
Examens complémentaires, biopsie, lecture du résultat et, lorsqu'elle est proposée, opération : le parcours étape par étape.
Après l'imagerie et la biopsie, faites par le radiologue, le Dr Zeitoun reçoit en consultation pour expliquer le résultat et la suite. Consultations au cabinet du 241 rue du Faubourg Saint-Honoré (Paris 8e) et à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine). La chirurgie a lieu à la Clinique Hartmann.
Cette page est dédiée aux personnes dont la mammographie, l'échographie ou l'IRM mentionne une distorsion architecturale. Ce mot inquiète, car il conduit souvent à une biopsie. Il désigne pourtant une image, et non un diagnostic : plusieurs causes, bénignes ou non, peuvent la produire. Le référentiel SENORIF, fondé sur les recommandations nationales, encadre chaque étape décrite ici. L'imagerie et la biopsie sont réalisées par le radiologue ; le Dr Zeitoun reçoit ensuite en consultation, le plus souvent avec le résultat de la biopsie.

Sur une mammographie, la glande mammaire a une organisation régulière : de fines bandes de tissu partent du mamelon et s'étalent dans le sein, un peu comme les branches d'un éventail. On parle de distorsion architecturale lorsque, dans une petite zone, cette organisation est tirée vers un point, comme un tissu froncé, sans qu'aucune boule ne soit visible.
La particularité de cette image est d'être visible sans masse, c'est-à-dire sans grosseur à l'endroit où le tissu est tiré. C'est pour cela qu'on ne sent souvent rien à la palpation.
Dans la classification BI-RADS de l'ACR (American College of Radiology), une distorsion sans explication, par exemple sans opération antérieure à cet endroit, est en général classée ACR 4. Ce classement signifie qu'une vérification au microscope est recommandée : il ne signifie pas qu'un cancer est présent.
Une même image peut correspondre à des situations très différentes. La biopsie est le seul moyen de les distinguer avec certitude ; l'aspect radiologique oriente, mais ne suffit pas.
La part de chaque cause varie selon l'âge, les antécédents et l'aspect précis de l'image. Le radiologue situe votre cas particulier au vu de vos clichés ; le chirurgien le reprend ensuite, avec le résultat de la biopsie.
Avant de prélever, le radiologue cherche à mieux voir la zone, à mesurer son étendue et à choisir le guidage le plus simple pour la biopsie.

Des clichés complémentaires sont souvent faits en premier, avec l'appareil de mammographie. L'agrandissement est un cliché centré sur la zone, qui la montre en plus gros pour mieux en voir les détails. La compression localisée appuie sur cette seule zone avec une petite plaque, ce qui écarte les tissus qui se superposent. Si l'image n'était due qu'à des tissus normaux superposés, elle disparaît sur ce cliché, ce qui évite une biopsie inutile.
La tomosynthèse, ou mammographie en trois dimensions, se fait avec le même appareil que la mammographie. Plusieurs clichés sont pris sous différents angles, pendant que le tube se déplace en arc au-dessus du sein ; l'ordinateur les reconstruit ensuite, ce qui évite que les tissus se superposent. Une distorsion y apparaît souvent plus nettement que sur un cliché classique, et la tomosynthèse permet parfois de guider le prélèvement.
L'échographie mammaire ciblée cherche une traduction de l'image, c'est-à-dire qu'elle cherche à retrouver à l'échographie la même anomalie que sur la mammographie, au même endroit du sein : par exemple une zone mal limitée, parfois avec une ombre en arrière d'elle. Si elle la retrouve, la biopsie se fera le plus souvent sous échographie, plus confortable.
L'IRM mammaire n'est pas systématique. Elle est discutée lorsque l'image n'est vue que sur une seule incidence, c'est-à-dire sous un seul des deux angles de prise de vue de la mammographie, ou lorsqu'il faut préciser l'étendue avant une opération. À l'IRM, les coupes axiales, c'est-à-dire horizontales, comparent les deux seins à la même hauteur.
À l'issue de ce bilan, le compte rendu donne une catégorie BI-RADS définitive. Une catégorie 4 ou 5 conduit à la biopsie.
La biopsie prélève quelques fragments de la zone pour les analyser au microscope. Elle est réalisée par le radiologue, sous anesthésie locale, en ambulatoire, c'est-à-dire sans nuit à l'hôpital.

Deux techniques existent. La microbiopsie utilise une aiguille fine qui prélève plusieurs carottes de tissu, c'est-à-dire de petits cylindres de tissu de la taille d'une mine de crayon ; elle est le plus souvent guidée par l'échographie. La macrobiopsie utilise une aiguille plus large, reliée à une aspiration, qui prélève davantage de tissu en une seule introduction ; elle est souvent guidée par la mammographie ou la tomosynthèse lorsque l'image n'est pas visible à l'échographie.
Le choix dépend de la visibilité de l'image et de sa taille. Pour une distorsion, la macrobiopsie est fréquemment préférée, car elle fournit plus de matériel à analyser et rend le diagnostic plus sûr. Le déroulement est décrit en détail sur la page consacrée à la biopsie mammaire.
À la fin du geste, le radiologue laisse en place un clip, un minuscule repère métallique sans danger. Il marque l'endroit exact du prélèvement et servira de guide si une opération est décidée. Une mammographie de contrôle vérifie sa position.
Le résultat est rendu après quelques jours ; la page sur le délai du résultat de biopsie explique pourquoi ce temps est nécessaire et ce qui peut l'allonger.
Le médecin anatomopathologiste, spécialiste de l'analyse des tissus au microscope, classe le prélèvement de B1 (tissu normal) à B5 (cancer). La décision ne repose jamais sur ce chiffre seul : elle tient compte de la concordance entre l'image et le résultat.

La concordance est la question centrale. Le radiologue vérifie que le résultat explique bien l'image vue sur la mammographie. Une distorsion nette avec un résultat qui ne retrouve que du tissu normal est dite discordante : dans ce cas, une nouvelle biopsie ou une exérèse (le retrait de toute la zone pour l'analyser) est proposée, même si le résultat est bénin.
La page consacrée à l'anatomopathologie détaille la façon dont ce compte rendu est établi.
Un résultat B3, B4, B5 ou discordant se discute en consultation de chirurgie, avec vos clichés et le compte rendu de biopsie : après la RCP, c'est le Dr Zeitoun qui décide s'il faut opérer.
Une opération est proposée lorsque la biopsie ne permet pas de conclure avec assez de certitude, ou lorsqu'elle a montré un cancer. Dans les deux cas, le geste est ciblé sur la zone repérée.

Une distorsion ne se sent pas sous les doigts et ne se voit pas à l'œil nu pendant l'opération : un repérage est donc indispensable. Il indique au chirurgien l'endroit exact à retirer, pour enlever la bonne zone sans retirer plus de tissu que nécessaire. Ses différentes formes sont décrites sur la page repérage préopératoire.
Deux situations sont à distinguer. Pour une lésion B3 ou une discordance, il s'agit d'une exérèse diagnostique : la zone est retirée en totalité pour être analysée entièrement et obtenir un diagnostic certain. Pour un cancer, il s'agit d'un traitement : la lésion est retirée avec une marge de tissu sain.
Le déroulement de l'intervention et des suites est expliqué sur la page tumorectomie ; celui du repérage, sur la page repérage préopératoire.
La consultation de chirurgie a lieu après l'imagerie et, le plus souvent, après la biopsie, toutes deux réalisées par le radiologue. Elle sert à relire avec vous l'ensemble du dossier, à expliquer la décision proposée et à organiser chaque étape, sans précipitation.

Le chirurgien reprend les clichés, le compte rendu d'imagerie et le résultat de la biopsie, vérifie la concordance et explique pourquoi une surveillance, une nouvelle biopsie ou une opération est proposée. Il précise le type de repérage, la durée de l'intervention, la cicatrice prévue et le moment où le résultat définitif sera connu.
Documents à apporter : les clichés de mammographie, d'échographie et d'IRM, avec le CD si vous l'avez ; les comptes rendus ; le résultat de la biopsie ; vos anciens examens, qui permettent de juger de l'évolution ; la liste de vos traitements.
Si un avis vous a déjà été donné et que vous souhaitez le confronter, un second avis est possible et fait partie du parcours habituel.
Consultations au cabinet du 241 rue du Faubourg Saint-Honoré (Paris 8e) et à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine). La chirurgie a lieu à la Clinique Hartmann.
Secteur 2, non adhérent à l'OPTAM, avec dépassements d'honoraires possibles. Le montant est expliqué en consultation et inscrit sur un devis avant l'intervention.
Non. Une distorsion peut venir d'une cicatrice ancienne, d'une cicatrice radiaire ou d'une adénose sclérosante, qui sont bénignes. Elle peut aussi révéler un cancer, ce qui explique pourquoi une biopsie est recommandée lorsque l'image n'est pas expliquée.
La distorsion se voit sur l'imagerie sans former de masse : elle est donc rarement palpable. L'absence de boule ne permet pas de conclure, et seule l'analyse au microscope d'un prélèvement donne une réponse fiable.
C'est une lésion bénigne où un petit centre fibreux attire les canaux voisins, sans lien avec une opération. C'est une lésion à risque : comme la biopsie peut manquer une lésion cancéreuse située à côté, une chirurgie est le plus souvent nécessaire. Après la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), c'est le Dr Zeitoun qui décide s'il faut opérer. La page des lésions bénignes du sein la décrit en détail.
« Sans masse » signifie qu'aucune boule n'est visible à l'endroit vers lequel le tissu est tiré. Ce détail oriente le radiologue, mais ne remplace pas la biopsie.
Cela dépend de la concordance. Si le résultat explique bien l'image, une surveillance suffit le plus souvent. S'il ne l'explique pas, ou s'il montre une lésion B3 comme une cicatrice radiaire ou des atypies, le Dr Zeitoun décide après la RCP s'il faut opérer ; une exérèse est le plus souvent proposée.
Le déroulement de l'intervention est expliqué sur la page tumorectomie, et celui du repérage sur la page repérage préopératoire. La durée de l'arrêt de travail dépend de votre activité et du geste réalisé ; elle est fixée avec vous en consultation.
La distorsion ne se sent pas et n'est pas visible à l'œil nu pendant l'opération. Le repérage indique au chirurgien l'endroit exact à retirer, pour enlever la bonne zone sans retirer plus de tissu que nécessaire. Ses différentes formes sont décrites sur la page repérage préopératoire.
Le radiologue cherche d'abord à la retrouver à l'échographie, que l'on appelle échographie de seconde intention. Si elle reste invisible, une biopsie guidée par l'IRM est réalisée. La page sur l'IRM mammaire en explique le déroulement.
Le résultat de la biopsie est en général connu après quelques jours, comme l'explique la page sur le délai du résultat. Lorsqu'une opération est indiquée, elle est organisée dans les semaines qui suivent, sans précipitation mais sans retard inutile.
La consultation a lieu après l'imagerie et la biopsie, faites par le radiologue. Consultations au cabinet du 241 rue du Faubourg Saint-Honoré (Paris 8e) et à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine). La chirurgie a lieu à la Clinique Hartmann. Secteur 2, non adhérent à l'OPTAM, avec dépassements d'honoraires possibles. Le montant est expliqué en consultation et inscrit sur un devis avant l'intervention.
Sources : référentiel SENORIF 2025-2026 (réseau régional de cancérologie d'Île-de-France) ; Haute Autorité de santé (HAS), dépistage et diagnostic du cancer du sein ; Institut national du cancer (INCa), parcours de diagnostic du cancer du sein ; American College of Radiology, ACR BI-RADS Atlas, 5e édition.
Après la biopsie, pour lire le résultat avec le chirurgien ou préparer l'opération : rendez-vous sur Doctolib, ou demande de rappel au secrétariat.