace cette option dans le risque héréditaire.
Ce n’est pas la mastectomie proposée après le diagnostic d’un cancer du sein. Le cadre, le calendrier et les enjeux ne sont pas les mêmes. Ce n’est pas non plus une obligation après un test génétique positif : la surveillance renforcée reste une voie légitime.
La mastectomie préventive bilatérale se discute surtout lorsqu’un risque élevé est établi. Elle n’est pas réservée aux désaccords, ni aux urgences. Le bon moment est celui où vous voulez comparer clairement surveillance et chirurgie.
Elle vient en complément du conseil oncogénétique et, le cas échéant, de la réunion de concertation pluridisciplinaire. Elle n’efface pas non plus la question des ovaires et des trompes, qui a son propre calendrier — voir annexectomie prophylactique.
Une décision de mastectomie préventive se donne sur un dossier, pas sur une angoisse isolée. Avant la consultation, il est utile de réunir le compte rendu d’oncogénétique s’il existe, l’imagerie récente — mammographie, échographie, IRM mammaire — et, s’il y a déjà eu une chirurgie, les comptes rendus opératoires et d’anatomopathologie. La page préparer sa première consultation liste le reste.
Apportez les images elles-mêmes (CD, clé, lien de partage), pas seulement les comptes rendus écrits : la relecture des clichés oriente la discussion, y compris sur la conservation du mamelon et le type de reconstruction.
L’arbre généalogique — même schématique — aide : âges au diagnostic dans la famille, côtés atteints, autres cancers. Ce n’est pas un interrogatoire : c’est ce qui permet de situer votre risque, pas celui d’une statistique générale.
Le choix s'accompagne : le chirurgien éclaire, il ne décide pas à votre place.
Une première prise de contact peut se faire en téléconsultation ou en consultation via Doctolib. Le formulaire « être rappelée » ne permet pas d’ajouter de fichiers : pour une téléconsultation ou une consultation, envoyez vos documents écrits via Doctolib (messagerie du rendez-vous). Cela permet de préparer l’échange, en particulier si vous êtes loin de Paris ou à l’étranger.
En consultation, le chirurgien reprend l’imagerie, le compte rendu génétique s’il existe, et votre histoire. Un examen clinique est nécessaire avant toute proposition opératoire : ce n’est pas un avis donné par mail sur dossier seul. On discute aussi de ce que vous attendez du résultat — forme, sensibilité, cicatrices, délai, vie quotidienne.
Lorsque l’anatomie le permet, on privilégie une mastectomie avec conservation de l’étui cutané et, si possible, du mamelon (nipple-sparing). La reconstruction est le plus souvent immédiate, dans le même temps opératoire : prothèse, DIEP, grand dorsal, lipofilling — selon votre morphologie et vos priorités. Le Dr Zeitoun, chirurgien reconstructeur, propose l’ensemble de ces techniques ; le temps de microchirurgie d’un lambeau libre se fait avec un confrère microchirurgien.
Le tissu retiré est analysé au laboratoire d’anatomopathologie : même en chirurgie préventive, on vérifie qu’il n’existait pas de lésion méconnue. C’est un geste encadré, avec un compte rendu écrit.
Apportez le dossier : imagerie (IRM si elle existe), compte rendu génétique, comptes rendus déjà reçus. La consultation sert à comparer les options, pas à signer dans l’heure.
Il vaut mieux savoir à l’avance ce que la mastectomie préventive bilatérale peut, et ne peut pas, apporter. La décision finale reste la vôtre.
Chez une porteuse d’une prédisposition génétique documentée (notamment BRCA), la mastectomie préventive bilatérale réduit le risque d’environ 90 à 95 %. Un risque résiduel persiste : un suivi clinique, et parfois d’imagerie selon la technique, reste nécessaire.
Le plus souvent immédiate. Prothèse, lambeau, conservation du mamelon : cela se décide sur votre anatomie et après examen clinique. Voir toutes les techniques.
Contrairement à un cancer déjà diagnostiqué, il y a en général le temps de réfléchir, de revoir le dossier, d’en parler à vos proches, de revenir. Organiser n’est pas ralentir une prise en charge oncologique.
Les questions qui reviennent le plus souvent en consultation. Si la vôtre n’y figure pas, n’hésitez pas à la poser lors du rendez-vous — ou à Sophie, l’assistante du site, en bas à droite.
Non, jamais. La chirurgie préventive est une option, pas une obligation. L’autre voie est la surveillance mammaire renforcée (examen clinique, IRM, mammographie/échographie selon un rythme défini). La décision vous appartient, après une information complète et un temps de réflexion.
La mastectomie préventive vise à réduire un risque chez une femme sans cancer du sein en cours de traitement pour cette indication. Après un diagnostic de cancer du sein, le cadre, le calendrier et souvent le geste ganglionnaire ne sont pas les mêmes. Les deux se discutent en consultation, mais ce n’est pas la même opération « dans la tête ».
Chez une porteuse BRCA, la mastectomie prophylactique bilatérale réduit le risque de cancer du sein d’environ 90 à 95 %. Un risque résiduel persiste car il peut rester un peu de tissu mammaire ; une surveillance clinique simple est maintenue.
Souvent oui. Quand l’anatomie et l’imagerie le permettent, on conserve l’étui cutané et le mamelon, et la reconstruction est réalisée dans le même temps. La technique se définit avec vous : prothèse, grand dorsal, lipofilling, DIEP.
Il n’y a pas d’âge imposé. Elle se discute souvent à partir de 25–30 ans (BRCA1) et un peu plus tard pour BRCA2, en tenant compte de l’âge des cancers familiaux, de l’anxiété, des difficultés de surveillance et du projet d’allaitement. C’est une décision réfléchie, jamais urgente.
Le compte rendu d’oncogénétique s’il existe, l’imagerie (mammographie, échographie, IRM) sur support numérique, et les comptes rendus déjà reçus (chirurgie, anatomopathologie). Plus le dossier est complet, plus la discussion peut être précise. Voir préparer sa première consultation.
Une première prise de contact, oui — surtout si vous êtes loin de Paris ou à l’étranger. L’avis chirurgical définitif repose sur le dossier et un examen clinique en présentiel, pas sur un avis donné par mail sur dossier seul.
La surveillance mammaire renforcée associe examen clinique, IRM mammaire et mammographie/échographie selon un rythme défini. Ce n’est pas un abandon : c’est une stratégie, que l’on peut réévaluer plus tard. En revanche, il n’existe pas de dépistage fiable du cancer de l’ovaire : pour l’ovaire, la chirurgie préventive se discute à part, au bon moment.
La chirurgie de réduction de risque chez une porteuse de mutation BRCA est reconnue et prise en charge par l’Assurance Maladie. Le Dr Zeitoun pratique des dépassements d’honoraires (secteur 2 non-OPTAM), expliqués en consultation et formalisés dans un devis remis avant l’intervention.
Le Dr Jérémie Zeitoun reçoit à Paris 8e et à la Clinique Hartmann de Neuilly-sur-Seine, en consultation ou en téléconsultation ; son parcours est détaillé sur le site. Pour une téléconsultation ou une consultation sur Doctolib, envoyez le dossier via la messagerie Doctolib : le formulaire « être rappelée » ne permet pas d’ajouter de fichiers. Vous pouvez aussi demander à être rappelée pour l’organisation du rendez-vous.
Pour aller plus loin sur le risque héréditaire, la technique opératoire et la reconstruction.
Avant de trancher surveillance ou mastectomie préventive : ce qu’un avis chirurgical change, et quels documents apporter.
Chirurgie du seinTechniques, conservation du mamelon, reconstruction immédiate : le geste en détail.
Article patienteConseil génétique, sein et ovaire, surveillance ou opération : le cadre héréditaire.
Évaluer son risqueQuand l’histoire familiale oriente vers l’oncogénétique, et ce que cela change.
Après la mastectomieProthèse, DIEP, grand dorsal, lipofilling : les techniques discutées dans le même temps.
Ovaires et trompesUn autre calendrier, une autre décision : ce que la mastectomie ne remplace pas.
Préparer la venueLes documents à réunir — imagerie, génétique, comptes rendus — avant l’avis chirurgical.
Mutation BRCA, histoire familiale, proposition de mastectomie prophylactique : le Dr Jérémie Zeitoun reçoit à Paris 8e et à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine), où il opère. Apportez votre dossier (imagerie, compte rendu génétique). L’avis chirurgical se donne après examen clinique — une téléconsultation sert à une première prise de contact, pas à un avis sur dossier seul.