En bref
- Pour une contraception définitive chez la femme, il existe deux gestes : la ligature des trompes et l'ablation des deux trompes (salpingectomie bilatérale). Les deux se font au bloc, sous anesthésie générale, le plus souvent par cœlioscopie.
- Le Dr Jérémie Zeitoun pratique de préférence la salpingectomie bilatérale.
- Les règles, les hormones, le désir et la ménopause ne changent pas.
- La loi impose un délai de réflexion de 4 mois, avec un consentement signé à chaque consultation.
- Avant l'intervention, le Dr Zeitoun demande systématiquement une échographie pelvienne et un dosage sanguin des hCG pour s'assurer de l'absence de grossesse.
- Chez l'homme, la vasectomie est une autre contraception définitive.
- Efficacité : 0,5 grossesse pour 100 femmes la première année après une stérilisation féminine.
- Irréversible : après l'ablation des trompes, une grossesse n'est possible que par fécondation in vitro (FIV).
- Essure : ces implants ne sont plus posés en France depuis 2017.
Vous ne souhaitez plus de grossesse et vous pensez à une contraception définitive. Deux mots reviennent souvent : la « ligature des trompes » et la « salpingectomie », c'est-à-dire l'ablation des trompes. Quelle différence ? Laquelle choisir ? Est-ce que cela change les règles, les hormones ou le poids ? Voici des réponses simples pour préparer votre décision.
À quoi servent les trompes ?

Les trompes sont deux petits conduits qui relient les ovaires à l'utérus. C'est là que l'ovule rencontre les spermatozoïdes. Si les trompes sont fermées ou retirées, la rencontre ne peut plus avoir lieu : une grossesse naturelle devient impossible.
Les ovaires restent en place. Ils continuent à fabriquer vos hormones, comme avant.
Les deux gestes possibles

La ligature des trompes. Le chirurgien ferme chaque trompe : il la coagule et la sectionne, ou bien il pose un clip. Les trompes restent dans le ventre.
La salpingectomie bilatérale. Le chirurgien retire les deux trompes, en totalité ou en partie. C'est aussi une contraception définitive, avec la même efficacité, que l'ablation soit partielle ou totale.
Dans les deux cas, l'intervention se fait au bloc opératoire, sous anesthésie générale, le plus souvent par cœlioscopie : quelques petites incisions sur le ventre et une caméra. Certaines équipes passent par le vagin.
Les implants placés dans les trompes par les voies naturelles (Essure) ne sont plus utilisés en France.
Ligature ou ablation : ce qui change concrètement pour vous
Avec la ligature, le chirurgien ferme les trompes (coagulation, section ou clip) : elles restent en place, fermées. Avec l'ablation, il les retire : elles ne sont plus là.
Dans les deux cas, l'effet contraceptif est immédiat, et les ovaires, les règles et les hormones ne changent pas.
La différence porte sur le retour en arrière et sur la prévention. Après une ligature, une réparation chirurgicale des trompes est parfois tentée, avec des résultats très aléatoires. Après une ablation, aucune réparation n'est possible : une grossesse n'est envisageable que par FIV. L'ablation pourrait en plus réduire le risque de cancer de l'ovaire, ce que la ligature ne fait pas.
Dans les deux cas, la décision doit être prise comme définitive.
Et Essure, qu'est-ce que c'est devenu ?
Essure était un petit ressort métallique posé dans chaque trompe en passant par le vagin et le col de l'utérus, sans incision. Il n'est plus disponible en France depuis août 2017 : son marquage CE n'a pas été renouvelé et le fabricant a arrêté sa commercialisation.
Si vous portez déjà des implants Essure et que vous n'avez aucun symptôme, leur retrait n'est pas recommandé, car l'opération de retrait comporte elle-même des risques. Si vous avez des symptômes, votre médecin recherche d'abord une autre cause. Le retrait se discute ensuite au cas par cas ; il se fait habituellement par cœlioscopie, et c'est un geste délicat. Signalez toujours vos implants Essure lors d'une consultation médicale.
Le choix du Dr Zeitoun : la salpingectomie bilatérale

Le Dr Jérémie Zeitoun pratique de préférence la salpingectomie bilatérale, c'est-à-dire l'ablation des deux trompes, par cœlioscopie.
Ce choix tient aussi à la prévention. Une partie des cancers dits « de l'ovaire » commencent en réalité dans la trompe. Retirer les trompes au moment d'une stérilisation pourrait donc réduire le risque de ce cancer, sans toucher aux ovaires.
Les sociétés savantes américaines proposent d'envisager l'ablation des trompes plutôt qu'une simple ligature chez une femme qui demande une stérilisation, en lui expliquant ce bénéfice possible. Cette prévention ne remplace pas le suivi gynécologique habituel. Pour les femmes porteuses d'une mutation génétique à haut risque, comme BRCA, la question est différente : l'ablation des ovaires et des trompes se discute à part, voir notre page sur l'annexectomie prophylactique.
Vous réfléchissez à une contraception définitive et vous voulez savoir si la salpingectomie bilatérale vous convient ?
Le Dr Jérémie Zeitoun, chirurgien gynécologue et cancérologue, vous reçoit au cabinet du 241 rue du Faubourg Saint-Honoré (Paris 8e) et à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine). L'intervention a lieu à la Clinique Hartmann.
Ce qui ne change pas après l'intervention

- Vos règles continuent.
- Votre équilibre hormonal ne change pas.
- Votre désir et votre plaisir sexuel ne changent pas.
- La ménopause arrivera à son rythme naturel.
Cette contraception ne protège pas des infections sexuellement transmissibles : le préservatif reste utile si besoin.
Mes règles seront-elles différentes ?
L'intervention ne touche ni l'utérus ni les ovaires, donc elle ne supprime pas les règles et ne provoque pas de ménopause. Elle ne traite pas non plus des règles abondantes ou douloureuses : c'est une autre question, à aborder en consultation.
Certaines femmes trouvent pourtant leurs règles plus abondantes ou plus douloureuses après l'opération. Le plus souvent, cela vient de l'arrêt d'une contraception hormonale (pilule, stérilet hormonal, implant), qui atténuait les règles, et de l'âge, et non de l'intervention elle-même. Si vous utilisez un stérilet hormonal pour des règles abondantes, parlez-en avant de l'enlever.
Une décision mûrie, encadrée par la loi

- Il faut être majeure. Il n'est pas nécessaire d'avoir eu des enfants.
- La décision vous appartient : la personne qui partage votre vie peut être associée à la réflexion, mais seul votre consentement est recueilli.
- La première consultation permet de parler de vos motifs, des autres contraceptions, des techniques et de leurs risques. On vous remet un livret d'information officiel.
- La loi impose un délai de réflexion de 4 mois entre la première demande et la confirmation écrite de votre choix. Au cabinet, un consentement signé vous est demandé à chaque consultation.
Vous pouvez lire le livret officiel d'information avant votre consultation.
La stérilisation doit être considérée comme irréversible.
À quel âge, et sans enfant ?
La loi fixe un seul âge minimum, 18 ans, et ne pose aucune condition de nombre d'enfants ni de situation de couple. Mais la stérilisation est définitive, et le risque de regretter ce choix est plus élevé lorsque l'intervention est faite jeune, avant d'avoir eu des enfants.
Chez une femme jeune sans enfant, la demande est discutée au cas par cas, en consultation. Vos raisons sont les vôtres, et elles sont légitimes, y compris si vous ne voulez ni hormones ni stérilet. Le Dr Jérémie Zeitoun n'est pas là pour juger qui que ce soit. Mais parce que cette intervention engage sa responsabilité médicale, il se réserve le droit de l'accepter ou non, en pesant pour vous la balance entre les bénéfices et les risques. Dans tous les cas, la décision n'est prise qu'après une information complète, orale et écrite, et le délai de réflexion de 4 mois prévu par la loi.
Un médecin n'est jamais obligé de pratiquer cette intervention. S'il ne la réalise pas, il doit vous le dire dès la première consultation, pour que vous puissiez vous adresser à un autre praticien.
Et si je change d'avis plus tard ? Réversibilité et FIV
Après une ligature, une opération pour rouvrir les trompes est parfois tentée, mais ses résultats sont très aléatoires. Le Dr Zeitoun ne pratique pas cette intervention. Après une ablation des trompes, cette réparation n'est de toute façon plus possible, puisque les trompes ont été retirées.
Une grossesse reste possible par fécondation in vitro (FIV) : les ovules sont prélevés dans les ovaires, fécondés au laboratoire, puis l'embryon est placé directement dans l'utérus, sans passer par les trompes. Le succès d'une FIV n'est jamais garanti. C'est pour cela que la décision doit être prise comme définitive.
Avant l'intervention : échographie pelvienne et dosage des hCG

Avant toute salpingectomie, le Dr Zeitoun demande de façon systématique une échographie pelvienne. Elle permet de vérifier l'utérus et les ovaires, et de repérer une anomalie à prendre en compte pendant l'opération.
Il demande aussi un dosage sanguin des hCG (bêta-hCG plasmatiques), pour s'assurer de l'absence de grossesse avant l'opération.
Comment se passe l'intervention ?

- Une consultation avec l'anesthésiste a lieu avant l'opération.
- Le jour de l'intervention : anesthésie générale, puis cœlioscopie.
- L'effet contraceptif est immédiat après l'ablation ou la ligature des trompes.
- Les suites sont en général simples : douleurs modérées au ventre ou aux épaules (à cause du gaz de la cœlioscopie), petits pansements.
- Comme toute cœlioscopie, l'intervention comporte des risques : saignement, infection, plaie d'un organe. Ils vous sont expliqués en consultation.
Pour tout savoir sur la technique, lisez notre page sur la cœlioscopie gynécologique.
Douleur, hospitalisation et reprise du travail
L'intervention se fait en ambulatoire : vous entrez le matin et rentrez chez vous le jour même. Les douleurs du ventre et des épaules sont passagères et se traitent avec les antalgiques prescrits à la sortie.
La reprise du travail, du sport et des rapports sexuels se fixe avec le Dr Zeitoun selon votre métier et vos suites. L'arrêt de travail est en moyenne de 5 à 7 jours. Consultez sans attendre en cas de fièvre, de douleur qui augmente au lieu de diminuer, de ventre gonflé ou de saignement.
Vous avez déjà fait votre première demande, ou votre bilan préopératoire est prêt ?
Le Dr Zeitoun vous revoit en consultation pour la confirmation de votre choix et la préparation de l'intervention, au cabinet du 241 rue du Faubourg Saint-Honoré (Paris 8e) et à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine). Apportez le compte rendu de l'échographie et le résultat du dosage des hCG.
Honoraires
Le Dr Zeitoun exerce en secteur 2, non adhérent à l'OPTAM : il pratique des dépassements d'honoraires, dont le devis est remis en consultation.
La vasectomie, contraception définitive chez l'homme

Chez l'homme, la contraception définitive s'appelle la vasectomie. Elle consiste à couper et fermer les canaux qui transportent les spermatozoïdes. Elle est réalisée par un urologue, en établissement de santé, le plus souvent en ambulatoire et sous anesthésie locale. C'est une intervention moins lourde et moins risquée qu'une salpingectomie par cœlioscopie.
- Elle ne change ni l'érection, ni l'éjaculation, ni les hormones masculines.
- Elle n'est pas efficace tout de suite : il faut garder une autre contraception jusqu'à ce qu'un spermogramme de contrôle confirme l'absence de spermatozoïdes.
- Elle suit les mêmes étapes que pour la femme : être majeur, avoir reçu une information complète, respecter le délai de réflexion de 4 mois et signer son consentement.
La demande de stérilisation reste toutefois personnelle. Toute femme peut la faire pour elle-même, qu'elle soit en couple ou non, avec un homme ou avec une femme.
Questions fréquentes
1. Ligature ou ablation des trompes : laquelle est la plus efficace ?
Les deux sont des contraceptions définitives très efficaces. L'ablation retire en plus les trompes, ce qui pourrait réduire le risque de certains cancers de l'ovaire. Le Dr Zeitoun pratique principalement la salpingectomie bilatérale.
2. Vais-je encore avoir mes règles ?
Oui. L'intervention porte sur les trompes, pas sur l'utérus ni sur les ovaires.
3. Est-ce que je vais prendre du poids ?
L'intervention ne modifie pas vos hormones. Si vous arrêtez en même temps une contraception hormonale, votre corps retrouve son fonctionnement naturel, et c'est à cela que certaines femmes attribuent un changement.
4. Est-ce que cela avance la ménopause ?
Non. Les ovaires sont conservés et fonctionnent jusqu'à la ménopause naturelle.
5. Peut-on revenir en arrière ?
Ce choix est définitif. Après une ablation des trompes, une grossesse n'est plus possible sans fécondation in vitro.
6. Faut-il avoir eu des enfants, ou avoir un certain âge ?
Non. Il faut être majeure, être informée, respecter le délai de réflexion de 4 mois et signer son consentement.
7. La personne qui partage ma vie doit-elle donner son accord ?
Non. Vous pouvez l'associer à la réflexion, mais seul votre consentement est demandé.
8. Quels examens avant l'opération ?
Le Dr Zeitoun demande systématiquement une échographie pelvienne, pour vérifier l'utérus et les ovaires, et un dosage sanguin des hCG, pour s'assurer de l'absence de grossesse.
9. Est-ce que je serai endormie ?
Oui, sous anesthésie générale, par cœlioscopie.
10. Puis-je arrêter ma contraception tout de suite ?
Après l'ablation des trompes, l'effet contraceptif est immédiat. Le Dr Zeitoun vous le confirme à la sortie.
11. La vasectomie est-elle une alternative ?
Pour un homme, c'est une contraception définitive moins lourde qu'une salpingectomie, mais elle n'est pas efficace tout de suite : un spermogramme de contrôle est nécessaire. Votre demande de stérilisation reste personnelle, quelle que soit votre situation.
12. Cela protège-t-il des infections sexuellement transmissibles ?
Non. Seul le préservatif protège des IST.
13. Peut-on faire une FIV après une ligature ou une ablation des trompes ?
Oui. La FIV ne passe pas par les trompes : l'embryon est placé directement dans l'utérus. Son succès n'est jamais garanti.
14. Peut-on faire réparer ses trompes ?
Après une ligature, une réparation est parfois tentée, avec des résultats très aléatoires ; le Dr Zeitoun ne pratique pas cette intervention. Après une ablation, ce n'est plus possible.
15. Est-ce que j'aurai mal après l'opération ?
Des douleurs modérées du ventre et des épaules sont habituelles les premiers jours, liées à la cœlioscopie. Elles sont traitées par des antalgiques.
16. Combien de temps reste-t-on hospitalisée ?
L'intervention se fait en ambulatoire : vous rentrez chez vous le jour même. L'arrêt de travail est en moyenne de 5 à 7 jours.
17. Retirer les trompes protège-t-il du cancer de l'ovaire ?
Une partie des cancers dits « de l'ovaire » naît dans la trompe. Retirer les trompes pourrait réduire ce risque, sans toucher aux ovaires. Cela ne remplace pas le suivi gynécologique.
18. Je porte des implants Essure : faut-il les retirer ?
Pas si vous n'avez aucun symptôme : le retrait comporte ses propres risques. En cas de symptômes, consultez pour en rechercher la cause.
19. L'intervention est-elle remboursée ?
Le Dr Zeitoun exerce en secteur 2, non adhérent à l'OPTAM : il pratique des dépassements d'honoraires, dont le devis est remis en consultation.
Vous avez une question sur la contraception définitive, sur la salpingectomie bilatérale ou sur le bilan à prévoir ?
Le Dr Jérémie Zeitoun reçoit en consultation au cabinet du 241 rue du Faubourg Saint-Honoré (Paris 8e) et à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine), et opère à la Clinique Hartmann.
Sources
- Haute Autorité de santé. Stérilisation à visée contraceptive chez l'homme et chez la femme. https://www.has-sante.fr/jcms/c_1752765/fr/sterilisation-a-visee-contraceptive-chez-l-homme-et-chez-la-femme
- CNGOF. Stérilisation volontaire à visée contraceptive (fiche d'information patiente). https://cngof.fr/app/uploads/2025/11/FICHE20INFO20-20Sterilisation20volontaire20avec20annexe20-202024.pdf
- ACOG Committee Opinion No. 774. Opportunistic Salpingectomy as a Strategy for Epithelial Ovarian Cancer Prevention. Obstet Gynecol. 2019;133(4):e279-e284.
- Haute Autorité de santé. Efficacité des méthodes contraceptives. https://www.has-sante.fr/jcms/c_1757924/fr/efficacite-des-methodes-contraceptives
- Ameli. Stérilisation à visée contraceptive chez l'homme et chez la femme. https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/contraception/sterilisation-contraceptive-homme-femme
- Ministère de la Santé. Stérilisation à visée contraceptive (livret d'information, février 2025). https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/guide_sterilisation_fev2025.pdf
- Ministère de la Santé (DGS). Vous êtes porteuse du dispositif de stérilisation définitive Essure. https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/dgs-implant-essure-2112-impression-interne.pdf
- ANSM. Arrêt de la commercialisation en France du dispositif Essure (communiqué) et conclusions du comité d'experts du 19/04/2017. https://ansm.sante.fr/actualites/information-suite-a-larret-de-la-commercialisation-en-france-par-la-societe-bayer-pharma-ag-du-dispositif-de-sterilisation-definitive-essure-communique
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