Comment guider le chirurgien vers une lésion qui ne se sent pas sous les doigts : harpon (guide métallique) ou clip magnétique (Magseed, Localizer, Sirius). Une étape technique devenue un pivot de la chirurgie mammaire moderne.
Auteur et révision médicale : Dr Jérémie Zeitoun, chirurgien cancérologue sénologique & gynécologue — RPPS 10101463296 — formé à l'Institut Gustave Roussy, l'Institut Curie et au Centre François Baclesse. Voir le parcours complet →
Dernière mise à jour : · Sources : SENORIF 2025-2026, SFSPM, HAS, littérature Magseed / Localizer. Références en bas de page.
La grande majorité des lésions mammaires diagnostiquées aujourd'hui — cancers précoces, hyperplasies atypiques, papillomes, microcalcifications — sont non palpables. Elles ne se sentent pas à l'examen clinique, ne se voient pas à la surface de la peau, et sont invisibles à l'œil nu une fois la peau incisée. Elles n'existent que sur les images : un nodule de 7 mm à l'échographie, un foyer de microcalcifications sur une mammographie, une prise de contraste suspecte à l'IRM.
Lorsque ces lésions doivent être retirées chirurgicalement, un problème concret se pose : comment le chirurgien sait-il exactement où opérer ? Sans repérage, il procéderait à l'aveugle — avec un risque important de manquer la cible ou de retirer un volume excessif de tissu sain. Le repérage pré-opératoire est la solution technique à ce problème : il consiste à placer, dans le sein, un marqueur physique que le chirurgien pourra identifier au bloc pour guider son geste.
À retenir : le repérage pré-opératoire transforme une lésion invisible et impalpable en une cible tangible pour le chirurgien. Il est indispensable pour toute chirurgie d'une lésion non palpable, quelle que soit sa nature — cancer, lésion à risque (HCA, CLIS, cicatrice radiaire), papillome, ou simple nodule bénin devant être retiré.
Le repérage est indiqué dès qu'une lésion mammaire à opérer n'est pas accessible à l'examen clinique, c'est-à-dire ne peut pas être retrouvée sous les doigts du chirurgien au bloc. Cela concerne en pratique : les cancers du sein de petite taille découverts au dépistage, les hyperplasies canalaires atypiques (HCA) et autres lésions B3, les papillomes, les foyers de microcalcifications suspects (ACR 4 ou ACR 5), les petits nodules échographiques profonds ou mal individualisés, et certaines lésions détectées uniquement à l'IRM sans traduction échographique, qui nécessitent alors un repérage sous IRM — plus rare et plus complexe.
Source : SENORIF 2025-2026 · SFSPM
Avant toute chirurgie, il y a presque toujours eu une biopsie. Lors de cette biopsie — microbiopsie échoguidée pour un nodule, macrobiopsie d'exérèse stéréotaxique pour des microcalcifications, biopsie sous IRM pour une lésion visible uniquement à l'IRM — le radiologue prélève un ou plusieurs fragments de tissu mammaire. À la fin de la procédure, il pose systématiquement, à l'emplacement exact du prélèvement, un petit clip métallique de quelques millimètres, généralement en titane.
Les clips les plus utilisés en France sont le Twirl, le Tumark, le UltraClip. Ils sont biologiquement inertes, indolores, parfaitement compatibles avec la mammographie, l'échographie et l'IRM mammaire. Ils peuvent rester en place indéfiniment sans le moindre inconvénient.
Après une biopsie, surtout pour des microcalcifications ou une petite lésion, il est très fréquent que la cible ait entièrement disparu de l'imagerie — le geste biopsique a tout retiré. Si aucun clip n'avait été posé, il serait ensuite impossible de retrouver précisément où le prélèvement avait été fait. Le clip joue donc un rôle de point de repère anatomique durable. Il sert à deux choses :
Si aucune chirurgie n'est décidée (résultat bénin, surveillance), le clip permet un suivi radiologique précis. À chaque mammographie de contrôle, le radiologue peut revoir exactement la zone biopsiée et vérifier qu'elle reste stable.
Si une chirurgie est décidée, le clip sert de cible pour le repérage pré-opératoire. Le repérage (harpon ou clip magnétique) est placé au contact du clip métallique — il pointe vers lui. Le chirurgien, en retirant le repérage et le clip, retire mécaniquement la zone d'intérêt.
En clair : le clip métallique est toujours posé lors d'une biopsie de lésion non palpable — c'est une règle de bonne pratique qui protège la patiente en gardant une trace physique de la zone biopsiée, quel que soit le résultat histologique et quelle que soit la décision ultérieure.
Source : SENORIF 2025-2026 · HAS
Deux grandes techniques de repérage pré-opératoire existent aujourd'hui en France. Toutes deux sont validées et efficaces ; elles diffèrent principalement par leur logistique et leur confort pour la patiente. Le choix de la technique dépend de la disponibilité au centre de radiologie, de la topographie de la lésion, de l'organisation du parcours de soins et des préférences de la patiente.
Fil métallique fin dont une extrémité est ancrée dans le sein au contact du clip de biopsie et dont l'autre extrémité sort de la peau. Posé la veille au soir ou le matin de l'intervention, sous échographie ou stéréotaxie.
Quelques heures (le jour même) à 24h maximum
Petit marqueur magnétique de 5 mm environ (Magseed, Localizer, Sirius, Savi Scout) posé au contact du clip métallique. Détecté en peropératoire par une sonde magnétique dédiée.
Plusieurs jours à plusieurs semaines (voire mois)
L'objectif est strictement le même dans les deux cas : permettre au chirurgien de localiser précisément la lésion au bloc. Le résultat oncologique est équivalent — ce n'est pas une question de qualité de la chirurgie, mais d'organisation. La question n'est donc pas « quelle technique est la meilleure ? » mais « laquelle est la plus adaptée à cette patiente, dans ce centre, pour cette lésion ? ».
Source : SFSPM · SENORIF 2025-2026
Le harpon, également appelé guide métallique, hameçon ou fil métallique, est la technique historique de repérage pré-opératoire. Elle est utilisée depuis les années 1970 et reste aujourd'hui la méthode la plus répandue en France — disponible dans tous les centres de radiologie mammaire, fiable, éprouvée, peu coûteuse.
Un fil métallique très fin (comparable à un fil de pêche en apparence) est introduit dans le sein par une aiguille-vecteur, sous contrôle échographique ou mammographique. L'extrémité interne du fil est munie d'un petit crochet qui s'ancre dans le tissu mammaire au contact du clip de biopsie. L'aiguille est ensuite retirée, et le fil reste en place, avec son extrémité externe qui sort de la peau — protégée par un pansement stérile.
La patiente arrive au cabinet de radiologie. Si le repérage est fait la veille, pas besoin d'être à jeun. Si c'est le matin même, elle se présente à jeun, en général entre 7h30 et 9h. Le radiologue sénologue l'accueille, revoit les images, discute le geste et installe la patiente.
Désinfection, anesthésie locale dans la peau et le tissu mammaire, pose du harpon sous guidage échographique ou stéréotaxique. Durée : 15 à 20 minutes.
Contrôle radiographique, pansement, et transfert direct vers le bloc opératoire avec les clichés. La patiente reste à jeun et n'enlève pas le pansement avant l'intervention.
Disponibilité universelle : tous les cabinets de radiologie mammaire en France le pratiquent.
Fiabilité prouvée : 50 ans de recul, taux de repérage réussi très élevé.
Coût : peu onéreux, bien remboursé par l'Assurance Maladie. Attention : en secteur privé, des dépassements d'honoraires peuvent s'appliquer selon le cabinet de radiologie choisi.
Logistique contraignante : si le repérage est fait le matin même, il faut arriver à jeun chez le radiologue puis au bloc dans un timing serré. Si le repérage est fait la veille, pas besoin d'être à jeun pour la pose — mais il faut se présenter deux fois (radiologue la veille, bloc le lendemain).
Fil sortant de la peau : inconfortable, anxiogène pour certaines patientes, risque théorique de déplacement.
Dépendance temporelle : la chirurgie doit suivre rapidement. Si la chirurgie est reportée, le harpon doit être retiré puis reposé ultérieurement.
Source : SFSPM · HAS
Développés dans les années 2010, les clips magnétiques représentent une évolution significative du repérage pré-opératoire. Commercialisés sous différents noms — Magseed (Endomag), Localizer (Hologic), Sirius, Savi Scout (Cianna Medical) — ils reposent sur un principe commun : une petite capsule métallique magnétique, détectable en peropératoire par une sonde dédiée. Ces dispositifs sont en cours de déploiement progressif en France, avec une disponibilité variable selon les centres de radiologie.
Le clip magnétique est une capsule métallique de 5 mm de longueur environ, en acier inoxydable de qualité médicale. Il est introduit dans le sein par une aiguille-vecteur, sous guidage échographique ou mammographique, et déposé au contact immédiat du clip métallique de biopsie. L'aiguille est ensuite retirée — contrairement au harpon, rien ne sort de la peau. Le clip reste silencieusement en place jusqu'à la chirurgie.
Au bloc opératoire, le chirurgien utilise une sonde de détection magnétique (type Sentimag pour le Magseed) qui émet un signal sonore d'intensité proportionnelle à la proximité du clip. Plus la sonde se rapproche, plus le signal s'intensifie — le chirurgien suit le signal pour localiser précisément la cible, puis retire le tissu entourant le clip magnétique et le clip métallique de biopsie.
Rendez-vous classique au cabinet de radiologie, sans jeûne, à l'heure qui convient à la patiente. Pose du clip magnétique sous anesthésie locale, sous guidage échographique ou mammographique.
La patiente reprend ses activités normales immédiatement après la pose. Le clip est totalement indolore, invisible, ne gêne en rien les mouvements, le sommeil, l'activité sportive ou la vie quotidienne.
Arrivée directe au bloc à jeun, sans étape intermédiaire chez le radiologue. Le chirurgien utilise la sonde magnétique pour localiser le clip pendant l'intervention.
Découplage logistique : pose plusieurs semaines avant la chirurgie, rendez-vous pris indépendamment du bloc.
Confort de la patiente : pas de fil sortant de la peau, pas d'anxiété le jour J liée au repérage, pas de jeûne prolongé.
Flexibilité : la chirurgie peut être reportée sans retirer le clip, le clip reste actif pendant plusieurs semaines.
Précision chirurgicale : la sonde permet un guidage fin du geste chirurgical, souvent jugé plus confortable par les opérateurs habitués.
Sécurité diagnostique : la pose plusieurs semaines avant la chirurgie laisse le temps d'une relecture complète du bilan radiologique et permet, si nécessaire, de réaliser des biopsies complémentaires dans le même sein ou dans l'autre sein avant le geste chirurgical définitif.
Disponibilité limitée : tous les centres de radiologie ne sont pas équipés — en cours de déploiement en France.
Coût : aujourd'hui parfaitement remboursé par la Sécurité sociale et bien pris en charge. Attention : en secteur privé, des dépassements d'honoraires peuvent s'appliquer selon le cabinet de radiologie choisi.
Artefact IRM : le clip génère un artefact localisé sur les IRM de suivi (zone de flou autour du clip) — ce n'est généralement pas un problème dans la pratique.
Source : Endomag (Magseed), Hologic (Localizer), études cliniques 2018-2024
Voici le parcours complet, étape par étape, de la biopsie jusqu'à l'analyse de la pièce opératoire. C'est l'enchaînement que connaissent toutes les patientes prises en charge pour une lésion non palpable du sein.
Microbiopsie ou macrobiopsie au cabinet de radiologie. Pose du clip métallique (Twirl, Tumark, UltraClip) à l'emplacement exact du prélèvement.
Résultats de la biopsie, consultation avec le chirurgien, éventuelle discussion en RCP, décision d'exérèse chirurgicale, programmation.
Pose du harpon le jour même, ou du clip magnétique plusieurs semaines avant. Au contact du clip métallique de biopsie, sous anesthésie locale.
Exérèse en bloc du repérage, du clip métallique et de la lésion alentour. Radiographie de la pièce opératoire pour vérification. Envoi en anatomopathologie.
Option A — pose la veille : pose du harpon en radiologie en journée, sans jeûne nécessaire. Retour à domicile ou hôtel avec le pansement. Le lendemain matin, arrivée à jeun directement au bloc.
Option B — pose le matin J0 : arrivée à jeun au cabinet de radiologie tôt le matin, pose du harpon, transfert direct au bloc dans les heures qui suivent.
J0 soir ou J+1 : retour à domicile.
J-30 à J-7 : pose du clip magnétique en radiologie, sans jeûne, en journée.
Entre les deux : vie normale, aucune contrainte.
J0 : arrivée directe au bloc à jeun. Intervention.
J0 soir ou J+1 : retour à domicile.
Source : SENORIF 2025-2026
Une étape souvent méconnue des patientes, mais systématique dans toute chirurgie guidée par repérage : la radiographie de la pièce opératoire. C'est un moment de vérification essentiel, réalisé sur-le-champ, avant la fermeture cutanée.
Une fois que le chirurgien a retiré le fragment de tissu mammaire contenant théoriquement la lésion, le repérage et le clip métallique, la pièce est envoyée en salle de radiologie attenante au bloc (ou radiographiée directement au bloc, selon les centres), avant même d'être transmise au laboratoire d'anatomopathologie. Une simple mammographie du fragment est réalisée. Cette radiographie de pièce apporte plusieurs informations décisives en quelques minutes.
Le clip métallique de biopsie est visible sur la radio de la pièce. Si oui, la cible a été atteinte : le chirurgien a retiré la zone d'intérêt.
Le harpon ou le clip magnétique doit également être présent dans la pièce — confirmation supplémentaire que la zone visée a été emportée.
Lorsque la cible initiale était un foyer de microcalcifications, leur présence sur la radio de la pièce confirme que l'ensemble du foyer a été retiré.
La position du clip et des microcalcifications par rapport aux berges de la pièce donne une première appréciation des marges — complétée par l'analyse anatomopathologique.
C'est une situation rare mais anticipée. Si la radio de la pièce ne montre ni le clip, ni les microcalcifications cibles, cela signifie que la cible n'a pas été atteinte — le chirurgien n'a pas retiré la bonne zone. Dans ce cas, une résection complémentaire est réalisée dans le même temps opératoire : on reprend, on vise à nouveau en s'aidant du repérage, et on refait une radio de la nouvelle pièce jusqu'à obtenir la vérification. Cette étape de contrôle fait partie intégrante de la sécurité de la procédure — elle évite de découvrir trop tard que la cible n'a pas été atteinte.
En pratique : la radio de pièce est systématique après toute exérèse guidée par repérage. Elle garantit à la patiente et à l'équipe que la cible a bien été atteinte — c'est un standard de qualité en chirurgie sénologique moderne.
Source : SFSPM · SENORIF 2025-2026
Cabinet Paris 8e · Clinique Hartmann Neuilly · Secteur 2 non-OPTAM
Les réponses ci-dessous sont issues de la pratique clinique quotidienne et des recommandations en vigueur.
Non, ou très peu. Le repérage est réalisé sous anesthésie locale par le radiologue sénologue. Une petite injection est faite dans la peau et dans le tissu mammaire avant la pose du harpon ou du clip magnétique. La procédure dure 10 à 20 minutes selon la technique et la localisation. Vous pouvez ressentir une sensation de pression, ou un léger tiraillement pour le harpon, mais la douleur est très limitée. Un hématome modéré est possible, qui se résorbe spontanément en quelques jours.
Aucune n'est supérieure à l'autre en termes de résultat oncologique. Les deux techniques permettent au chirurgien de localiser précisément la lésion — c'est bien le but recherché. La différence se fait sur la logistique et le confort : le clip magnétique simplifie considérablement le parcours en permettant une pose plusieurs semaines avant la chirurgie, sans fil sortant de la peau. Le harpon reste très fiable et universellement disponible. Le choix final dépend de la disponibilité au centre de radiologie, de la topographie de la lésion, et de vos préférences.
Selon les dispositifs, cela va de quelques jours à plusieurs mois. Les dispositifs disponibles (Magseed, Localizer, Sirius, Savi Scout) permettent une pose suffisamment en amont de la chirurgie pour dissocier totalement la logistique du repérage et celle du bloc. Cette flexibilité est l'un des grands atouts du clip magnétique : elle permet d'adapter le calendrier de la chirurgie sans contrainte liée au repérage, et elle autorise aussi une relecture complète du bilan radiologique voire la réalisation de biopsies complémentaires dans le même sein ou ailleurs avant le geste chirurgical définitif.
Non. Le clip magnétique est très petit (5 mm environ) et sa signature magnétique est trop faible pour déclencher les portiques d'aéroport, les antivols de magasin ou les détecteurs courants. Vous pouvez voyager et passer les contrôles sans aucune contrainte particulière.
Les deux techniques s'adaptent à toutes les morphologies mammaires et à toutes les profondeurs de lésion, à quelques nuances près. Le harpon peut être plus difficile à positionner dans un sein très dense ou pour une lésion très profonde — mais le radiologue sénologue adapte sa technique au cas par cas. Le clip magnétique est plus polyvalent dans ce contexte. En cas de difficulté prévisible, la discussion entre chirurgien et radiologue avant le repérage permet de planifier la meilleure stratégie.
Le risque théorique existe — c'est la raison pour laquelle le harpon est posé peu de temps avant la chirurgie (quelques heures à 24h maximum). En pratique, le harpon moderne a un crochet d'ancrage qui le maintient solidement en place. Il est protégé par un pansement épais, et il est recommandé de limiter les mouvements brusques et de ne pas porter de charge lourde entre la pose et la chirurgie. Un déplacement significatif est rare ; si la position semble douteuse, une nouvelle radiographie est faite avant l'intervention.
Oui. Lorsque plusieurs lésions non palpables doivent être retirées lors de la même intervention, plusieurs repérages peuvent être posés — un par lésion. Les harpons peuvent être multiples, les clips magnétiques également, bien que certaines sondes aient des limites de résolution entre deux clips très proches. Le radiologue et le chirurgien discutent la stratégie en amont pour optimiser les positions.
Oui, les deux techniques sont remboursées par l'Assurance Maladie. Le harpon est bien remboursé, technique historique et peu coûteuse. Le clip magnétique (Magseed, Localizer, Sirius) est aujourd'hui parfaitement remboursé par la Sécurité sociale et bien pris en charge. Attention néanmoins : en secteur privé, des dépassements d'honoraires peuvent s'appliquer — que ce soit pour le repérage par harpon ou par clip magnétique — selon le cabinet de radiologie choisi et sa convention avec l'Assurance Maladie. Demandez systématiquement au cabinet un devis préalable précisant le tarif et le reste à charge éventuel.
Il est retiré avec la pièce opératoire. C'est d'ailleurs l'un des objectifs explicites de la chirurgie : retirer en bloc le repérage (harpon ou clip magnétique), le clip métallique de biopsie et le tissu lésionnel alentour. La radiographie de la pièce opératoire confirme sa présence dans le fragment réséqué. Après la chirurgie, il n'y a donc plus de clip dans le sein.
Oui, si le report dépasse quelques heures. Le harpon est prévu pour rester en place très peu de temps. Si pour une raison quelconque la chirurgie est annulée ou reportée au-delà de 24-48 heures, le harpon doit être retiré par le radiologue, puis repositionné avant la nouvelle date d'intervention. C'est une des raisons pour lesquelles, quand c'est possible, le clip magnétique offre plus de flexibilité : il peut rester en place plusieurs semaines sans inconvénient, même si la chirurgie est reportée.
Le repérage pré-opératoire est une étape technique qui intervient dans le parcours de nombreuses pathologies du sein. Voici les pages qui approfondissent les situations cliniques dans lesquelles il est indiqué.
La lésion B3 la plus à risque, diagnostiquée sur macrobiopsie stéréotaxique et quasi-systématiquement opérée sous repérage pré-opératoire.
Lésion à risque souvent non palpable, diagnostiquée sur microbiopsie. L'exérèse chirurgicale, quand elle est décidée, est guidée par repérage.
Toutes les lésions bénignes et à risque du sein : classification, prise en charge, suivi. La page mère qui replace chaque situation dans son contexte.
Cette page s'appuie sur les référentiels de sénologie français et internationaux, les recommandations des sociétés savantes et la littérature médicale indexée à PubMed.
Dernière révision de cette page : 22 avril 2026 · Mise à jour prévue : octobre 2026.
Cabinet Paris 8e ou Clinique Hartmann Neuilly. Deuxième avis possible sur dossier.