Accueil
Sein & Cancer du sein
Cancer du sein Lésions bénignes du sein Mastectomie prophylactique
Reconstruction mammaire
Toutes les techniques Reconstruction par prothèse Lambeau de grand dorsal Lambeau DIEP (abdomen) Lambeau de gracilis (cuisse) Lipofilling mammaire Reconstruction à plat Chirurgie intime
Chirurgie gynécologique bénigne
Utérus Trompes et ovaires Col de l'utérus Vulve et vagin
Cancers gynécologiques
Cancer du col de l'utérus Cancer de l'ovaire Cancer de l'utérus Cancer de la vulve Tumeurs borderline Articles Parcours
Être rappelé par le secrétariat Prendre RDV sur Doctolib →
Femme porteuse d'une mutation BRCA en consultation de chirurgie préventive — Dr Jérémie Zeitoun Paris
Chirurgie préventive · Mutation BRCA

Annexectomie prophylactique BRCA : âge, déroulement et ménopause

Une mutation BRCA1 ou BRCA2 expose à un risque élevé de cancer de l'ovaire et de la trompe. L'ablation préventive des ovaires et des trompes — la salpingo-ovariectomie bilatérale — est aujourd'hui la mesure la plus efficace pour réduire ce risque. Reste à décider quand l'envisager, comment elle se déroule, et comment accompagner la ménopause qu'elle entraîne.

📍 Paris 8e · Neuilly Cœlioscopie 📞 +33 1 58 05 11 24
Mutation BRCA1 ou BRCA2 confirmée ?
Un avis chirurgical pour décider du moment et de la voie.

Si vous êtes porteuse d'une mutation BRCA et envisagez une chirurgie de réduction du risque, le Dr Zeitoun reçoit en consultation, reprend votre dossier d'oncogénétique et votre imagerie, et programme l'intervention par cœlioscopie à la Clinique Hartmann de Neuilly.

Prendre rendez-vous → Être rappelée

La décision repose sur une mutation confirmée et un conseil d'oncogénétique ; le dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire.

L'annexectomie prophylactique — terme médical pour l'ablation préventive des ovaires et des trompes — est la principale chirurgie de réduction du risque proposée aux femmes porteuses d'une mutation BRCA1 ou BRCA2. On parle aussi de salpingo-ovariectomie bilatérale, ou de RRSO selon le sigle anglo-saxon.

Son objectif est clair : en retirant les ovaires et les trompes avant l'apparition de la maladie, on réduit fortement le risque de cancer. C'est une décision importante, qui touche à la fertilité et provoque, avant la ménopause naturelle, une ménopause chirurgicale à anticiper.

Cet article explique à quel âge l'intervention est conseillée selon le gène, pourquoi on retire aussi les trompes, comment se déroule la cœlioscopie, et comment accompagner la ménopause induite. Il s'inscrit dans la démarche plus large de chirurgie préventive BRCA, dont le volet mammaire est la mastectomie prophylactique, et s'appuie sur les recommandations de l'INCa.

Un avis chirurgical pour décider du moment et de la voie.

Si vous êtes porteuse d'une mutation BRCA et envisagez une chirurgie de réduction du risque, le Dr Zeitoun reçoit en consultation, reprend votre dossier d'oncogénétique et votre imagerie, et programme l'intervention par cœlioscopie à la Clinique Hartmann de Neuilly.

PRINCIPE & ANATOMIE

Comprendre l'annexectomie prophylactique

Avant de parler d'âge et de calendrier, quelques repères : ce que retire exactement l'intervention, et pourquoi les trompes comptent autant que les ovaires.

Schéma anatomique des ovaires et des trompes de Fallope — annexectomie prophylactique, Dr Jérémie Zeitoun
Repère essentiel

Ovaire et trompe : pourquoi retirer les deux

On a longtemps pensé que les cancers « de l'ovaire » naissaient toujours dans l'ovaire. On sait aujourd'hui qu'une grande partie des cancers de l'ovaire les plus fréquents chez les femmes BRCA — les carcinomes séreux de haut grade — débutent en réalité dans la frange de la trompe de Fallope (l'extrémité frangée de la trompe, juste au contact de l'ovaire).

C'est la raison pour laquelle la chirurgie préventive retire systématiquement les deux ovaires et les deux trompes : c'est l'annexectomie bilatérale. Retirer les seuls ovaires laisserait persister un point de départ possible de la maladie.

À retenir : l'annexectomie prophylactique concerne les ovaires et les trompes. Elle ne retire pas l'utérus, qui n'est ôté que dans des situations particulières. C'est une chirurgie de réduction du risque : elle abaisse fortement le risque, sans le ramener tout à fait à zéro, car le péritoine reste en place.

INDICATIONS · ÂGE OPTIMAL

À quel âge envisager l'intervention ?

L'âge conseillé dépend du gène muté, parce que les cancers de l'ovaire liés à BRCA1 surviennent en moyenne plus tôt que ceux liés à BRCA2. Il tient toujours compte, aussi, de votre histoire familiale et de votre projet de vie.

MutationÂge généralement conseillé
BRCA1À partir de 40 ans, une fois le projet familial accompli
BRCA2Peut être différée jusqu'à 45 ans (cancers plus tardifs)

Les conditions de la décision

L'intervention n'est jamais une urgence : elle se prépare. Quatre éléments encadrent la décision.

01

Mutation confirmée

Une mutation BRCA1 ou BRCA2 documentée par test génétique, dans le cadre d'un conseil d'oncogénétique.

02

Histoire familiale

Le contexte familial de cancers du sein et de l'ovaire affine l'âge conseillé et l'urgence relative.

03

Projet parental abouti

L'annexectomie entraîne une infertilité définitive : elle se discute lorsque vous n'envisagez plus de grossesse.

04

Ménopause anticipée

La compréhension et l'organisation de la ménopause chirurgicale font partie intégrante de la décision.

Et si un désir de grossesse persiste ? L'intervention peut être différée, en associant surveillance et, parfois, préservation de la fertilité. Le Dr Zeitoun ne pratique pas la PMA : ce volet est organisé avec une équipe de médecine de la reproduction. Pour comprendre l'ensemble de la stratégie héréditaire, voir aussi le risque sein-ovaire.

CE QUE L'INTERVENTION APPORTE

Les bénéfices attendus

La salpingo-ovariectomie bilatérale est, à ce jour, la mesure la plus efficace pour réduire le risque de cancer de l'ovaire et de la trompe chez les femmes BRCA. Voici ce qu'elle apporte — et ses limites, énoncées honnêtement.

Risque ovaire & trompe

Réduction d'environ 80 % du risque de cancer de l'ovaire et de la trompe — jusqu'à environ 90 % dans certaines séries. C'est le bénéfice central, et il s'accompagne d'une baisse de la mortalité globale.

≈ −80 %Mortalité réduite

Risque mammaire

Une réduction d'environ 50 % du risque de cancer du sein a longtemps été décrite avant la ménopause, mais les études récentes la remettent en question. La prévention mammaire repose surtout sur la surveillance et, parfois, la mastectomie prophylactique.

Effet débattuVolet distinct

Risque résiduel

Comme le péritoine — la fine membrane qui tapisse l'intérieur du ventre — n'est pas retiré, un risque très faible de cancer à ce niveau persiste. L'intervention réduit donc fortement le risque, sans le supprimer totalement.

Péritoine en placeRisque faible

Analyse systématique

Les ovaires et les trompes retirés sont analysés intégralement en anatomopathologie, selon un protocole dédié, afin de ne pas méconnaître une lésion débutante.

Protocole SEE-FIMAnalyse complète

Sources des chiffres cités : réduction du risque ovaire/trompe — Rebbeck, JNCI 2009 ; Domchek, JAMA 2010 ; Finch, JCO 2014. Risque mammaire — Eisen, JCO 2005 ; Kauff, JCO 2008 ; nuance récente : Kotsopoulos, JNCI 2017.

Pourquoi pas seulement de la surveillance ? Aujourd'hui, aucun examen ne permet de dépister le cancer de l'ovaire de façon fiable et précoce : ni l'échographie pelvienne, ni le dosage du CA-125 (un marqueur mesuré dans le sang). La surveillance peut accompagner une période d'attente, mais elle ne remplace pas le bénéfice de la chirurgie de réduction du risque. À l'inverse, pour une masse ovarienne bénigne isolée, la logique est différente.

Une décision posée, ou encore un doute ?
Chirurgien gynécologue oncologue, à Paris et à Neuilly.

Que vous ayez déjà choisi la chirurgie préventive ou que vous souhaitiez un deuxième avis avant de décider, le Dr Zeitoun reprend votre dossier d'oncogénétique, explique le déroulement et la prise en charge de la ménopause, et opère par cœlioscopie à la Clinique Hartmann.

Prendre rendez-vous → Être rappelée

Le conseil génétique est assuré par un oncogénéticien ; la prise en charge hormonale est coordonnée avec votre gynécologue, médecin traitant ou sage-femme.

L'INTERVENTION, ÉTAPE PAR ÉTAPE

Comment se déroule la chirurgie

L'annexectomie prophylactique est une chirurgie réglée, réalisée par cœlioscopie sous anesthésie générale. Elle se prépare en amont et se déroule le plus souvent simplement.

Le bilan préopératoire

Avant l'intervention, plusieurs étapes sécurisent la décision et la prise en charge de la ménopause à venir.

Oncogénétique

Confirmation de la mutation et conseil génétique : c'est le socle de l'indication. Le dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire.

Mutation confirméeRCP

Imagerie & biologie

Échographie pelvienne, parfois IRM, et bilan biologique. Le CA-125 (un marqueur mesuré dans le sang) peut être dosé, en sachant qu'il ne permet pas, seul, un dépistage fiable.

ÉchographieCA-125 / HE4

Préparer la ménopause

Information sur la ménopause chirurgicale, évaluation osseuse de référence (densitométrie) et plan de prise en charge décidé avant l'opération.

DensitométriePlan THS

Consultation d'anesthésie

Consultation d'anesthésie obligatoire, et remise d'un devis détaillé avant l'intervention.

Anesthésie généraleDevis remis

La technique chirurgicale

Voie cœlioscopique

Une chirurgie mini-invasive

L'intervention se fait par quelques petites incisions, sous contrôle vidéo. Après inspection de la cavité abdominale et pelvienne, les ovaires et les trompes sont libérés puis retirés au plus près de leur pédicule vasculaire.

Les pièces sont extraites dans un sac d'extraction étanche, sans contact avec la paroi, puis adressées en anatomopathologie pour une analyse complète. L'intervention dure entre 30 et 45 minutes.

Dans certains cas, elle peut aussi être réalisée par vNOTES : une chirurgie par les voies naturelles (par le vagin), assistée par une caméra, qui évite toute cicatrice sur l'abdomen.

Annexectomie bilatérale par cœlioscopie — chirurgie préventive BRCA, Dr Jérémie Zeitoun

Hospitalisation & récupération : l'annexectomie prophylactique se réalise uniquement en ambulatoire (sortie le jour même) à la Clinique Hartmann. La douleur est modérée, soulagée par des antalgiques simples, et la reprise des activités courantes se fait en général en une à deux semaines. Cette chirurgie s'inscrit dans l'ensemble des gestes décrits dans la chirurgie des ovaires et des trompes.

Et si l'analyse révèle une lésion débutante ? C'est rare, mais possible. Dans ce cas, le dossier est repris en réunion de concertation pluridisciplinaire et la prise en charge suit les recommandations du cancer de l'ovaire. C'est précisément l'intérêt de l'analyse systématique : détecter au plus tôt.

APRÈS L'INTERVENTION

La ménopause chirurgicale et sa prise en charge

Réalisée avant la ménopause naturelle, l'ablation des deux ovaires provoque une ménopause immédiate, souvent plus marquée qu'une ménopause spontanée. C'est un point central de la décision — et il s'accompagne, il ne se subit pas.

Les manifestations possibles

Les symptômes peuvent apparaître rapidement après l'intervention. Leur intensité varie beaucoup d'une femme à l'autre.

Symptômes fréquents de la ménopause induite

Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes
Troubles du sommeil et réveils nocturnes
Variations de l'humeur, irritabilité, anxiété
Sécheresse vaginale et inconfort intime
Difficultés de concentration
Effets à long terme sur l'os et le cœur

Le traitement hormonal substitutif (THS)

Une question fréquente — et importante

« Puis-je prendre un traitement hormonal quand je suis BRCA ? »

Chez une femme BRCA sans antécédent de cancer du sein, un traitement hormonal substitutif est le plus souvent envisageable jusqu'à l'âge de la ménopause naturelle (autour de 50-51 ans), pour atténuer les symptômes et protéger l'os et le cœur. On privilégie volontiers les œstrogènes par voie transdermique.

La décision est individualisée et prise avec votre gynécologue, médecin traitant ou sage-femme, et l'oncologue si besoin. En cas d'antécédent de cancer du sein, le THS est en revanche généralement contre-indiqué, et l'on s'oriente vers des alternatives.

Prise en charge de la ménopause chirurgicale après annexectomie prophylactique — Dr Jérémie Zeitoun

Alternatives non hormonales

Lorsque le THS n'est pas indiqué, des solutions existent contre les bouffées de chaleur (certains traitements non hormonaux), ainsi que des traitements locaux pour le confort intime.

Options cibléesConfort intime

Prévention osseuse

Densitométrie de suivi, apports adaptés en calcium et vitamine D, et activité physique régulière pour limiter le risque d'ostéoporose précoce.

DensitométrieActivité physique

Prévention cardiovasculaire

Surveillance du bilan lipidique et de la tension, hygiène de vie, dans le cadre d'un suivi global de la ménopause précoce.

Bilan lipidiqueHygiène de vie

Soutien & qualité de vie

L'adaptation à une ménopause précoce mérite un accompagnement : sommeil, humeur, sexualité et image de soi font partie de la prise en charge.

Sommeil & humeurAccompagnement

Le rôle de chacun : le Dr Zeitoun pose l'indication chirurgicale et réalise l'intervention. La prise en charge hormonale et le suivi de la ménopause sont coordonnés avec votre gynécologue et/ou médecin traitant et/ou sage-femme, dans une logique d'équipe — pour que la décision préventive ne se traduise jamais par une ménopause subie sans accompagnement.

SURVEILLANCE

Le suivi après l'intervention

Le suivi poursuit deux objectifs : accompagner la ménopause induite, et maintenir la surveillance des autres risques liés à la mutation — au premier rang desquels le sein.

Reprendre le cours de sa vie

Un suivi simple et régulier

Après l'intervention, le suivi accompagne la ménopause et maintient la surveillance des autres risques. L'objectif : vivre sereinement, avec des rendez-vous espacés et un interlocuteur clair pour répondre à vos questions.

Suivi et surveillance après annexectomie prophylactique BRCA — Dr Jérémie Zeitoun, Paris

Consultation de contrôle

Un rendez-vous vérifie la bonne cicatrisation, commente le résultat anatomopathologique et fait le point sur les premiers symptômes de la ménopause.

CicatrisationAnapath expliquée

Surveillance mammaire

La mutation BRCA expose aussi au cancer du sein : la surveillance mammaire rapprochée (examen, mammographie, échographie et IRM mammaire selon les recommandations) se poursuit après l'annexectomie.

IRM mammaireSuivi rapproché

Prévention au long cours

Suivi de la densité osseuse, du bilan cardiovasculaire et adaptation, si besoin, du traitement de la ménopause.

DensitométrieBilan régulier

Suivi coordonné

Le suivi se partage entre le chirurgien, le gynécologue et l'oncogénéticien, pour une prise en charge cohérente de l'ensemble du risque héréditaire.

PluridisciplinaireCohérent

Le volet mammaire ne s'arrête pas là. Pour certaines femmes BRCA, la réflexion se prolonge vers la mastectomie prophylactique et, le cas échéant, la prise en charge du sein. Ces décisions sont distinctes de l'annexectomie et se prennent à leur propre rythme.

VOTRE PARCOURS

Votre parcours, étape par étape

De la première consultation au suivi, un cheminement clair, partagé et sans précipitation.

Consultation de décision partagée pour une chirurgie préventive BRCA — Dr Jérémie Zeitoun, Paris
Une décision partagée

À votre rythme, jamais dans la précipitation

Chaque étape se construit avec vous : reprise de votre dossier d'oncogénétique et de votre imagerie, information complète, choix du moment et organisation anticipée de la ménopause. Le Dr Zeitoun pose l'indication et coordonne l'ensemble du parcours.

01

Consultation & dossier

Reprise du dossier d'oncogénétique et de l'imagerie, examen clinique, analyse du contexte (âge, mutation, projet de vie).

02

Décision partagée

Choix du moment, information complète, organisation anticipée de la ménopause. Discussion en RCP.

03

Intervention

Cœlioscopie programmée à la Clinique Hartmann, consultation d'anesthésie préalable, devis remis à l'avance.

04

Suivi

Contrôle, résultat anatomopathologique expliqué, prise en charge de la ménopause et poursuite de la surveillance mammaire.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'annexectomie prophylactique chez une femme BRCA ?

C'est l'ablation préventive des deux ovaires et des deux trompes (salpingo-ovariectomie bilatérale), par cœlioscopie, chez une femme porteuse d'une mutation BRCA1 ou BRCA2. Elle réduit fortement le risque de cancer de l'ovaire, de la trompe et du péritoine. Les trompes sont systématiquement retirées car beaucoup de cancers dits ovariens naissent en réalité dans la trompe.

À quel âge réaliser l'annexectomie prophylactique BRCA ?

L'intervention est en règle générale recommandée à partir de 40 ans en cas de mutation BRCA1, et peut être différée jusqu'à 45 ans en cas de mutation BRCA2 (cancers plus tardifs), une fois le projet familial accompli. L'âge reste toujours individualisé selon l'histoire familiale et le type de mutation.

Pourquoi retire-t-on aussi les trompes, et pas seulement les ovaires ?

Parce qu'une grande partie des cancers de l'ovaire les plus fréquents débutent en réalité dans la frange de la trompe de Fallope — l'extrémité frangée de la trompe, juste au contact de l'ovaire. Retirer les ovaires et les trompes offre donc une protection plus complète que l'ablation des seuls ovaires.

De combien l'annexectomie réduit-elle le risque de cancer de l'ovaire ?

Elle réduit d'environ 80 % (jusqu'à environ 90 % dans certaines séries) le risque de cancer de l'ovaire et de la trompe chez les femmes BRCA, et diminue la mortalité globale. Comme le péritoine (la membrane qui tapisse l'intérieur du ventre) n'est pas retiré, un risque très faible de cancer à ce niveau persiste.

L'opération provoque-t-elle une ménopause immédiate ?

Oui, si elle est réalisée avant la ménopause naturelle : l'ablation des deux ovaires entraîne une ménopause chirurgicale immédiate, souvent plus marquée qu'une ménopause spontanée. Sa prise en charge (traitement hormonal, prévention osseuse et cardiovasculaire) doit être anticipée avant l'intervention.

Peut-on prendre un traitement hormonal substitutif après l'opération quand on est BRCA ?

Chez une femme BRCA sans antécédent de cancer du sein, un THS est le plus souvent envisageable jusqu'à l'âge de la ménopause naturelle (autour de 50-51 ans), en privilégiant les œstrogènes transdermiques. La décision est individualisée, prise avec le gynécologue et, si besoin, l'oncologue. En cas d'antécédent de cancer du sein, le THS est généralement contre-indiqué.

Comment se déroule l'intervention et combien de temps dure l'hospitalisation ?

L'annexectomie se réalise par cœlioscopie (ou par vNOTES, voie vaginale assistée par caméra), sous anesthésie générale, en 30 à 45 minutes. Les ovaires et les trompes sont retirés dans un sac d'extraction et analysés. Elle se fait uniquement en ambulatoire (sortie le jour même), avec une reprise des activités courantes en une à deux semaines.

Faut-il aussi retirer l'utérus ?

Non, l'ablation de l'utérus n'est pas systématique. L'annexectomie prophylactique standard ne concerne que les ovaires et les trompes. Le retrait de l'utérus n'est discuté que dans des situations particulières et fait l'objet d'une décision partagée.

L'annexectomie réduit-elle aussi le risque de cancer du sein ?

Un bénéfice mammaire a longtemps été décrit lorsque l'intervention est réalisée avant la ménopause, mais son ampleur est aujourd'hui débattue. La prévention du cancer du sein repose surtout sur la surveillance rapprochée et, dans certains cas, la mastectomie prophylactique, qui est une démarche distincte.

Et si je souhaite encore avoir des enfants ?

L'annexectomie entraîne une infertilité définitive : elle n'est proposée qu'une fois le projet parental abouti. Lorsqu'un désir de grossesse persiste, la stratégie associe surveillance et parfois préservation de la fertilité, et l'intervention est différée. Le Dr Zeitoun ne pratique pas la PMA et oriente vers les équipes spécialisées.

Faut-il une consultation d'oncogénétique avant l'intervention ?

Oui. La décision repose sur une mutation BRCA confirmée et un conseil génétique. La consultation d'oncogénétique précise le risque, l'âge conseillé et accompagne la décision. Le dossier est par ailleurs discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire.

L'opération est-elle remboursée ?

La chirurgie de réduction du risque chez une femme BRCA est une intervention médicalement justifiée, prise en charge par l'Assurance Maladie. Je pratique des dépassements d'honoraires (secteur 2 non-OPTAM), expliqués en consultation et formalisés dans un devis remis avant l'intervention.

À lire aussi

Pour replacer l'annexectomie prophylactique dans l'ensemble de la démarche de prévention liée à une mutation BRCA.

Un avis chirurgical pour votre chirurgie préventive BRCA

Mutation BRCA1 ou BRCA2 confirmée, réflexion sur le bon moment, ou besoin d'un deuxième avis avant de décider : le Dr Jérémie Zeitoun reçoit au cabinet du 8e arrondissement de Paris et opère à la Clinique Hartmann de Neuilly-sur-Seine. Apportez votre compte rendu d'oncogénétique et votre imagerie.

Le conseil génétique relève de l'oncogénétique ; la prise en charge hormonale est coordonnée avec votre gynécologue, médecin traitant ou sage-femme.

FR EN