Pourquoi une exérèse ganglionnaire ?
L'objectif du curage n'est pas une ablation systématique sans finalité. Il s'agit de déterminer précisément l'extension de la maladie afin d'adapter la stratégie thérapeutique. Dans certaines situations, notamment le cancer de l'ovaire, le curage a également une visée thérapeutique propre.


Un trajet anatomique précis. Les organes génitaux — utérus, col, ovaires — sont drainés par un réseau de canaux lymphatiques qui aboutissent à des ganglions situés dans le bassin, puis plus haut autour de l'aorte abdominale. Lorsqu'un cancer dissémine par voie lymphatique, il suit ce trajet. Pour les cancers de l'ovaire, le drainage peut atteindre directement la région lombo-aortique sans passer par le pelvis — d'où la nécessité, lorsque le curage est indiqué, d'explorer les deux régions.
L'imagerie a ses limites. Le scanner reste l'examen de référence pour évaluer une éventuelle atteinte ganglionnaire avant l'opération. Mais il ne détecte que les ganglions de plus de 1 cm. Des micrométastases peuvent être présentes dans des ganglions de taille normale, indétectables à l'imagerie. C'est pourquoi, lorsque l'imagerie montre des ganglions suspects ou en cas de doute pendant l'opération, le curage permet d'obtenir un diagnostic fiable.
Une évolution importante en 2025. Les recommandations Saint-Paul de Vence 2025 ont fait évoluer la place du curage dans le cancer de l'ovaire. Sur la base des études LION et CARACO, il n'est plus recommandé d'effectuer un curage systématique en l'absence de ganglion suspect à l'imagerie ou pendant l'opération. Le curage est désormais réalisé uniquement sur des ganglions suspects, ce qui réduit la morbidité sans compromettre les chances de la patiente.




