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Gynécologie · Article patient

Fibrome utérin : opérer ou pas ?
Myomectomie, hystérectomie ou embolisation

8 mai 2026 · Dr Jérémie Zeitoun — Chirurgien gynécologue, Paris · 10 min de lecture
Consultation gynécologique pour fibrome utérin — Dr Zeitoun, chirurgien gynécologue à Paris
La consultation est le moment clé pour évaluer les symptômes, examiner la cartographie des fibromes et construire ensemble la stratégie thérapeutique adaptée.
L'ESSENTIEL

L'essentiel en 30 secondes

  • Fibromes utérins : tumeurs bénignes très fréquentes (jusqu'à 70-80% des femmes en âge de procréer).
  • Symptômes : ménorragies, douleurs pelviennes, pesanteur, troubles urinaires — mais souvent asymptomatiques.
  • Diagnostic : examen gynécologique + échographie pelvienne (parfois IRM 3T pour cartographie).
  • Traitement : médical (ulipristal, GnRH, DIU hormonal), embolisation, ou chirurgie (myomectomie/hystérectomie selon âge et fertilité).
  • Pronostic : excellent — pas de transformation maligne, régression à la ménopause.

Les fibromes utérins font partie des pathologies gynécologiques les plus fréquentes : on estime que jusqu'à 70 à 80 % des femmes en développeront au cours de leur vie, avec un pic d'incidence entre 40 et 50 ans. Ces tumeurs bénignes du muscle lisse utérin sont parfaitement asymptomatiques chez beaucoup de patientes. Mais quand elles deviennent symptomatiques — saignements abondants, douleurs, gêne urinaire ou intestinale, retentissement sur la fertilité — la question du traitement se pose.

Et avec elle, une question centrale : faut-il vraiment opérer ? Et si oui, quelle technique privilégier ? Myomectomie conservatrice (qui retire seulement le fibrome), hystérectomie (qui retire tout l'utérus), embolisation des artères utérines (qui prive le fibrome de sang) ? Chaque option a ses indications, ses avantages et ses limites. Cet article passe en revue les trois stratégies pour vous aider à comprendre les paramètres de la décision. Pour la prise en charge chirurgicale globale des pathologies utérines, consultez également notre page dédiée à la chirurgie bénigne de l'utérus.

Comprendre les fibromes utérins

Les fibromes utérins, aussi appelés léiomyomes ou myomes, sont des tumeurs bénignes qui se développent à partir des cellules musculaires de la paroi de l'utérus (cette paroi musculaire s'appelle le myomètre). Leur croissance est sensible aux hormones féminines, en particulier les œstrogènes et la progestérone, ce qui explique leur évolution typique : ils apparaissent et grossissent pendant la période d'activité génitale, puis se stabilisent ou régressent à la ménopause.

Une classification anatomique qui guide la stratégie

Anatomie d'un utérus avec fibromes — illustration des différentes localisations dans la paroi utérine
Anatomie

Où se développent les fibromes dans l'utérus ?

Les fibromes peuvent apparaître à différents endroits dans la paroi musculaire de l'utérus. Cette localisation change tout : un petit fibrome qui fait saillie dans la cavité utérine peut entraîner des saignements importants, alors qu'un gros fibrome situé en surface externe restera parfois totalement silencieux.

C'est pourquoi un bilan d'imagerie précis est indispensable avant toute décision thérapeutique : on ne traite pas un fibrome de la même façon selon sa position.

La localisation du fibrome dans la paroi de l'utérus conditionne directement les symptômes et les possibilités thérapeutiques. La classification internationale FIGO distingue 8 types, regroupés en quatre grandes familles :

Cette cartographie est essentielle : un fibrome sous-muqueux de 3 cm peut être beaucoup plus symptomatique qu'un fibrome sous-séreux de 8 cm. C'est la position, autant que la taille, qui détermine la stratégie.

À retenir. Avoir un fibrome utérin n'est pas une maladie en soi. La majorité des fibromes ne donneront jamais de symptômes et ne nécessiteront aucun traitement. C'est l'apparition de symptômes — et leur retentissement sur votre quotidien — qui fait basculer dans une logique thérapeutique.

Échographie pelvienne réalisée pour le diagnostic d'un fibrome utérin — examen de première intention indolore
Premier examen

L'échographie pelvienne, point de départ du bilan

L'échographie est l'examen clé du diagnostic. Réalisée à travers le ventre puis avec une sonde endovaginale, elle est totalement indolore et permet en quelques minutes de visualiser l'utérus, de compter les fibromes, de mesurer leur taille et de préciser leur position.

C'est souvent ce premier examen qui oriente toute la stratégie : surveillance simple, traitement médical ou chirurgie.

Le bilan : échographie, IRM, hystéroscopie

Poste de lecture radiologique pour interpréter une IRM ou un scanner pelvien lors du bilan d'un fibrome utérin
Lecture des examens

L'analyse des images, une étape à part entière

Les examens sont relus et interprétés par un radiologue spécialisé, qui mesure chaque fibrome, précise sa position selon la classification FIGO et caractérise son aspect. Ce compte rendu détaillé est ensuite discuté en consultation pour construire la stratégie thérapeutique.

Quand un doute persiste — taille rapidement croissante, image atypique en IRM —, un second avis radiologique peut être demandé pour fiabiliser l'analyse.

Comparaison des examens d'imagerie utilisés pour diagnostiquer un fibrome utérin : IRM pelvienne (coupes axiale, sagittale et coronale T2), hystéroscopie diagnostique (cavité normale, fibrome sous-muqueux, résection) et échographie pelvienne (coupes sagittale et transversale)
Les trois grands examens d'imagerie utilisés en pratique : l'IRM (à gauche) pour la cartographie complète, l'hystéroscopie (au centre) pour explorer et traiter directement la cavité de l'utérus, et l'échographie (à droite) en première intention.

Avant toute décision thérapeutique, un bilan d'imagerie précis est indispensable. Il repose sur trois piliers :

Un bilan biologique complète l'évaluation : numération sanguine pour mesurer une éventuelle anémie liée aux saignements, dosage du fer (ferritine) et, selon le contexte, un bilan hormonal et un bilan préopératoire complet.

Quand traiter un fibrome utérin ?

Femme souffrant de douleurs pelviennes liées à un fibrome utérin — symptômes typiques nécessitant une consultation
Quand consulter

Des symptômes qui retentissent sur le quotidien

Beaucoup de femmes vivent avec un fibrome utérin sans même le savoir. Mais quand les règles deviennent trop abondantes, que des douleurs s'installent ou qu'une gêne apparaît au niveau de la vessie ou des intestins, la qualité de vie peut être franchement altérée — et c'est précisément ce retentissement qui justifie un avis chirurgical.

L'indication thérapeutique ne repose pas sur l'existence du fibrome lui-même, mais sur ses conséquences cliniques. Les principales situations qui justifient un traitement sont :

À l'inverse, un fibrome asymptomatique, même volumineux, peut tout à fait faire l'objet d'une simple surveillance par échographie annuelle. Beaucoup de patientes ménopausées voient leurs fibromes régresser spontanément, sous l'effet de la chute hormonale. Pour explorer toutes les pathologies utérines bénignes prises en charge au cabinet, consultez la page dédiée.

Les traitements médicaux : une étape parfois suffisante

Avant d'envisager un geste invasif, plusieurs options médicales peuvent être proposées : progestatifs, dispositif intra-utérin au lévonorgestrel, agonistes de la GnRH, ulipristal acétate (sous conditions strictes liées à des restrictions de prescription). Ces traitements sont surtout utiles pour réduire les saignements et le volume des fibromes en préopératoire, ou comme alternative chez des patientes proches de la ménopause.

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Hésitation entre traitement médical et chirurgie ?

Le Dr Zeitoun construit avec vous une stratégie sur mesure, en fonction de votre âge, de vos symptômes, de votre désir de grossesse et de la cartographie de vos fibromes.

La myomectomie : préserver l'utérus

La myomectomie consiste en l'ablation chirurgicale du ou des fibromes en préservant l'utérus. C'est le traitement de référence chez les femmes souhaitant conserver leur fertilité ou leur utérus pour des raisons personnelles. Plusieurs voies d'abord sont possibles, choisies en fonction de la cartographie fibromatosique.

Myomectomie par cœlioscopie — chirurgie mini-invasive pour retirer un fibrome utérin tout en préservant l'utérus
Chirurgie mini-invasive

La myomectomie, retirer le fibrome sans toucher à l'utérus

L'objectif : enlever uniquement le ou les fibromes et reconstruire la paroi de l'utérus pour qu'elle retrouve sa solidité et sa forme. C'est l'option de référence chez les femmes jeunes ou avec un projet de grossesse.

Selon la position et la taille des fibromes, le geste se fait par voie naturelle, par petites incisions au ventre, ou plus rarement par une incision plus large.

Les techniques disponibles

Résultats et limites

La myomectomie offre d'excellents résultats sur les symptômes : amélioration des règles abondantes dans 80 à 90 % des cas, réduction des douleurs pelviennes chez la majorité des patientes, et préservation de la fertilité avec des taux de grossesse comparables à ceux des femmes sans fibrome dans les bilans publiés. Le principal inconvénient est le risque de récidive, estimé à 10 à 30 % à 5 ans selon les études. Cela s'explique par deux raisons : les fibromes sont sensibles aux hormones et peuvent réapparaître tant que la patiente n'est pas ménopausée, et de très petits fibromes peuvent passer inaperçus lors de la première chirurgie.

Et après la chirurgie, peut-on accoucher par voie basse ? La réponse dépend de l'étendue de la chirurgie sur le muscle utérin. Quand la myomectomie a impliqué une ouverture importante de la paroi de l'utérus pour retirer un gros fibrome, le chirurgien peut recommander une césarienne programmée pour la grossesse suivante. La raison est simple : pendant les contractions de l'accouchement, l'utérus est très sollicité, et la cicatrice du muscle pourrait théoriquement céder — c'est ce qu'on appelle une rupture utérine. Ce risque, bien que rare, justifie la prudence. À l'inverse, après une simple résection par voie naturelle (hystéroscopie) ou une ablation d'un petit fibrome en surface, l'accouchement par voie basse reste tout à fait possible. La décision est toujours prise au cas par cas, en concertation entre l'équipe chirurgicale et l'équipe obstétricale.

Le délai habituellement recommandé entre la myomectomie et une nouvelle conception est de 6 mois, le temps que le muscle de l'utérus cicatrise solidement.

Évolution d'un utérus avec fibromes avant traitement, pendant le traitement médical ou chirurgical, et après — schéma explicatif
L'objectif du traitement, qu'il soit médical ou chirurgical, est toujours le même : faire disparaître les fibromes ou les réduire suffisamment pour que les symptômes s'arrêtent et que l'utérus retrouve une anatomie quasi normale.

Indications privilégiées de la myomectomie : femme jeune ou avec désir de grossesse, fibromes en nombre limité, taille modérée, accessibilité chirurgicale favorable, absence de contre-indication anesthésique. La décision se construit toujours en fonction du contexte global, pas du seul fibrome.

L'hystérectomie : une solution définitive

L'hystérectomie consiste à retirer l'utérus. C'est le traitement définitif des fibromes utérins, sans aucun risque de récidive. Il s'adresse principalement aux femmes ne souhaitant plus de grossesse, aux situations où les traitements conservateurs ont échoué, ou aux fibromes multiples rendant la myomectomie peu réaliste. Pour explorer le détail technique de la chirurgie elle-même, consultez la page dédiée à l'hystérectomie.

Hystérectomie par cœlioscopie — chirurgie de référence pour les fibromes multiples chez les femmes ne souhaitant plus de grossesse
Solution définitive

L'hystérectomie, une page tournée pour de bon

Quand les fibromes sont trop nombreux, trop volumineux, ou que les saignements ne cèdent à aucun traitement, retirer l'utérus dans son ensemble met fin définitivement aux symptômes — et au risque de récidive.

Le geste se fait le plus souvent par cœlioscopie, parfois par voie naturelle. Les ovaires sont conservés à chaque fois que possible.

Les voies d'abord

TypeVoie d'abordIndications principalesAvantages
Hystérectomie totale par cœlioscopieMini-invasive (4 trocarts)Fibromes multiples, utérus < 16 SARécupération rapide, cicatrices minimes
Hystérectomie vaginaleVoie naturelleUtérus mobile, prolapsus associéAucune cicatrice abdominale
Hystérectomie par laparotomieVoie ouverteUtérus très volumineux, adhérences importantesMeilleur contrôle dans les cas complexes
Hystérectomie subtotaleCœlioscopie le plus souventConservation du col souhaitéePréserve potentiellement l'anatomie vaginale

Le choix de la voie d'abord se fait en fonction du volume utérin, des antécédents chirurgicaux, de la mobilité utérine et de la présence d'une éventuelle pathologie associée. La cœlioscopie est aujourd'hui privilégiée chaque fois que cela est techniquement possible.

La question des ovaires

L'hystérectomie pour fibromes ne s'accompagne pas systématiquement du retrait des ovaires. Chez une femme non ménopausée sans facteur de risque particulier (notamment pas de mutation BRCA), la conservation ovarienne est la règle pour préserver la fonction hormonale et éviter une ménopause chirurgicale précoce. La décision de retirer ou non les ovaires se discute au cas par cas, selon l'âge, les antécédents familiaux et le contexte global. Pour comprendre la chirurgie ovarienne et tubaire dans son ensemble, voir la page trompes et ovaires.

Bénéfices et inconvénients

Les avantages sont indiscutables : résolution complète et définitive des symptômes, aucun risque de récidive, suppression des règles, amélioration durable de la qualité de vie, et même réduction du risque de cancer de l'endomètre. La satisfaction des patientes après hystérectomie pour fibromes symptomatiques est élevée dans la littérature.

Les inconvénients doivent être abordés clairement : impossibilité définitive de grossesse, impact psychologique parfois sous-estimé, risques chirurgicaux propres à toute intervention abdominale (plaies vasculaires, urétérales ou digestives, infections, thromboses), et plus rarement, modifications de la fonction sexuelle ou pelvienne dans les suites. Une information loyale et complète, en consultation préopératoire, est essentielle.

L'embolisation des artères utérines : une alternative mini-invasive

L'embolisation des artères utérines (EAU) est une technique de radiologie interventionnelle, réalisée par un radiologue spécialisé. Elle ne fait pas appel à la chirurgie au sens classique : c'est un acte effectué à travers la peau, par une petite ponction au pli de l'aine, sous anesthésie locale ou sédation légère (parfois associée à un peu d'analgésie pour le confort).

Embolisation des artères utérines — technique de radiologie interventionnelle qui prive le fibrome de son apport sanguin
Sans chirurgie

L'embolisation, priver le fibrome de sang

Pas de bistouri, pas d'ouverture, pas d'anesthésie générale. Un radiologue spécialisé introduit un fin cathéter par l'aine et bloque les vaisseaux qui nourrissent le fibrome — qui se rétracte ensuite progressivement sur plusieurs mois.

Une alternative précieuse pour les femmes qui refusent la chirurgie ou ne peuvent pas l'envisager.

Principe de la technique

Sous contrôle radiologique, le radiologue introduit un fin cathéter (un tube souple) dans les artères qui amènent le sang à l'utérus, et y injecte de minuscules microsphères biocompatibles. Ces microsphères bloquent l'arrivée de sang dans les fibromes, qui privés de leur apport sanguin vont se rétracter progressivement sur plusieurs mois. La partie saine de la paroi utérine, mieux irriguée par d'autres petits vaisseaux, est globalement préservée.

Avantages et limites

CritèreAvantagesLimites
Caractère invasifProcédure percutanée, pas de chirurgieIrradiation ionisante de la procédure
HospitalisationAmbulatoire ou 24 à 48 heuresSyndrome post-embolisation (douleurs, fièvre)
RécupérationReprise d'activité en 1 à 2 semainesDouleurs pelviennes parfois marquées
Préservation utérineAnatomie utérine respectéeImpact possible sur la réserve ovarienne
RécidiveRéintervention dans 15 à 25 % des cas à 5 ans

Pour qui ?

L'embolisation est une excellente option pour les patientes refusant la chirurgie, présentant des contre-indications anesthésiques ou souhaitant préserver leur utérus sans projet de grossesse immédiat. Elle est moins consensuelle chez les femmes ayant un projet de grossesse en cours : la plupart des sociétés savantes recommandent dans ce cas la myomectomie en première intention, en raison d'incertitudes sur la fertilité ultérieure et le déroulement obstétrical.

Les fibromes sous-muqueux purs ou les fibromes pédiculés sont des situations où l'embolisation est moins adaptée. À l'inverse, les utérus contenant de très nombreux fibromes chez une femme proche de la ménopause sont une excellente indication.

Important. L'embolisation est une décision collégiale entre la patiente, le gynécologue et le radiologue interventionnel. Une concertation préopératoire avec IRM pelvienne est systématique pour confirmer l'indication et anticiper le résultat attendu.

Comment choisir entre les trois options ?

Consultation de décision thérapeutique pour fibrome utérin — choisir entre myomectomie, hystérectomie et embolisation avec le Dr Zeitoun
La consultation chirurgicale est le moment où l'on pèse ensemble les paramètres de la décision : âge, projet de grossesse, intensité des symptômes, cartographie des fibromes, préférences personnelles.

Aucune des trois techniques n'est universellement supérieure : le bon traitement est celui qui correspond à votre situation personnelle. Plusieurs paramètres entrent dans la décision :

Tableau comparatif synthétique

MyomectomieHystérectomieEmbolisation
Préservation utérineOuiNonOui
Compatible grossesseOuiNonDiscutable
Récidive possible10 à 30 % à 5 ansAucune15 à 25 % à 5 ans
Type d'anesthésieGénéraleGénéraleLocale ou sédation légère
Hospitalisation1 à 5 jours1 à 5 joursAmbulatoire ou 24 h
Reprise d'activité2 à 4 semaines3 à 6 semaines1 à 2 semaines
Ménopause induiteNonNon si ovaires conservésPossible (rare)

La consultation chirurgicale a précisément pour objectif de pondérer ces paramètres avec vous et de construire une stratégie personnalisée — pas d'imposer un traitement standardisé. Pour mieux connaître la formation et les institutions où le Dr Zeitoun a exercé, consultez la page parcours.

Questions fréquentes

Faut-il systématiquement opérer un fibrome utérin ?
Non. Un fibrome asymptomatique, même volumineux, ne nécessite pas systématiquement de traitement. Les indications opératoires reposent sur les symptômes : saignements abondants entraînant une anémie, douleurs pelviennes invalidantes, compression de la vessie ou du rectum, infertilité liée au fibrome, ou croissance rapide suspecte. Une simple surveillance échographique annuelle suffit dans de nombreux cas.
Myomectomie ou hystérectomie : comment choisir ?
Le choix dépend principalement du désir de grossesse et de l'âge. La myomectomie préserve l'utérus et la fertilité : elle est recommandée chez les femmes jeunes ou souhaitant conserver leur utérus, avec un risque de récidive de 10 à 30 % à 5 ans. L'hystérectomie offre une solution définitive, sans risque de récidive, et reste indiquée en cas de fibromes multiples, de saignements rebelles ou chez les femmes ne souhaitant plus de grossesse.
L'embolisation des artères utérines est-elle compatible avec une grossesse ultérieure ?
L'embolisation préserve l'anatomie utérine, mais son impact sur la fertilité reste discuté. Les sociétés savantes recommandent généralement la myomectomie en première intention chez les femmes ayant un projet de grossesse. L'embolisation peut être proposée si la chirurgie est contre-indiquée ou refusée, après information éclairée sur le risque potentiel d'altération de la réserve ovarienne et de complications obstétricales.
Quels sont les délais pour opérer un fibrome utérin ?
Il n'y a pas d'urgence absolue dans la plupart des situations. Un délai de 1 à 3 mois pour organiser la chirurgie est habituel, le temps de réaliser le bilan préopératoire complet (échographie, IRM, hystéroscopie diagnostique si besoin), de corriger une éventuelle anémie et de discuter le projet thérapeutique. Le Dr Zeitoun propose des consultations rapides au cabinet Paris 8e ou à la Clinique Hartmann — pour demander à être rappelée par le secrétariat, c'est ici.
Un fibrome peut-il devenir cancéreux ?
La transformation d'un fibrome en sarcome utérin est exceptionnelle. La crainte du léiomyosarcome ne justifie pas à elle seule une chirurgie systématique, mais une croissance rapide d'un fibrome après la ménopause, des douleurs inhabituelles ou une image atypique en IRM doivent faire reconsidérer l'attitude thérapeutique. Toute pièce opératoire est analysée systématiquement par un anatomopathologiste. Pour les saignements anormaux après la ménopause qui peuvent évoquer un autre diagnostic, voir cancer de l'endomètre.
Combien de temps faut-il pour récupérer après une myomectomie par cœlioscopie ?
La reprise d'activité quotidienne est possible en 10 à 15 jours, et la reprise du travail entre 2 et 4 semaines selon la profession. La reprise du sport et des efforts importants est recommandée à partir de 4 à 6 semaines. Un délai de 6 mois est habituel avant d'envisager une grossesse, le temps d'une cicatrisation utérine optimale.
Vais-je avoir une ménopause précoce après une hystérectomie ?
Si les ovaires sont conservés — ce qui est la règle chez la femme non ménopausée sans facteur de risque oncologique —, l'hystérectomie ne provoque pas de ménopause. Les ovaires continuent à produire des hormones jusqu'à l'âge habituel de la ménopause. La seule différence est l'absence de règles, puisqu'il n'y a plus d'utérus.
Dr Jérémie Zeitoun

Dr Jérémie Zeitoun

Chirurgien cancérologue, sénologue et gynécologue. Ancien interne formé au Centre François Baclesse et à l'Institut Curie. Ancien praticien spécialiste de l'Institut Gustave Roussy. Cabinet Paris 8e — Clinique Hartmann, Neuilly-sur-Seine.

COMPARATIF

Comparatif : myomectomie vs hystérectomie

CritèreMyomectomieHystérectomie
Fertilité✅ Préservée❌ Définitive
Récidive~25-30% à 10 ans0%
Hospitalisation1-3 jours2-3 jours
Récupération2-4 semaines4-6 semaines
IndicationFemme jeune, désir grossesseSymptômes invalidants, ménopause proche

Source : CNGOF 2018, NICE 2024, Donnez J. Hum Reprod Update 2016.

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Le Dr Jérémie Zeitoun reçoit en consultation au cabinet Paris 8e (241 rue du Faubourg Saint-Honoré) et à la Clinique Hartmann à Neuilly-sur-Seine. Bilans rapides, deuxième avis et consultations dédiées disponibles.

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