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Cancer du sein chez l'homme : boule rétro-aréolaire, diagnostic par mammographie et biopsie, chirurgie par mastectomie — Dr Jérémie Zeitoun, chirurgien sénologue Paris
Cancer du sein · Comprendre

Le cancer du sein chez l'homme : symptômes, diagnostic et chirurgie

Tout homme possède un peu de tissu mammaire derrière le mamelon — et ce tissu peut, rarement, développer un cancer. Le cancer du sein masculin représente environ 1 % des cancers du sein. Souvent découvert tard, faute d'y penser, il se soigne pourtant selon les mêmes principes que chez la femme : reconnaître une boule sous le mamelon, poser le diagnostic, opérer, puis traiter.

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Une boule sous le mamelon ?
Un avis chirurgical sénologique pour savoir de quoi il s'agit et décider de la suite.

Boule dure sous le mamelon, écoulement ou rétraction : le plus souvent bénin, parfois non. Le Dr Zeitoun examine, organise l'imagerie et la biopsie si besoin, et vous prend en charge à la Clinique Hartmann de Neuilly.

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Une boule sous le mamelon est le plus souvent bénigne (gynécomastie) ; seul un examen permet de le confirmer et, si besoin, d'aller plus loin.

On l'ignore souvent : le cancer du sein n'est pas réservé aux femmes. Derrière le mamelon, tout homme conserve une petite quantité de tissu mammaire — quelques canaux — et ce tissu peut, rarement, devenir le siège d'un cancer. Ce cancer représente environ 1 % de l'ensemble des cancers du sein, soit quelques centaines de nouveaux cas par an en France.

Cette rareté a un revers : beaucoup d'hommes n'imaginent pas être concernés, attribuent une grosseur à une simple gynécomastie et consultent tardivement. Or, à stade égal, le cancer du sein de l'homme se prend en charge selon les mêmes principes que chez la femme, et se soigne d'autant mieux qu'il est diagnostiqué tôt. Le premier message de cet article est donc simple : une boule persistante sous le mamelon, chez un homme, mérite un avis.

Nous suivrons le parcours de bout en bout : reconnaître les signes, comprendre les facteurs de risque (au premier rang desquels la mutation BRCA2), poser le diagnostic, puis traiter — d'abord par la chirurgie, ensuite par les traitements associés. Cet article s'appuie sur les recommandations de l'INCa et de l'ASCO, et complète la page de référence sur le cancer du sein.

CE QU'IL FAUT SAVOIR D'ABORD

Le cancer du sein chez l'homme : rare, mais bien réel

Le sein masculin n'est pas « vide » : il contient un tissu mammaire réduit, hérité du développement embryonnaire, principalement fait de canaux. C'est de ce tissu que naît le cancer — presque toujours un carcinome canalaire, comme chez la femme.

Anatomie du sein masculin : tissu mammaire réduit et canaux galactophores situés derrière le mamelon, siège du cancer du sein chez l'homme — Dr Jérémie Zeitoun Paris
Anatomie essentielle

Du tissu mammaire, derrière le mamelon

Chez l'homme, le tissu mammaire reste concentré dans une petite zone, juste sous et autour du mamelon (région rétro-aréolaire). C'est pourquoi la plupart des cancers y sont découverts, et pourquoi une tumeur y devient rapidement palpable et proche de la peau.

La très grande majorité de ces cancers sont hormonodépendants : leurs cellules portent des récepteurs aux œstrogènes. Cette caractéristique, encore plus fréquente que chez la femme, explique la place centrale de l'hormonothérapie après la chirurgie.

~1 %des cancers du seinsurviennent chez un homme : c'est rare, mais loin d'être exceptionnel à l'échelle d'un pays.
65-70âge médian (ans)le diagnostic survient le plus souvent après 60 ans, un peu plus tard que chez la femme.
Rétro-
aréolaire
localisation habituellela tumeur naît le plus souvent juste derrière le mamelon, ce qui la rend vite palpable.

Ce que cela change en pratique : parce que le volume de tissu est faible et la tumeur proche du mamelon, la chirurgie retire le plus souvent l'ensemble de ce tissu (mastectomie). Et parce que le cancer est presque toujours hormonodépendant, le traitement après l'opération repose largement sur l'hormonothérapie.

CE QUI DOIT ALERTER

Les signes du cancer du sein chez l'homme

Le cancer du sein de l'homme est souvent découvert par l'homme lui-même : une grosseur remarquée par hasard. Reconnaître les signes, c'est gagner un temps précieux.

Cinq signes qui justifient une consultation

1Une boule dure, souvent indolore, sous ou à côté du mamelon — le signe le plus fréquent.
2Une rétraction ou une déviation du mamelon, ou un mamelon qui « rentre ».
3Un écoulement du mamelon, surtout s'il est sanglant ou spontané.
4Une modification de la peau : rougeur, épaississement, aspect de « peau d'orange », plaie qui ne cicatrise pas.
5Un ganglion perceptible sous l'aisselle, ferme et persistant.

Gynécomastie ou cancer ? La question qui revient toujours

La cause la plus fréquente d'une augmentation du sein chez l'homme n'est pas un cancer : c'est la gynécomastie, un développement bénin du tissu mammaire. Savoir les distinguer évite autant l'inquiétude inutile que le retard de diagnostic.

La gynécomastie

Développement souple, régulier et souvent des deux côtés, centré derrière le mamelon, sans écoulement ni modification de la peau. Elle est fréquente à l'adolescence et après 50 ans, favorisée par certains médicaments ou un déséquilibre hormonal. Elle est bénigne, mais mérite un avis quand elle est gênante ou d'apparition récente.

BéninSouple & symétrique

Les signes du cancer

Masse dure, fixée, non centrée sur le mamelon, le plus souvent d'un seul côté, parfois accompagnée d'une rétraction du mamelon, d'un écoulement ou d'une atteinte de la peau. Devant ces signes, l'examen ne se contente pas d'un avis clinique : il conduit à une imagerie et, si besoin, à une biopsie.

À explorerDur & fixé
Différence entre gynécomastie bénigne (développement souple et symétrique) et cancer du sein chez l'homme (masse dure, fixée, rétraction du mamelon) — Dr Jérémie Zeitoun Paris
Gynécomastie bénigne ou cancer du sein chez l'homme : les repères qui orientent le diagnostic
CritèreGynécomastie (bénigne)Cancer du sein (à explorer)
ConsistanceSouple, élastique, régulièreDure, irrégulière, fixée aux plans profonds
CôtéSouvent bilatérale (les deux seins)Le plus souvent unilatérale
PositionCentrée sur le mamelonSouvent excentrée, sous ou à côté du mamelon
DouleurParfois sensible ou tendueLe plus souvent indolore
MamelonNormal, pas de rétractionRétraction, déviation, écoulement possible
PeauNormaleRougeur, épaississement, « peau d'orange », plaie qui ne cicatrise pas
AissellePas de ganglionGanglion ferme et persistant possible
ÉvolutionStable ou régressiveS'installe et grossit progressivement
Conduite à tenirExamen clinique, avis si gêne ou apparition récenteExamen + mammographie, échographie et biopsie

Le bon réflexe : aucun de ces signes ne signifie à lui seul un cancer — la plupart correspondent à une cause bénigne. Mais aucun ne doit être ignoré. Devant une grosseur qui persiste, le plus sûr est de faire préciser la situation, plutôt que d'attendre.

POURQUOI CERTAINS HOMMES

Les facteurs de risque du cancer du sein masculin

Comme chez la femme, la plupart des cancers du sein masculins surviennent sans cause identifiable. Mais certains facteurs augmentent nettement le risque — et le premier d'entre eux est génétique.

Facteurs de risque du cancer du sein chez l'homme : transmission héréditaire de la mutation BRCA2 sur l'arbre familial et prédisposition génétique — Dr Jérémie Zeitoun Paris
01

La mutation BRCA2

C'est le principal facteur héréditaire chez l'homme. Un homme porteur d'une mutation BRCA2 a un risque de cancer du sein très supérieur à celui de la population générale. La mutation BRCA1 intervient de façon plus limitée.

02

Le syndrome de Klinefelter

Cette particularité chromosomique (47,XXY) modifie l'équilibre hormonal — moins de testostérone, plus d'œstrogènes relatifs — et augmente sensiblement le risque de cancer du sein.

03

Âge, hormones, antécédents

Le risque croît avec l'âge. S'y ajoutent un déséquilibre hormonal (obésité, certaines maladies du foie), des antécédents familiaux de cancer du sein et une radiothérapie thoracique antérieure.

Une conséquence concrète : parce que la part héréditaire est importante, une consultation d'oncogénétique et un test génétique sont proposés à la plupart des hommes chez qui un cancer du sein est diagnostiqué. Le résultat oriente la surveillance de l'homme lui-même et informe sa famille — c'est aussi ce qui peut conduire, chez certains apparentés, à discuter d'une stratégie de réduction du risque. Pour situer votre propre risque familial, un questionnaire de risque est disponible.

DE LA GROSSEUR AU DIAGNOSTIC

Le diagnostic du cancer du sein chez l'homme

La démarche est la même que chez la femme, et souvent plus simple à réaliser : le faible volume de tissu rend l'examen et l'imagerie plus lisibles. Une règle demeure : seul le prélèvement confirme le diagnostic.

01

L'examen clinique

Le chirurgien palpe la masse, précise sa consistance, sa mobilité, son rapport au mamelon et à la peau, et examine les aires ganglionnaires de l'aisselle. C'est la première étape, qui oriente vers l'imagerie adaptée.

02

L'imagerie

La mammographie et l'échographie mammaire décrivent la lésion. Chez l'homme, elles sont souvent plus faciles à interpréter. Une IRM mammaire est réservée à des situations particulières.

03

La biopsie

C'est l'examen qui affirme le diagnostic : une biopsie prélève un fragment de la lésion, analysé par le laboratoire. L'anatomopathologie précise le type de cancer, son grade et ses récepteurs hormonaux.

Diagnostic du cancer du sein chez l'homme : mammographie et échographie d'une masse rétro-aréolaire, puis microbiopsie pour analyse anatomopathologique — Dr Jérémie Zeitoun Paris

Pourquoi les récepteurs comptent : l'analyse recherche les récepteurs aux œstrogènes et à la progestérone, ainsi que le statut HER2. Le cancer du sein de l'homme est presque toujours porteur de récepteurs hormonaux — ce qui rend l'hormonothérapie particulièrement pertinente. Si le diagnostic de cancer est confirmé, un bilan d'extension complète le dossier avant la décision thérapeutique.

Une lésion du sein confirmée ? Un avis chirurgical pour organiser la suite.

Boule suspecte, imagerie ou biopsie en faveur d'un cancer : le Dr Zeitoun reprend vos résultats, vous explique l'intervention et programme la prise en charge à la Clinique Hartmann de Neuilly.

LE TRAITEMENT DE RÉFÉRENCE

La chirurgie du cancer du sein chez l'homme

Pour un cancer du sein localisé chez l'homme, la chirurgie est presque toujours la première étape du traitement. Deux gestes se combinent : retirer la tumeur, et vérifier les ganglions.

Chirurgie du cancer du sein chez l'homme : mastectomie totale du tissu rétro-aréolaire et repérage du ganglion sentinelle axillaire — Dr Jérémie Zeitoun Paris

La mastectomie

Parce que le volume de tissu mammaire est faible et la tumeur proche du mamelon, on retire le plus souvent la totalité du tissu mammaire : c'est la mastectomie. Elle laisse une cicatrice horizontale discrète sur le thorax. Dans des situations sélectionnées, une chirurgie plus limitée (tumorectomie) peut être envisagée.

Geste de référenceCicatrice discrète

Le ganglion sentinelle

Pour savoir si la maladie a atteint l'aisselle sans opérer inutilement, on retire d'abord le premier ganglion de drainage : le ganglion sentinelle. S'il est indemne, on évite le curage axillaire complet et son risque de lymphœdème ; s'il est atteint, la stratégie est adaptée.

Éviter le curageMoins de séquelles

Préparer & repérer

Lorsque la lésion est peu palpable, un repérage préopératoire guide le geste. L'intervention se déroule sous anesthésie générale, le plus souvent en hospitalisation courte, après une consultation d'anesthésie et un bilan adaptés.

Hospitalisation courteAnesthésie générale

Suites & cicatrice

Les suites opératoires sont en général simples. La pièce retirée est analysée intégralement : cette analyse confirme le type de cancer, l'état des marges et des ganglions, et guide les traitements complémentaires. La reconstruction du mamelon, rarement demandée chez l'homme, reste possible et relève d'une décision partagée avec le chirurgien.

Suites simplesAnalyse complète
APRÈS LA CHIRURGIE

Les traitements après la chirurgie

La chirurgie ne résume pas toujours le traitement. Selon les caractéristiques de la tumeur, d'autres traitements s'y ajoutent pour réduire le risque de récidive. Toutes ces décisions sont prises collégialement.

01

L'hormonothérapie

Le cancer du sein masculin étant presque toujours hormonodépendant, l'hormonothérapie par tamoxifène est le traitement de référence après la chirurgie, en général pendant 5 ans (parfois davantage). Les inhibiteurs de l'aromatase ne sont utilisés que dans des cas particuliers.

02

Radiothérapie & chimiothérapie

Une radiothérapie de la paroi thoracique peut être proposée selon le stade. Une chimiothérapie est réservée aux situations où le risque le justifie, guidée par l'analyse de la tumeur.

03

Thérapies ciblées

Lorsque la tumeur surexprime HER2 ou présente certaines particularités, des thérapies ciblées complètent la prise en charge, selon les mêmes principes que chez la femme.

Suivi après traitement d'un cancer du sein chez l'homme : hormonothérapie par tamoxifène, surveillance clinique régulière et reprise d'une vie normale — Dr Jérémie Zeitoun Paris

Une décision toujours collégiale : les traitements du cancer — chirurgie, hormonothérapie, radiothérapie, chimiothérapie, thérapies ciblées — sont validés en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), qui réunit chirurgien, oncologue et radiothérapeute. Cette concertation garantit une stratégie adaptée à votre situation, et non un traitement standardisé. Le pronostic dépend surtout du stade au diagnostic : c'est pourquoi consulter tôt change tout.

APRÈS LE TRAITEMENT

Le pronostic du cancer du sein chez l'homme

C'est la question qui vient juste après l'annonce : « est-ce que ça se guérit ? ». La réponse tient en une phrase : à stade égal, le pronostic du cancer du sein chez l'homme est comparable à celui de la femme. Ce qui pèse, ce n'est pas le sexe — c'est le stade au moment du diagnostic.

01

Ce qui détermine le pronostic

La taille de la tumeur, l'atteinte ou non des ganglions de l'aisselle, le grade et les récepteurs hormonaux. Ces éléments figurent dans le compte rendu d'anatomopathologie et déterminent le stade — donc la stratégie et les perspectives.

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Pourquoi consulter tôt change tout

Les cancers du sein masculins sont statistiquement découverts à un stade plus avancé que chez la femme — non parce qu'ils seraient plus agressifs, mais parce qu'on n'y pense pas et qu'il n'existe pas de dépistage chez l'homme. Une grosseur explorée sans attendre se traite dans de bien meilleures conditions.

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La surveillance après traitement

Elle associe un examen clinique régulier, une imagerie du sein restant si une chirurgie conservatrice a été réalisée, et le suivi de l'hormonothérapie. En cas de mutation BRCA2, la surveillance est élargie (notamment prostate) et la famille est informée via l'évaluation du risque héréditaire.

Ce qu'il faut retenir : un cancer du sein découvert tôt chez un homme se traite, dans la grande majorité des cas, avec un objectif de guérison. Les chiffres de survie publiés sont des moyennes de population — ils ne disent rien de votre situation personnelle, qui dépend du stade, du type de tumeur et de la réponse au traitement. Seule l'équipe qui vous suit, sur la base de votre compte rendu et de la RCP, peut situer votre pronostic. C'est une question qu'il faut poser en consultation, et à laquelle une réponse honnête est due.

LE RÔLE DU DR ZEITOUN

Votre parcours avec le Dr Zeitoun

Chirurgien cancérologue et sénologue, le Dr Zeitoun prend en charge le cancer du sein chez l'homme comme chez la femme, à chaque étape où une décision chirurgicale se pose.

Examiner & interpréter

Boule sous le mamelon, imagerie ou biopsie déjà réalisées : le Dr Zeitoun examine, reprend l'ensemble de vos résultats et vous situe précisément — lésion bénigne, doute à explorer, ou cancer confirmé. Pour préparer ce rendez-vous, une check-list de première consultation est disponible.

Opérer

Lorsqu'un cancer est confirmé, il réalise la chirurgie : mastectomie et exploration du ganglion sentinelle, adaptées à votre situation. L'objectif est un geste efficace et le moins délabrant possible, suivi d'une analyse complète de la pièce opératoire.

Coordonner en RCP

La suite du traitement — hormonothérapie, radiothérapie éventuelle, traitements ciblés — est définie en réunion de concertation pluridisciplinaire. Le Dr Zeitoun coordonne cette prise en charge avec les oncologues et radiothérapeutes, et assure votre suivi.

Paris 8e & Clinique Hartmann

Consultations au cabinet du 8e arrondissement de Paris (241 rue du Faubourg Saint-Honoré), interventions à la Clinique Hartmann de Neuilly-sur-Seine. Secteur 2 non-OPTAM : dépassements d'honoraires formalisés dans un devis remis avant toute intervention.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Questions fréquentes

Un homme peut-il vraiment avoir un cancer du sein ?

Oui. Tout homme possède, derrière le mamelon, une petite quantité de tissu mammaire — et ce tissu peut développer un cancer. C'est rare : le cancer du sein masculin représente environ 1 % de l'ensemble des cancers du sein. Mais il existe, et il se soigne d'autant mieux qu'il est pris en charge tôt. La rareté explique surtout que beaucoup d'hommes n'y pensent pas et consultent tardivement, alors qu'une grosseur du sein s'explore simplement — c'est précisément ce que cet article vise à corriger.

À quel âge survient le cancer du sein chez l'homme ?

Il survient le plus souvent après 60 ans, avec un âge médian au diagnostic autour de 65 à 70 ans, soit un peu plus tard que chez la femme. Il peut néanmoins toucher des hommes plus jeunes, en particulier lorsqu'il existe une prédisposition génétique (mutation BRCA2). L'âge n'est donc pas un critère qui exclut le diagnostic : chez un homme porteur d'une mutation, une stratégie de surveillance et de prévention est discutée en consultation d'oncogénétique.

Comment distinguer une gynécomastie d'un cancer du sein ?

La gynécomastie est un développement bénin du tissu mammaire, fréquent et le plus souvent symétrique, avec une consistance souple et régulière, centrée sur le mamelon, sans écoulement ni modification de la peau. Un cancer se manifeste plutôt par une masse dure, souvent indolore, fixée, non centrée, parfois accompagnée d'une rétraction du mamelon, d'un écoulement ou d'une modification de la peau. Seul un examen — complété si besoin d'une imagerie et d'une biopsie — permet de trancher avec certitude. Toute masse persistante mérite un avis.

Quels sont les premiers signes qui doivent alerter ?

Le signe le plus fréquent est une boule dure, indolore, située sous ou à côté du mamelon. D'autres signes doivent conduire à consulter : une rétraction ou une déviation du mamelon, un écoulement (surtout s'il est sanglant), une modification de la peau (rougeur, épaississement, aspect de « peau d'orange », plaie qui ne cicatrise pas) ou un ganglion perceptible sous l'aisselle. Ces signes ne signifient pas forcément un cancer, mais ils justifient toujours un examen sans attendre.

Le cancer du sein de l'homme est-il héréditaire ?

Il l'est plus souvent que chez la femme. La mutation du gène BRCA2 est le principal facteur de prédisposition héréditaire chez l'homme ; la mutation BRCA1 intervient de façon plus limitée. En raison de cette proportion, une consultation d'oncogénétique et un test génétique sont proposés à la plupart des hommes atteints d'un cancer du sein. Le résultat a des conséquences pour l'homme lui-même (surveillance, autres cancers) et pour sa famille — chez certains apparentés, il peut conduire à discuter d'une stratégie de réduction du risque ; pour situer votre risque familial, un questionnaire de risque est disponible.

Qu'est-ce que le syndrome de Klinefelter et quel rapport avec ce cancer ?

Le syndrome de Klinefelter (caryotype 47,XXY) est une particularité chromosomique qui modifie l'équilibre hormonal, avec une baisse de la testostérone et une exposition relative accrue aux œstrogènes. Cet environnement hormonal augmente sensiblement le risque de cancer du sein chez les hommes concernés. Il fait partie des facteurs de risque à connaître, même s'il ne concerne qu'une minorité des cas ; des outils d'évaluation du risque aident à situer chaque situation.

Comment fait-on le diagnostic chez un homme ?

La démarche est la même que chez la femme. Après un examen clinique, on réalise une mammographie et une échographie mammaire — souvent plus faciles à interpréter que chez la femme car le volume de tissu est réduit ; une IRM mammaire reste réservée à des cas particuliers. Le diagnostic n'est confirmé que par une biopsie, qui prélève un fragment de la lésion pour l'analyser au laboratoire (anatomopathologie). Cette analyse précise s'il s'agit d'un cancer, son type et ses récepteurs hormonaux ; le délai de résultat est habituellement de quelques jours.

Faut-il obligatoirement retirer tout le sein ?

Le plus souvent, oui : comme le volume de tissu mammaire est faible et que la tumeur est fréquemment proche du mamelon, la mastectomie totale est l'intervention la plus adaptée. Une chirurgie conservatrice (tumorectomie) reste possible dans des situations sélectionnées. Le geste sur les ganglions de l'aisselle repose d'abord sur la technique du ganglion sentinelle, pour éviter un curage inutile et son risque de lymphœdème. Un repérage préopératoire est parfois nécessaire lorsque la lésion n'est pas palpable. La stratégie est adaptée à chaque situation.

Quels traitements après la chirurgie ?

La grande majorité des cancers du sein masculins sont hormonodépendants : l'hormonothérapie par tamoxifène est le traitement de référence après la chirurgie, en général pendant 5 ans, parfois davantage. Selon les caractéristiques de la tumeur, une radiothérapie, une chimiothérapie ou des thérapies ciblées peuvent être associées. Dans certaines situations, un test génomique aide à décider d'une chimiothérapie. Toutes ces décisions de traitement du cancer sont prises collégialement, en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), et les suites opératoires sont expliquées avant l'intervention.

Le Dr Zeitoun prend-il en charge le cancer du sein de l'homme ?

Oui. Le Dr Jérémie Zeitoun est chirurgien cancérologue et sénologue : il assure la chirurgie du cancer du sein chez l'homme comme chez la femme — mastectomie, ganglion sentinelle — et coordonne la suite avec l'équipe pluridisciplinaire. Vous pouvez découvrir son parcours, préparer la première visite avec la check-list de consultation, ou consulter la page pilier cancer du sein. Il reçoit au cabinet du 8e arrondissement de Paris et opère à la Clinique Hartmann de Neuilly-sur-Seine. Secteur 2 non-OPTAM : un devis est remis avant toute intervention. Vous pouvez demander un rendez-vous ou un rappel à tout moment.

Quel est le pronostic du cancer du sein chez l'homme ?

À stade égal, le pronostic est comparable à celui de la femme. Ce qui compte, c'est le stade au diagnostic : la taille de la tumeur, l'atteinte ou non des ganglions de l'aisselle, le grade et les récepteurs hormonaux, tous précisés dans le compte rendu d'anatomopathologie. Les cancers du sein masculins sont en moyenne découverts plus tard, faute d'y penser et en l'absence de dépistage chez l'homme — c'est ce retard, et non une agressivité particulière, qui explique les différences observées. Les chiffres de survie publiés sont des moyennes de population et ne disent rien d'une situation individuelle : seule l'équipe qui vous suit peut situer votre pronostic.

Quelle surveillance après le traitement ?

La surveillance associe un examen clinique régulier, une imagerie du sein restant lorsqu'une chirurgie conservatrice a été réalisée, et le suivi de l'hormonothérapie (tolérance, observance). En cas de mutation BRCA2, elle est élargie — notamment sur le plan prostatique — et la famille est informée : un bilan de risque héréditaire peut alors être proposé aux apparentés. Les suites opératoires et le rythme du suivi vous sont expliqués avant l'intervention.

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Cet article a une visée d'information et ne remplace pas une consultation médicale ; le diagnostic et le suivi sont coordonnés avec votre médecin traitant et l'équipe pluridisciplinaire.

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