
La reconstruction mammaire par implant est la technique la plus courante après mastectomie. Elle restaure immédiatement le volume du sein, en un ou deux temps opératoires selon la qualité de la peau.
Le Dr Zeitoun, chirurgien du sein, examine la zone, vérifie à l'échographie qu'il s'agit bien de tissu mammaire et non d'autre chose, et vous dit clairement si l'exérèse est justifiée dans votre cas. Consultation au cabinet du 8e, intervention en ambulatoire à la Clinique Hartmann (Neuilly).
Vers la sixième semaine de vie embryonnaire, deux bandes de tissu épais se forment de chaque côté du corps et descendent de l'aisselle jusqu'à l'aine. C'est le long de ces deux trajets que le tissu mammaire est susceptible de se développer.
Au cours de la vie fœtale, ces bandes régressent presque entièrement. Il n'en subsiste qu'un point de chaque côté, à hauteur de la quatrième côte : les deux seins.
Presque entièrement. Chez une partie de la population, cette régression reste incomplète et un fragment de tissu persiste. Il donne un peu de tissu glandulaire mammaire en dehors du sein. La localisation de loin la plus fréquente est le creux de l'aisselle, mais on en trouve aussi sous le sein, sur la paroi thoracique, plus rarement dans l'aine.
C'est le point que les patientes découvrent le plus souvent en consultation, et il change tout : ce tissu est du tissu mammaire authentique. Il ne ressemble pas à du tissu mammaire, il en est : on y retrouve les mêmes lobules, les mêmes canaux et la même architecture.
Il obéit par conséquent aux mêmes variations hormonales que vos seins. Il gonfle avant les règles, augmente de volume pendant la grossesse, et peut se remplir de lait pendant l'allaitement jusqu'à en laisser échapper lorsqu'un canal s'ouvre à la peau. Il évolue avec vous au fil des années et se modifie à la ménopause.
C'est fréquent. Selon les études et les critères retenus, on estime qu'entre 1 et 6 % de la population conserve un tel reliquat. Beaucoup de femmes vivent avec sans le savoir, ou en pensant depuis toujours qu'elles ont « les aisselles un peu épaisses ». D'autres le découvrent brutalement lors d'une première grossesse, quand la zone se met à gonfler.
Un point mérite d'être posé clairement : cette anomalie est bénigne, elle ne résulte d'aucune erreur et ne signale aucune maladie sous-jacente. Lorsqu'elle devient gênante, son exérèse règle la question de façon définitive.
Le diagnostic se fait le plus souvent à l'examen clinique, en quelques minutes, à condition d'examiner la patiente debout, bras levés — allongée, la glande s'étale et devient beaucoup moins évidente.
En 1915, un anatomiste finlandais nommé Kajava a décrit toutes les formes possibles de tissu mammaire surnuméraire. Sa description est toujours utilisée, et elle explique pourquoi deux patientes n'ont jamais exactement la même chose.
Ce qui compte en consultation, c'est la forme IV. Une glande sans mamelon ni aréole, invisible en surface : rien ne signale qu'il s'agit de tissu mammaire. C'est celle qu'on prend pour un ganglion, pour un lipome, pour un bourrelet. Et c'est de loin la plus fréquente.
Avant de conclure, quelques diagnostics qui se présentent au même endroit sont systématiquement écartés. C'est l'objet de la consultation et de l'échographie.
Cette dernière distinction est celle qui pose le plus de difficulté. C'est l'imagerie qui tranche : l'échographie sépare sans ambiguïté une glande accessoire, individualisée et distincte du sein, d'un simple prolongement axillaire en continuité avec la glande mammaire normale.
Un examen clinique et une échographie suffisent à poser le diagnostic. Et à décider, dans la foulée, s'il y a lieu de l'enlever.
C'est ici que se joue l'essentiel de cet article, et c'est ce qui distingue une glande mammaire accessoire d'un simple problème de silhouette.
Donc il peut développer tout ce qu'un sein développe : adénofibrome, kyste, mastite, abcès pendant l'allaitement — et, beaucoup plus rarement, un cancer du sein. Ce n'est pas fréquent, mais c'est parfaitement décrit dans la littérature.
Les clichés de dépistage englobent le sein et une partie du prolongement axillaire. Une glande accessoire haute peut rester en dehors du champ — année après année, sans que personne s'en rende compte.
Dans une zone qu'on ne palpe pas soi-même, qu'on n'a pas appris à surveiller et que l'imagerie de routine ne couvre pas, une lésion peut grossir longtemps avant d'être remarquée. C'est un argument qui pèse.
Il ne faut pas s'affoler. Le cancer développé sur tissu mammaire ectopique reste rare : il représente une part très minoritaire des cancers du sein. Avoir une glande accessoire n'augmente pas votre risque personnel de cancer du sein — vous avez simplement un peu plus de tissu mammaire, et ce tissu se situe dans un endroit moins bien surveillé.
Mais il ne faut pas l'ignorer. Concrètement, cela veut dire trois choses. La zone doit être connue et signalée à votre radiologue, pour qu'il l'explore à l'échographie lors de vos contrôles. Toute masse dure, fixée, d'apparition récente ou qui ne suit plus le cycle doit être biopsiée comme le serait une lésion du sein. Et lorsque l'exérèse est décidée, le tissu retiré part systématiquement en analyse anatomopathologique — jamais à la poubelle.
C'est d'ailleurs l'un des arguments les plus solides en faveur de l'exérèse quand elle est par ailleurs justifiée : elle supprime définitivement une zone de tissu mammaire que le dépistage classique surveille mal.
Le bilan tient en peu de choses. Un examen clinique debout et bras levés, une échographie de l'aisselle et des deux seins. Une mammographie s'y ajoute selon votre âge, et une IRM uniquement dans les situations complexes ou en cas d'antécédents familiaux. Aucun examen invasif n'est nécessaire pour poser le diagnostic.
Il n'y a aucune obligation d'opérer une glande mammaire accessoire. Une glande discrète, indolore, qui ne vous a jamais posé de problème peut rester en place et être simplement surveillée. La question se pose autrement dès qu'elle se manifeste.
Il faut le dire clairement, car beaucoup de patientes arrivent en s'excusant : l'inconfort et le retentissement sur la vie quotidienne sont des indications opératoires légitimes, au même titre qu'un nodule. Ne plus lever les bras à la plage, choisir ses vêtements en fonction de son aisselle, éviter certaines postures pendant dix ans : ce n'est pas de la coquetterie.
Et ce ne sont pas des symptômes qui s'arrangent avec le temps. Le tissu glandulaire reste hormonodépendant toute la vie génitale. Chaque grossesse le fera regrossir. Aucune crème, aucun régime, aucun sport ne fait disparaître du tissu glandulaire — c'est d'ailleurs une source de frustration classique chez les patientes très sportives, qui perdent la graisse alentour et voient la glande ressortir davantage.
C'est le point sur lequel je vois le plus de patientes déçues d'une intervention faite ailleurs, et il mérite d'être expliqué.
C'est précisément pour cette raison que le choix de la technique se décide après l'échographie, une fois connue la proportion de glande et de graisse — jamais sur la simple vue de la zone. Ce point est repris avec vous en consultation préopératoire, avant toute décision.
L'exérèse d'une glande mammaire accessoire est une intervention courte, réalisée en ambulatoire à la Clinique Hartmann de Neuilly-sur-Seine : vous entrez le matin et vous repartez en fin de journée.
C'est une étape sur laquelle je ne transige pas. La veille ou le matin même, debout, bras levés puis en contraction, les limites de la glande sont dessinées au feutre sur la peau. Une fois allongée et endormie, la glande s'étale et ses contours deviennent flous : le marquage préopératoire est ce qui garantit qu'on retire la totalité du tissu, et pas seulement sa partie centrale.
C'est aussi le moment où l'on décide ensemble du dessin exact de la cicatrice, en la plaçant dans le pli qui se creuse naturellement quand vous baissez le bras.
L'anesthésie est le plus souvent générale, avec une consultation d'anesthésie obligatoire au moins 48 heures avant. Une anesthésie locale approfondie est possible pour les petites glandes unilatérales.
L'incision suit le pli axillaire. La glande est disséquée jusqu'au plan profond et retirée en un seul bloc, ce qui permet une analyse fiable. Deux structures sont soigneusement respectées : les vaisseaux et ganglions de l'aisselle, qu'on ne touche pas, et le nerf intercostobrachial, qui donne la sensibilité de la face interne du bras et qu'on repère pour le préserver.
Si la composante graisseuse est importante, une lipoaspiration complémentaire fond les contours dans le même temps opératoire. Fermeture par points résorbables, pansement compressif. Un drain n'est posé qu'exceptionnellement, sur les très gros volumes bilatéraux.
Le tissu retiré part systématiquement à l'analyse anatomopathologique, même lorsque tout paraissait parfaitement banal.
Les suites sont simples, mais mieux vaut connaître ces situations avant l'intervention plutôt qu'après.
Le bon moment. On n'opère pas pendant l'allaitement : le tissu est alors congestif et sécrétant, ce qui majore le risque de sérome et de complication de cicatrisation. On attend le sevrage, puis quelques mois. En revanche, opérer avant une grossesse est souvent le meilleur choix, puisque c'est pendant la grossesse et l'allaitement que la glande se manifeste le plus.
Douleurs à chaque cycle, gêne dans les vêtements, irritation, ou simplement l'envie d'en finir : l'exérèse est une intervention courte, ambulatoire, avec une cicatrice cachée dans le pli de l'aisselle. Une consultation suffit à confirmer l'indication et à programmer la date.
L'aisselle est une zone particulière : elle bouge à chaque mouvement du bras, elle transpire, elle frotte. Les consignes des premières semaines en découlent directement.
Le creux de l'aisselle retrouve un contour lisse, sans renflement bras levés. Le gonflement cyclique disparaît, et avec lui les douleurs prémenstruelles de la zone. La cicatrice, placée dans le pli, est rouge quelques semaines puis s'atténue progressivement sur douze à dix-huit mois ; une fois mature, elle est difficile à repérer, y compris bras levés.
Le résultat de l'analyse anatomopathologique arrive en dix à quinze jours, et vous est remis en consultation. Dans l'immense majorité des cas, il confirme simplement du tissu mammaire normal. S'il montre autre chose — un adénofibrome, une lésion à surveiller, exceptionnellement davantage — la conduite est alors la même que pour une lésion du sein, et le dossier est présenté en réunion.
Le tissu retiré ne repousse pas. Les récidives correspondent presque toujours à du tissu laissé en place, ce que le marquage préopératoire et l'exérèse en monobloc visent précisément à éviter.
Il reste à savoir que ce trajet embryonnaire existe des deux côtés : si un seul côté a été opéré, l'autre peut se manifester plus tard, notamment lors d'une grossesse. C'est l'une des raisons pour lesquelles on discute volontiers d'un geste bilatéral dans le même temps opératoire quand les deux côtés sont concernés.
Pour le reste, vous reprenez le suivi habituel de votre âge, adapté si vous avez des seins denses ou des antécédents familiaux.
Les questions qui reviennent le plus souvent en consultation. Si la vôtre n'y est pas, posez-la en consultation — ou à Sophie, l'assistante du site, en bas à droite.
Dans la grande majorité des cas, une glande mammaire accessoire : du tissu mammaire véritable resté dans l'aisselle pendant la vie fœtale. Comme c'est du vrai tissu de sein, il répond aux hormones exactement comme vos seins — il gonfle et devient tendu avant les règles, puis se dégonfle. Un ganglion, lui, ne suit jamais le cycle. Ce caractère cyclique est le signe le plus caractéristique, et il oriente le diagnostic dès l'examen clinique — voir aussi que faire quand on trouve une boule.
Non. C'est une anomalie congénitale bénigne, présente depuis la naissance même si elle n'apparaît qu'à la puberté. Le point à connaître est différent : puisqu'il s'agit de tissu mammaire authentique, il peut développer les mêmes lésions qu'un sein — kyste, adénofibrome, mastite, et bien plus rarement un cancer. Or cette zone est mal couverte par le dépistage. C'est ce qui justifie de la faire examiner, pas de s'en inquiéter.
Non. Une glande peu volumineuse, indolore et qui ne vous gêne pas peut simplement être surveillée. L'exérèse se discute quand elle gonfle et fait mal à chaque cycle, quand elle gêne dans les vêtements ou au sport, quand elle irrite la peau, quand elle a posé problème pendant un allaitement, quand elle contient un nodule — ou quand vous ne supportez plus son aspect. Ce dernier motif est parfaitement recevable à lui seul.
Mal, et c'est important. Le cliché standard englobe le sein et une partie du prolongement axillaire, mais pas tout le creux de l'aisselle. Une glande accessoire haute peut donc rester hors du champ, année après année. L'échographie, elle, l'explore parfaitement, tout comme pour les seins denses. Signalez cette zone à votre radiologue pour qu'il l'examine spécifiquement.
La liposuccion aspire la graisse, pas la glande — qui est un tissu ferme et fibreux. Si la tuméfaction est surtout graisseuse, la liposuccion seule peut suffire, avec une cicatrice minuscule. Mais si elle est surtout glandulaire, ce qui est le cas le plus fréquent, la liposuccion isolée laisse le tissu en place : le gonflement cyclique persiste et la boule revient. C'est la première cause de reprise chirurgicale. Les deux techniques sont souvent associées dans le même temps opératoire. En cas de doute, un deuxième avis permet de trancher avant de s'engager.
Elle est placée dans un pli naturel du creux de l'aisselle, là où la peau se plisse déjà quand vous baissez le bras. Elle mesure 4 à 6 cm. Rouge quelques semaines, elle s'atténue sur douze à dix-huit mois et devient très difficile à repérer — le détail figure sur la page suites opératoires. L'aisselle étant une zone de frottement, la protéger du soleil, éviter le rasage les premières semaines et masser la cicatrice change réellement le résultat.
En ambulatoire : vous entrez le matin et repartez en fin de journée. Anesthésie le plus souvent générale, parfois locale approfondie. La glande est marquée debout avant l'intervention, retirée en un seul bloc par l'incision axillaire, puis analysée. Comptez 30 à 40 minutes selon le volume et selon qu'un ou deux côtés sont opérés, à la Clinique Hartmann. Un pansement compressif est mis en place pour quelques jours.
La plus fréquente est le sérome, une collection de liquide clair sous la cicatrice, qui se ponctionne en consultation si besoin. Plus rarement : hématome, infection, engourdissement transitoire de la face interne du bras lié au nerf intercostobrachial, ou cicatrice épaisse. Le détail figure sur la page suites opératoires. Tout cela se surveille et se traite.
Si la glande a été retirée en totalité, non : le tissu enlevé ne repousse pas. Les récidives correspondent presque toujours à du tissu laissé en place, notamment après une liposuccion isolée ou une exérèse incomplète. C'est tout l'intérêt du marquage debout avant l'intervention et de l'exérèse en monobloc, dont le résultat est vérifié par l'analyse du tissu retiré. En revanche, si un seul côté a été opéré, l'autre peut se manifester plus tard.
Pas pendant l'allaitement : le tissu est congestif et sécrétant, le risque de complication de cicatrisation est majoré. On attend le sevrage, puis quelques mois. Avant une grossesse, en revanche, c'est souvent le bon moment — c'est pendant la grossesse et l'allaitement que ces glandes sont les plus gênantes. Le geste ne touche pas les seins et n'empêche pas un allaitement futur ; parlez-en lors de la consultation préopératoire.
Même origine embryologique, sur le même trajet, mais pas la même situation. Un mamelon surnuméraire — la polythélie — est souvent pris pour un grain de beauté et siège le plus souvent sous le sein. Il n'y a pas toujours de glande dessous. Son ablation est un geste très simple, sous anesthésie locale, avec une cicatrice de quelques millimètres — comme pour les autres lésions bénignes du sein.
L'intervention correspond à un acte inscrit à la nomenclature de l'Assurance Maladie, QEFA006 — exérèse de tissu mammaire ectopique ou de glande mammaire aberrante. Lorsque la glande est symptomatique — douleurs cycliques, gêne fonctionnelle, irritation cutanée, nodule à analyser, antécédent de mastite — l'acte est pris en charge sur cette base.
Le Dr Zeitoun exerçant en secteur 2, des dépassements d'honoraires s'appliquent. Leur montant vous est indiqué en consultation et un devis détaillé vous est remis en mains propres avant toute décision, afin que vous puissiez le transmettre à votre mutuelle.
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Cet article s'appuie sur les descriptions anatomiques de référence et sur la littérature chirurgicale consacrée au tissu mammaire ectopique.
Article rédigé et médicalement vérifié par le Dr Jérémie Zeitoun, chirurgien du sein. Dernière révision : 6 août 2026. Ce contenu est informatif et ne remplace pas une consultation.
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