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Curage pelvien et lombo-aortique — Dr Jérémie Zeitoun chirurgien cancérologue gynécologue Paris
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Chirurgie oncologique gynécologique · Paris 8e & Neuilly

Curage pelvien et lombo-aortique Dr Jérémie Zeitoun · Cancers gynécologiques avancés et de l'ovaire

Stadification précise des cancers gynécologiques avancés et chirurgie de référence pour le cancer de l'ovaire. Comprendre les indications, le déroulement et les suites de cette intervention.

Dr Jérémie Zeitoun chirurgien Paris
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Synthèse · 1 minute de lecture

Curage pelvien et lombo-aortique : ce qu'il faut retenir

Comprendre

Pourquoi une exérèse ganglionnaire ?

L'objectif du curage n'est pas une ablation systématique sans finalité. Il s'agit de déterminer précisément l'extension de la maladie afin d'adapter la stratégie thérapeutique. Dans certaines situations, notamment le cancer de l'ovaire, le curage a également une visée thérapeutique propre.

Un trajet anatomique précis. Les organes génitaux — utérus, col, ovaires — sont drainés par un réseau de canaux lymphatiques qui aboutissent à des ganglions situés dans le bassin, puis plus haut autour de l'aorte abdominale. Lorsqu'un cancer dissémine par voie lymphatique, il suit ce trajet. Pour les cancers de l'ovaire, le drainage peut atteindre directement la région lombo-aortique sans passer par le pelvis — d'où la nécessité, lorsque le curage est indiqué, d'explorer les deux régions.

L'imagerie a ses limites. Le scanner reste l'examen de référence pour évaluer une éventuelle atteinte ganglionnaire avant l'opération. Mais il ne détecte que les ganglions de plus de 1 cm. Des micrométastases peuvent être présentes dans des ganglions de taille normale, indétectables à l'imagerie. C'est pourquoi, lorsque l'imagerie montre des ganglions suspects ou en cas de doute pendant l'opération, le curage permet d'obtenir un diagnostic fiable.

Une évolution importante en 2025. Les recommandations Saint-Paul de Vence 2025 ont fait évoluer la place du curage dans le cancer de l'ovaire. Sur la base des études LION et CARACO, il n'est plus recommandé d'effectuer un curage systématique en l'absence de ganglion suspect à l'imagerie ou pendant l'opération. Le curage est désormais réalisé uniquement sur des ganglions suspects, ce qui réduit la morbidité sans compromettre les chances de la patiente.

Indications cliniques

Indications par type de cancer

Les indications du curage ont évolué récemment. Les recommandations Saint-Paul de Vence 2025 ont modifié la place de ce geste, en particulier pour le cancer de l'ovaire. Les indications actuelles sont précises et tiennent compte du type de cancer, de l'imagerie pré-opératoire et des constatations pendant l'opération.

Cancer de l'ovaire →

Une indication désormais ciblée. Selon les recommandations Saint-Paul de Vence 2025, le curage n'est plus systématique. Il est réalisé uniquement lorsque des ganglions suspects sont identifiés à l'imagerie pré-opératoire ou pendant l'opération.

Geste associé. Le curage s'inscrit dans une chirurgie plus large appelée cytoréduction. Le geste principal consiste à retirer toute la maladie visible : ablation des ovaires, de l'utérus, du grand épiploon, ainsi que toute lésion suspecte abdominale ou pelvienne.

→ En savoir plus sur le cancer de l'ovaire

Cancer du col utérin →

Formes précoces. Pour les petites tumeurs, on privilégie aujourd'hui le ganglion sentinelle pelvien, qui évite le curage classique et ses séquelles.

Formes plus avancées. Le traitement repose principalement sur la radiochimiothérapie associée à la curiethérapie. Un curage lombo-aortique peut être proposé en option dans certaines situations, pour préciser l'extension de la maladie avant la radiothérapie.

→ En savoir plus sur le cancer du col utérin

Cancer de l'endomètre →

Formes précoces. Le ganglion sentinelle pelvien a remplacé le curage classique, y compris pour certaines formes à risque plus élevé, selon les recommandations 2024-2025.

Formes avancées. En cas de maladie évoluée ou de ganglions suspects découverts pendant l'opération, une exérèse ganglionnaire ciblée peut être réalisée. Le geste principal reste l'ablation de l'utérus, des ovaires et du grand épiploon, suivie d'un traitement complémentaire (chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie).

→ En savoir plus sur le cancer de l'endomètre

Cancer des trompes de Fallope →

Une prise en charge proche de celle de l'ovaire. Les cancers des trompes sont assimilés aux cancers de l'ovaire et suivent les mêmes recommandations.

Approche. Chirurgie de cytoréduction complète, avec curage uniquement en présence de ganglions suspects à l'imagerie ou pendant l'opération.

→ Voir la page cancer de l'ovaire

Technique opératoire

Déroulement de l'intervention

Le curage est un geste chirurgical précis, qui demande une parfaite connaissance des structures anatomiques de l'abdomen et du bassin. Plusieurs voies d'abord sont possibles selon le contexte.

Un geste toujours associéLe curage pelvien et lombo-aortique n'est jamais réalisé seul. Il fait partie intégrante de la chirurgie du cancer concerné — chirurgie de cytoréduction pour le cancer de l'ovaire (avec ablation des ovaires, de l'utérus, du grand épiploon), hystérectomie pour les cancers de l'endomètre, ou geste de stadification avant radiochimiothérapie pour certains cancers du col. Il s'effectue dans le même temps opératoire, sous la même anesthésie. Selon le cancer concerné : cancer de l'ovaire · cancer du col · cancer de l'endomètre.

1

Choix de la voie d'abord

Voie cœlioscopique ou robotique lorsque l'opération concerne un curage de stadification ciblé. Voie laparotomique (incision médiane verticale de l'abdomen) en cas de chirurgie large pour cancer de l'ovaire avec carcinose péritonéale, situation où l'exposition complète de l'abdomen est nécessaire pour retirer toute la maladie visible.

2

Curage pelvien

Ablation systématique des ganglions des chaînes iliaques externes (le long de l'artère et de la veine iliaques externes), iliaques internes (autour de l'artère hypogastrique), obturatrices (dans la fosse obturatrice, près du nerf obturateur), et inter-iliaques. On retire en moyenne 15 à 25 ganglions de chaque côté.

3

Curage lombo-aortique

Exérèse des ganglions situés autour de l'aorte abdominale et de la veine cave inférieure : ganglions latéro-aortiques (gauche), inter-aorticocaves, latéro-caves (droite), précaves. Le curage remonte habituellement jusqu'à la veine rénale gauche. On retire 10 à 20 ganglions supplémentaires.

4

Geste oncologique principal

Le curage est associé au geste principal de la chirurgie : ablation de l'utérus avec ovaires et trompes pour les cancers de l'endomètre, hystérectomie élargie pour certains cancers du col, et chirurgie de cytoréduction complète pour le cancer de l'ovaire (ablation des organes génitaux, du grand épiploon, et de toute lésion suspecte de l'abdomen).

5

Drainage et fermeture

Mise en place d'un ou plusieurs drains de Redon dans le pelvis pour évacuer les sérosités. Fermeture par plans en cœlioscopie (orifices de trocarts) ou par plans anatomiques en laparotomie. Pansement abdominal stérile.

6

Analyse anatomopathologique

Chaque ganglion retiré est analysé individuellement par le médecin anatomopathologiste. Le résultat définitif est disponible sous 7 à 14 jours et discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). C'est ce résultat qui guide les éventuels traitements complémentaires.

Suites opératoires

Suites opératoires

Les suites opératoires dépendent de la voie d'abord (cœlioscopie, robotique, laparotomie) et de l'étendue du geste réalisé.

Jour 0 — Jour de l'intervention

Réveil en salle de surveillance post-interventionnelle ou en unité de soins intensifs selon l'étendue de la chirurgie. Antalgie multimodale. Anticoagulation préventive systématique. Sondage urinaire en place.

Jours 1 à 3

Reprise progressive de l'alimentation. Lever au fauteuil dès le premier jour, reprise de la marche dans la chambre. Surveillance des drains, du transit et des constantes. Ablation de la sonde urinaire dès la reprise de la mobilité.

Jours 4 à 7

Sortie d'hospitalisation entre J3 et J7 selon la voie d'abord. Cœlioscopie : 3 à 4 jours. Laparotomie : 5 à 7 jours. Anticoagulation préventive prolongée à domicile pendant 4 semaines.

3 à 4 semaines

Reprise des activités quotidiennes. Pas de port de charge supérieure à 5 kg. Bain déconseillé, douche autorisée. Reprise progressive de la marche et du vélo d'appartement.

6 à 8 semaines

Reprise du travail selon la nature de l'activité professionnelle. Pour les professions à composante physique, prévoir 8 à 12 semaines. Reprise progressive de l'activité sportive. La convalescence est plus longue qu'après un ganglion sentinelle.

Surveillance post-op

Consultation post-opératoire programmée entre 4 et 6 semaines : examen clinique, remise des résultats anatomopathologiques et plan de traitement adjuvant (chimiothérapie, radiothérapie selon décision RCP).

Risques et complications

Risques et complications

Le curage pelvien et lombo-aortique est une intervention chirurgicale majeure comportant plusieurs risques spécifiques. L'ensemble est détaillé en consultation préopératoire.

Plaies vasculaires et urétérales

Plaie urétérale : 1 à 3 % (réparation peropératoire). Plaie d'un vaisseau iliaque ou de l'aorte : moins de 1 %. Plaie de la veine cave : complication majeure, gérée immédiatement par suture.

Saignement

Saignement peropératoire significatif nécessitant une transfusion : 3 à 5 %. Plus fréquent en laparotomie qu'en cœlioscopie. Hémorragie post-opératoire rare, pouvant nécessiter une reprise chirurgicale.

Lymphocèles

Lymphocèle pelvienne : 5 à 10 %. Lymphocèle lombo-aortique : 3 à 5 %. La majorité sont asymptomatiques et de résolution spontanée. Les lymphocèles symptomatiques peuvent nécessiter un drainage percutané sous scanner.

Lymphœdème des jambes

Risque significatif après curage pelvien : 10 à 20 %. La survenue peut être différée (mois ou années après l'intervention). La prise en charge associe drainage lymphatique manuel et bas de contention. La réduction de ce risque constitue la principale justification du ganglion sentinelle lorsque cette technique est applicable.

Complications thrombo-emboliques

Phlébite des membres inférieurs : 1 à 3 %. Embolie pulmonaire : moins de 1 %. Le risque est limité par l'anticoagulation préventive systématique prescrite pendant 4 semaines après chirurgie carcinologique.

Complications digestives

Plaie digestive peropératoire : 1 à 2 %. Iléus post-opératoire (ralentissement transitoire du transit) : 5 %. Occlusion intestinale tardive sur bride : rare, à distance de l'intervention.

Comparaison

Curage pelvien vs curage lombo-aortique

Les deux territoires anatomiques sont distincts, avec des indications, étendues et profils de risque spécifiques.

Critère Curage pelvien Curage lombo-aortique
Territoire anatomique Bassin (chaînes iliaques) Autour aorte et veine cave
Ganglions retirés 15 à 25 10 à 20
Limite supérieure Bifurcation aortique Veine rénale gauche
Indications principales Col IB2+, endomètre, ovaire Ovaire systématique, endomètre haut risque
Risque de plaie urétérale 1 à 3% < 1%
Risque vasculaire Vaisseaux iliaques (faible) Aorte, veine cave (rare mais grave)
Lymphocèle 5 à 10% 3 à 5%
Voie d'abord Cœlio / robot / laparotomie Cœlio extrapéritonéale ou laparotomie

Pour les stades précoces de cancer du col et de l'endomètre, voir la page dédiée au ganglion sentinelle pelvien, technique alternative qui évite le curage pour les patientes éligibles.

Bibliographie & sources scientifiques

Références scientifiques

  1. Harter P, Sehouli J, Lorusso D, et al. A randomized trial of lymphadenectomy in patients with advanced ovarian neoplasms (LION). N Engl J Med. 2019;380(9):822-832. PMID 30811909.
  2. Querleu D, Planchamp F, Chiva L, et al. European Society of Gynaecological Oncology (ESGO) guidelines for ovarian cancer surgery. Int J Gynecol Cancer. 2017;27(7):1534-1542. PMID 28604444.
  3. Concin N, Matias-Guiu X, Vergote I, et al. ESGO/ESTRO/ESP guidelines for the management of patients with endometrial carcinoma. Int J Gynecol Cancer. 2021;31(1):12-39. PMID 33397713.
  4. Cibula D, Pötter R, Planchamp F, et al. The ESGO/ESTRO/ESP guidelines for the management of patients with cervical cancer. Int J Gynecol Cancer. 2018;28(4):641-655. PMID 29688967.
  5. du Bois A, Reuss A, Pujade-Lauraine E, et al. Role of surgical outcome as prognostic factor in advanced epithelial ovarian cancer. Cancer. 2009;115(6):1234-1244. PMID 19189349.
  6. Bourgin C, Gillot D, Vidal F, et al. Recommandations pour la pratique clinique Nice/Saint-Paul-de-Vence 2022-2023 : prise en charge du cancer de l'endomètre localisé. Bull Cancer. 2023;110(6S):6S20-6S33. PMID 37573036.
  7. Recommandations pour la pratique clinique Nice/Saint-Paul-de-Vence 2024-2025 : prise en charge du cancer épithélial de l'ovaire de haut grade. Bull Cancer. 2026. ScienceDirect.
  8. Recommandations pour la pratique clinique Nice/Saint-Paul-de-Vence 2024-2025 : prise en charge du cancer du col de l'utérus localisé. Bull Cancer. 2026. ScienceDirect.
  9. Panici PB, Maggioni A, Hacker N, et al. Systematic aortic and pelvic lymphadenectomy versus resection of bulky nodes only in optimally debulked advanced ovarian cancer (CONSORT). J Natl Cancer Inst. 2005;97(8):560-566. PMID 15840878.
  10. Querleu D, Morrow CP. Classification of radical hysterectomy. Lancet Oncol. 2008;9(3):297-303. PMID 18308255.
  11. Institut National du Cancer. Cancers gynécologiques — Référentiel de prise en charge. INCa, 2024. Disponible sur e-cancer.fr.

Cette page a une vocation informative et ne remplace pas une consultation médicale individualisée. Page rédigée et médicalement vérifiée par le Dr Jérémie Zeitoun. Dernière mise à jour : 8 mai 2026.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur le curage pelvien et lombo-aortique

Les questions les plus fréquemment posées par les patientes, abordant les différentes étapes de la prise en charge. Toute question complémentaire trouvera sa réponse en consultation.

Qu'est-ce que le curage pelvien et lombo-aortique exactement ?
C'est l'ablation chirurgicale des ganglions lymphatiques situés dans le bassin (chaînes iliaques externes, internes, obturatrices) et de ceux situés autour de l'aorte abdominale et de la veine cave inférieure (lombo-aortiques). Au total, 20 à 40 ganglions sont retirés en moyenne. Chacun est analysé en anatomopathologie pour déterminer l'éventuelle extension de la maladie.
Pour quels cancers le curage est-il indiqué ?
Le curage est indiqué pour les cancers gynécologiques évolués lorsque des ganglions suspects sont identifiés à l'imagerie ou pendant l'opération. Pour le cancer de l'ovaire, les recommandations Saint-Paul de Vence 2025 ont précisé que le curage n'est plus systématique : il n'est réalisé que sur des ganglions suspects. Pour les cancers du col plus avancés, le traitement principal est la radiochimiothérapie ; le curage lombo-aortique reste une option dans certaines situations. Pour le cancer de l'endomètre, le ganglion sentinelle a remplacé le curage dans les stades précoces.
Pourquoi enlever des ganglions qui semblent sains ?
L'imagerie (scanner, IRM, TEP-scanner) ne détecte que les ganglions de plus de 1 cm. Or des micrométastases peuvent être présentes dans des ganglions de taille normale. Le curage, lorsqu'il est indiqué, permet de diagnostiquer ces atteintes invisibles à l'imagerie, qui peuvent modifier le traitement après l'opération. C'est l'une des raisons pour lesquelles, en cas de ganglions suspects, le curage reste utile. Pour le cancer de l'ovaire, les recommandations 2025 ont toutefois précisé que ce geste n'est plus indiqué en l'absence de ganglion suspect, ce qui réduit la morbidité sans compromettre les chances de la patiente.
Quelle est la différence entre curage pelvien et lombo-aortique ?
Le curage pelvien concerne les ganglions du bassin (chaînes situées autour des vaisseaux iliaques). Le curage lombo-aortique concerne les ganglions situés plus haut, autour de l'aorte abdominale et de la veine cave inférieure, jusqu'à la veine rénale gauche. Les deux sont fréquemment associés dans les cancers ovariens et gynécologiques avancés, en raison du drainage lymphatique remontant du pelvis vers la région lombo-aortique.
Comment l'intervention se déroule-t-elle ?
L'intervention est réalisée sous anesthésie générale, par cœlioscopie, voie robotique (Da Vinci) ou laparotomie selon le contexte clinique. La voie laparotomique reste la référence pour les cancers ovariens avec carcinose péritonéale, où une exposition complète de l'abdomen est nécessaire. Pour des opérations plus ciblées sur les ganglions, la voie cœlioscopique ou robotique est privilégiée. La durée opératoire varie de 2 à 5 heures selon l'étendue du geste.
Quelle est la durée d'hospitalisation ?
Hospitalisation de 3 à 5 jours après cœlioscopie ou voie robotique seule, et de 5 à 7 jours après laparotomie ou chirurgie complète de cytoréduction. La récupération est plus longue qu'après un ganglion sentinelle : reprise des activités quotidiennes sous 3 à 4 semaines, reprise du travail sous 6 à 8 semaines. Une prévention thrombo-embolique est prescrite pendant 4 semaines.
Quels sont les risques du curage ?
Les risques opératoires comprennent : plaie urétérale (1 à 3 %), plaie vasculaire (vaisseaux iliaques ou aorte, moins de 1 %), plaie digestive (1 à 2 %), saignement nécessitant une transfusion (3 à 5 %). Les risques post-opératoires comprennent : lymphocèle pelvienne ou lombo-aortique (5 à 10 %), lymphœdème des membres inférieurs (10 à 20 %), thrombose veineuse profonde, occlusion intestinale tardive sur bride.
Le curage est-il toujours nécessaire pour le cancer de l'ovaire ?
Non, le curage n'est plus systématique pour le cancer de l'ovaire. Les recommandations Saint-Paul de Vence 2025 ont fait évoluer cette pratique, sur la base notamment de l'étude LION publiée en 2019. Désormais, en l'absence d'adénomégalie suspecte à l'imagerie pré-opératoire ou pendant l'opération, le curage n'est pas recommandé. Il reste indiqué uniquement lorsque des ganglions suspects sont identifiés. Cette évolution permet de réduire la morbidité (lymphœdème notamment) sans compromettre les chances de la patiente.
Peut-on éviter le curage avec un ganglion sentinelle ?
Pour les stades précoces de cancer du col et de l'endomètre, le ganglion sentinelle pelvien a remplacé le curage selon les recommandations Saint-Paul de Vence 2024-2025. Pour le cancer de l'ovaire, le ganglion sentinelle n'est pas une option validée — mais le curage n'est plus systématique non plus depuis 2025. Pour les formes plus avancées de cancer du col, le traitement principal est aujourd'hui la radiochimiothérapie associée à la curiethérapie ; un curage lombo-aortique peut être discuté en option dans certaines situations. Voir la page dédiée au ganglion sentinelle pelvien pour les indications précises.
Pourquoi consulter le Dr Zeitoun pour cette intervention ?
Le Dr Zeitoun est chirurgien cancérologue gynécologique et sénologique, formé à l'Institut Gustave Roussy (centre de référence européen en oncologie gynécologique) et à l'Institut Curie. Il pratique le curage pelvien et lombo-aortique par voie cœlioscopique, robotique et laparotomique, ainsi que les techniques de cytoréduction complète pour cancer de l'ovaire. Toutes les décisions thérapeutiques sont validées en RCP pluridisciplinaire. Cabinet à Paris 8e (241 rue du Faubourg Saint-Honoré), bloc opératoire à la Clinique Hartmann (Neuilly-sur-Seine).
Pour aller plus loin

Selon votre situation

Le curage pelvien et lombo-aortique fait partie de la prise en charge globale d'un cancer gynécologique. Pour mieux comprendre votre situation, consultez la page dédiée au cancer concerné.

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Transparence sur les tarifs

Le Dr Zeitoun exerce en secteur 2 non OPTAM et pratique des dépassements d'honoraires pour l'ensemble de ses consultations et interventions. L'Assurance Maladie rembourse sur la base du tarif Sécurité sociale — ce remboursement est amélioré en cas de cancer (ALD 30), mais ne couvre pas les dépassements. Votre mutuelle peut prendre en charge tout ou partie de ces dépassements selon votre contrat.

Dépassements d'honoraires
Le Dr Zeitoun pratique des dépassements d'honoraires — y compris pour les patients en ALD. Un devis détaillé est systématiquement remis avant toute intervention. Aucun devis n'est établi sans consultation préalable en cabinet ou en téléconsultation.
Complémentaire santé
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