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Reconstruction mammaire Paris — Dr Jérémie Zeitoun
Logo Dr J. Zeitoun
Après la mastectomie · Paris 8e & Neuilly

Chirurgie du sein Reconstruction mammaire Dr Jérémie Zeitoun · Chirurgien Paris 8e

Un droit garanti pour toute femme ayant subi une mastectomie. Immédiate ou différée, prothèse ou tissu autologue — chaque décision se construit ensemble.

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CHIFFRES CLÉS
5
techniques de reconstruction disponibles : prothèse, DIEP, grand dorsal, gracilis, lipofilling
12-18 mois
délai pour apprécier le résultat définitif
2 à 6
jours d'hospitalisation selon la technique choisie
6-12
semaines avant reprise du sport selon la technique
2
consultations préopératoires pour bien choisir avec vous
Ce que nous garantissons

La reconstruction mammaire est une décision personnelle. Toutes les techniques modernes sont disponibles — choisies avec vous selon votre morphologie, votre histoire et vos préférences.

01
Toutes les techniques modernes maîtrisées : prothèse, DIEP (sans prothèse), grand dorsal, gracilis, lipofilling, flat closure.
02
Reconstruction immédiate (même intervention que la mastectomie) ou différée — selon ce qui est le mieux pour vous.
03
Prise en charge à ALD 30 par la Sécurité sociale dans le cadre d'une mastectomie pour cancer ou mutation BRCA.
Dr. Zeitoun au bloc
Instrumentation chirurgicale
Bloc opératoire
Reconstruction mammaire

Un droit, pas une option

La reconstruction mammaire est un droit pour toute femme ayant subi une mastectomie. Elle peut être envisagée immédiatement, des mois plus tard, ou des années après — sans limitation de délai.

Il n'y a pas de bonne ou mauvaise réponse. Certaines femmes souhaitent être reconstruites en même temps que la mastectomie pour ne jamais se voir sans sein. D'autres ont besoin de temps — de traverser les traitements, de retrouver des forces, d'y penser sereinement. Les deux chemins sont légitimes.

La reconstruction n'est pas non plus une obligation. Certaines femmes choisissent de ne pas se reconstruire, et ce choix mérite le même respect. Ce qui compte, c'est que vous disposiez de toutes les informations nécessaires pour décider librement — sans pression, sans délai imposé.

La consultation de reconstruction est dédiée uniquement à ça : répondre à vos questions, expliquer les options, construire ensemble un projet qui vous ressemble.

Un droit, sans limitation de délaiToute mastectomie ouvre droit à la reconstruction — immédiatement, des mois ou des années après.
Prise en charge ALD 30 par l'Assurance MaladieLa reconstruction est prise en charge dans le cadre de l'ALD 30. Dr Zeitoun exerce en secteur 2 (non-OPTAM) : des compléments d'honoraires peuvent s'appliquer, remboursés tout ou partie par votre mutuelle.
Aucune urgence à déciderLa reconstruction peut être réalisée des mois ou des années après la mastectomie, après les traitements.
Plusieurs techniques disponiblesLe choix dépend de votre morphologie, de votre état général, des traitements reçus et de vos préférences personnelles.
Reconstruction non obligatoireNe pas se reconstruire est une décision pleinement respectable. La consultation sert à vous informer, pas à vous convaincre.

Si vous avez des questions sur vos options, la consultation de reconstruction est là pour y répondre sans engagement.

— Stratégie chirurgicale

Comment se construit votre stratégie chirurgicale

Trois questions structurent la décision chirurgicale, mais elles ne se posent pas toutes dans tous les cas. Le contexte oriente le parcours :

— Contexte A · Cancer en cours

Reconstruction au moment du traitement du cancer

La mastectomie n'a pas encore eu lieu, ou est planifiée. La reconstruction sera immédiate (même anesthésie que la mastectomie). Les 3 questions ci-dessous se posent toutes : geste sur l'aisselle, choix de reconstruire, conservation du mamelon et de l'aréole.

Les 3 questions ci-dessous
— Contexte B · Reconstruction secondaire

Reconstruction différée, après mastectomie ancienne

La mastectomie a déjà eu lieu (parfois plusieurs années auparavant). Seule la question du choix de la technique se pose. Le geste ganglionnaire et la conservation du mamelon-aréole ne s'appliquent plus — ces décisions ont déjà été prises lors de la mastectomie initiale.

Si le mamelon et l'aréole ont été sacrifiés, ils peuvent être reconstruits secondairement (tatouage médical 3D, lambeau local).

Directement les techniques (étape 2) Voir les techniques de reconstruction →

La décision se prend ensemble, en consultation, après le bilan.

↓ Les questions ci-dessous présentent le cas le plus large (Contexte A) et concernent le cas où vous avez un cancer en cours de prise en charge.

01
— Étape 1 · Uniquement en Contexte A

Faut-il prélever des ganglions sous le bras ?

Cette question ne se pose qu'en Contexte A (cancer en cours, mastectomie planifiée). En Contexte B (reconstruction différée), le geste ganglionnaire a déjà été réalisé lors de la mastectomie initiale.

En cas de cancer infiltrant (qui peut se diffuser hors du sein), on prélève en même temps que la mastectomie le ganglion sentinelle — c'est le premier ganglion (sous l'aisselle) qui « capte » ce qui sort du sein. Son analyse permet de savoir si la maladie a commencé à se propager. Si l'on sait déjà avant l'opération que plusieurs ganglions sont atteints, on retire alors un groupe plus large : c'est ce qu'on appelle le curage axillaire (curage des ganglions de l'aisselle).

02
— Étape 2 · Concerne A et B

Souhaitez-vous une reconstruction ?

C'est un choix profondément personnel. La reconstruction est toujours possible — tout de suite (« reconstruction immédiate ») ou plus tard (« reconstruction différée »). Et ne pas reconstruire est aussi un choix tout à fait légitime, de plus en plus reconnu.

Mastectomie sans reconstruction — torse plat et harmonieux
— Sans reconstruction

Choisir la reconstruction à plat

Un choix de plus en plus reconnu et assumé (« flat closure »). Le chirurgien referme la peau avec une cicatrice nette, sans excès cutané, pour obtenir un thorax harmonieux et symétrique.

  • · Une seule intervention, plus courte
  • · Récupération plus rapide
  • · Prothèse externe possible secondairement (remboursée par la Sécurité sociale)
— Reconstruction le même jour

Reconstruire en même temps

La reconstruction se fait sous la même anesthésie que la mastectomie : on évite la période où le sein est « à plat » entre les deux. Cinq familles de techniques sont possibles selon votre morphologie :

  • Implant (prothèse définitive ou expandeur)
  • Lambeau DIEP (abdomen, microchirurgie)
  • Lambeau de grand dorsal (muscle du dos)
  • Lambeau gracilis (face interne de cuisse)
  • Lipofilling (transfert de graisse)

Détail complet des techniques ci-dessous
→ Aussi disponible en reconstruction différée (6 à 9 mois après radiothérapie)

03
— Étape 3 · Uniquement si Contexte A + reconstruction

Peut-on garder le mamelon et l'aréole ?

Cette question ne se pose qu'en Contexte A. En Contexte B, la plaque aréolo-mamelonnaire a déjà été conservée ou sacrifiée lors de la mastectomie initiale : si elle a été retirée, elle peut être reconstruite secondairement (lambeau local + tatouage 3D).

En Contexte A, si vous choisissez la reconstruction à plat, le mamelon et l'aréole ne peuvent pas être conservés (il n'y aurait pas de volume pour les soutenir).

Garder le mamelon et l'aréole (ce qu'on appelle « la plaque aréolo-mamelonnaire » ou plaque aréolo-mamelonnaire) dépend de plusieurs critères examinés au cas par cas : la distance entre la tumeur et le mamelon (idéalement plus d'1 cm), l'absence d'atteinte du mamelon à l'imagerie, la forme et le volume du sein (la chute du sein selon la gravité, qu'on appelle « ptose »), la qualité de la peau, et le tabagisme (qui gêne fortement la cicatrisation).

— Mamelon & aréole conservés

Le mamelon et l'aréole sont gardés (technique « nipple-sparing »). La cicatrice est cachée :

  • · Sous le sein (dans le pli sous le sein — c'est la voie préférée)
  • · Sous le bras (cicatrice cachée dans l'aisselle)
  • · Autour de l'aréole
— Mamelon & aréole retirés

La peau du sein est conservée, mais le mamelon et l'aréole doivent être retirés (technique « skin-sparing »). La cicatrice est oblique centrale.

Une reconstruction du mamelon et de l'aréole dans un second temps reste possible : tatouage 3D en relief, greffe de peau, ou petit lambeau local.

— Voies mini-invasives

Disponibles uniquement en cas de conservation du mamelon et de l'aréole — la voie mini-invasive ne permet pas le retrait de la plaque aréolo-mamelonnaire.

Mastectomie endoscopique

Voie sous le sein ou sous le bras avec optique vidéo. Cicatrices courtes et discrètes. Indication : conservation du mamelon avec reconstruction immédiate par implant.

Mastectomie robot-assistée

Système da Vinci. Précision et accès optimisés. Durée d'intervention plus longue, mais résultat esthétique optimisé. Disponible dans les centres équipés.

Les options chirurgicales

Hétérologue, autologue — quelle technique ?

Il n'existe pas de technique universellement supérieure. Le choix dépend de votre morphologie, de l'état cutané, des traitements reçus ou à venir, et de vos préférences. Ces options peuvent être combinées — prothèse + lipofilling, lambeau + prothèse, etc. Cliquez sur une technique pour dérouler le détail. Chaque technique fait également l'objet d'une page dédiée accessible depuis le titre ou le lien en bas de chaque encart.

La reconstruction hétérologue utilise un matériau étranger — une prothèse mammaire ou un expandeur — pour reconstituer le volume. C'est la technique la plus répandue pour la reconstruction immédiate.

Prothèse directe : pose d'un implant définitif en un temps. Possible si la peau restante est suffisante et de bonne qualité. Hospitalisation courte, récupération plus rapide.

Expandeur puis prothèse : mise en place d'un expandeur gonflé progressivement sur quelques semaines, puis échange pour une prothèse définitive dans un second temps. Indiqué quand la peau est tendue ou de qualité médiocre — notamment après radiothérapie.

Voies d'abord : la voie classique est l'incision sous-mammaire (plaque aréolo-mamelonnaire conservée) ou centrale (plaque aréolo-mamelonnaire sacrifiée). Des alternatives moins invasives sont possibles : voie endoscopique sous-mammaire ou axillaire — cicatrice discrète, dissection sous vidéo — et voie robot-assistée, qui permet une précision accrue et une dissection atraumatique dans des espaces étroits. Ces techniques sont réservées à des indications précises.

En cas de radiothérapie prévue, la prothèse est souvent préférée : irradier un implant est moins délétère qu'irradier un lambeau. La prothèse peut ensuite être remplacée ou complétée par du tissu autologue.

→ Page dédiée : reconstruction par prothèse — plaque aréolo-mamelonnaire, voies d'abord, expandeur, complications

Page détaillée : reconstruction hétérologue — par implant →

Le lambeau du grand dorsal est un lambeau pédiculé : le muscle grand dorsal et la peau sus-jacente sont transposés depuis le dos vers le thorax antérieur, en conservant leur pédicule vasculaire naturel. Le lambeau est placé sous la peau du sein conservée lors de la mastectomie. La cicatrice dorsale est généralement bien cachée sous le soutien-gorge.

Ce lambeau apporte de la peau et du tissu vascularisé — particulièrement précieux sur un thorax irradié, dont la peau native tolère mal les implants seuls. Il peut être utilisé seul ou complété par du lipofilling mammaire pour affiner le volume. L'association à une prothèse reste possible mais est devenue rare.

Indication type : reconstruction secondaire sur thorax irradié, échec d'une reconstruction par prothèse seule, peau thoracique de mauvaise qualité.

→ Page dédiée : Lambeau de grand dorsal

Page détaillée : lambeau du grand dorsal →

Le DIEP (Deep Inferior Epigastric Perforator) est un lambeau libre microchirurgical : on prélève la peau et la graisse de l'abdomen — sans le muscle — en préservant les vaisseaux perforants, puis on reconnecte ces vaisseaux aux artères et veines de la région thoracique sous microscope. Le résultat est un sein reconstruit en tissu propre, vivant, qui vieillit naturellement.

Avantages : pas de sacrifice du muscle grand droit (contrairement au TRAM), excellente texture, résultat naturel et durable, indication de choix quand l'abdomen est disponible et que la patiente ne fume pas.

Exigences : chirurgie longue (3 à 5 heures), hospitalisation de 3 à 5 nuits, cicatrice abdominale basse. Nécessite un centre équipé en microchirurgie. Le Dr Zeitoun ne pratique pas la microchirurgie : l'intervention est réalisée en collaboration avec un chirurgien plasticien microchirurgien expérimenté.

Contre-indications relatives : obésité sévère, diabète mal équilibré, tabagisme actif, chirurgies abdominales antérieures compromettant les perforantes.

→ Page dédiée : lambeau DIEP — technique, indications, collaboration plasticien

Page détaillée : lambeau diep — tissu abdominal libre →

Quand l'abdomen n'est pas disponible (chirurgies antérieures, manque de tissu, contre-indication), la face interne de cuisse constitue une alternative microchirurgicale. Deux variantes principales : le TUG (Transverse Upper Gracilis) qui inclut une petite quantité de muscle gracilis, et le PAP (Profunda Artery Perforator) qui est purement cutanéo-graisseux.

La cicatrice est discrète, dans le pli inguinal. Volume limité — convient aux petits et moyens bonnets. Peut être combiné avec du lipofilling pour compléter.

Cette chirurgie est réalisée en binôme avec un chirurgien plasticien microchirurgien (voir la vidéo en haut de page ↑).

→ Page dédiée : lambeau de la face interne de cuisse — TMG/TUG et PAP, indications, collaboration plasticien

Page détaillée : lambeau de la face interne de cuisse →

Le lipofilling consiste à prélever de la graisse par lipoaspiration (abdomen, cuisses, flancs) et à la réinjecter en micro-bolus dans le sein reconstruit ou dans la peau irradiée. Ce n'est pas une technique de reconstruction à elle seule — c'est un outil de finition et de correction, souvent indispensable.

Indications : combler une dépression après prothèse, améliorer la texture d'une peau irradiée, corriger une asymétrie, affiner une jonction de lambeau, augmenter progressivement un volume insuffisant. Peut être réalisé en ambulatoire, sous anesthésie locale ou générale selon le volume.

Les techniques de reconstruction peuvent être combinées librement — prothèse + lipofilling, DIEP + lipofilling, grand dorsal + prothèse + lipofilling — et dans un ordre adapté à chaque situation.

En vidéo — Lipofilling mammaire : comment ça marche ?

→ Page dédiée : lipofilling mammaire — déroulement, indications, sécurité oncologique

Page détaillée : lipofilling — transfert de graisse autologue →

La reconstruction à plat n'est pas l'absence de reconstruction : c'est une chirurgie à part entière, pensée pour obtenir un thorax propre, plan, esthétiquement soigné, sans volume mammaire reconstitué.

Elle consiste à réséquer l'excès cutané, à remodeler les berges et à fermer de façon harmonieuse sans tension. Le résultat est une cicatrice horizontale bien placée, un thorax plat et symétrique. Certaines femmes complètent avec un tatouage décoratif. Ce choix mérite la même qualité chirurgicale que toute autre reconstruction — et est pris en charge à par l'Assurance Maladie (ALD 30).

→ Page dédiée : reconstruction à plat — technique, indications, résultats

Page détaillée : reconstruction à plat (flat closure) →

La technique est choisie ensemble, en tenant compte de votre morphologie (taille de bonnet, ptose, IMC, tabac, diabète), de vos antécédents, des traitements reçus ou à venir, et de vos souhaits. Chaque technique fait l'objet d'une page dédiée accessible depuis le menu.

De la consultation au résultat définitif

Votre parcours, étape par étape

Cinq étapes claires, sans précipitation. Chaque consultation est l'occasion de revenir sur ce qui n'est pas clair. Le projet final n'existe pas avant que vous l'ayez validé.

  1. 01

    Consultation dédiée à la reconstruction

    Examen clinique, discussion des techniques (prothèse, grand dorsal, DIEP, gracilis, lipofilling, flat closure), présentation de photos de résultats, réponses à toutes vos questions sans limite de durée. Aucun engagement à l'issue de cette consultation : le temps de réflexion est respecté.

  2. 02

    Bilan pré-opératoire

    Consultation d'anesthésie au moins 48h avant l'intervention. Bilan biologique. Angio-scanner abdominal si reconstruction DIEP envisagée — il permet de cartographier les perforantes et de planifier le lambeau. Si reconstruction par lambeau libre, rencontre avec le chirurgien plasticien microchirurgien associé.

  3. 03

    Reconstruction du volume mammaire

    Marquage chirurgical debout avant le bloc. Sous anesthésie générale. Durée selon la technique : 1h pour une prothèse, 3-5h pour un grand dorsal, 6-8h pour un DIEP. Hospitalisation 1 à 7 jours. Drains aspiratifs en place pendant 5 à 10 jours selon la technique. Sortie autorisée après ablation des drains.

  4. 04

    Symétrisation du sein controlatéral

    Souvent dans un second temps, à 6-12 mois de la reconstruction principale, une fois le sein reconstruit stabilisé. Lifting, réduction ou augmentation du sein opposé pour harmoniser le résultat. Peut nécessiter du lipofilling complémentaire (1 à 3 séances espacées de 3 mois).

  5. 05

    Reconstruction du mamelon et de l'aréole

    Dernier temps du parcours, à 6-12 mois de la reconstruction. Reconstruction du mamelon par lambeau local sous anesthésie locale au cabinet, puis tatouage médical 3D de l'aréole (2-3 séances à 6 semaines d'intervalle). Le résultat final est apprécié 12 à 18 mois après la reconstruction initiale.

Chirurgie à 4 mains

La reconstruction par lambeau
en vidéo

Les reconstructions par lambeau — comme le lambeau gracilis de la face interne de cuisse — sont réalisées en binôme avec un chirurgien plasticien microchirurgien. Je prends en charge le temps oncologique ; le plasticien réalise la microchirurgie. Vidéo d'une intervention récente à la Clinique Hartmann.

Mon rôle

Chirurgie oncologique — mastectomie, ganglion sentinelle, marges, préparation du site receveur. Sécurité carcinologique et suivi.

Le plasticien

Microchirurgie — prélèvement du lambeau, anastomoses vasculaires sous microscope, modelage du sein reconstruit.

→ Page dédiée : lambeau gracilis (TMG/TUG et PAP)

Aussi disponible sur Instagram

Récupération

Suites opératoires de la reconstruction mammaire

Les suites varient selon la technique employée. Une reconstruction par prothèse simple est sensiblement plus courte qu'un DIEP. Dans tous les cas, nous vous accompagnons à chaque étape du suivi post-opératoire.

J1–5
Hospitalisation
2 à 5 jours selon la technique. Drain(s) en place les premiers jours. Antalgiques adaptés. Levée précoce encouragée.
J8–15
Contrôle post-op
Ablation des fils ou agrafes, vérification de la cicatrisation. Reprise progressive de l'activité quotidienne légère.
M1–3
Consultation de suivi
Évaluation du résultat précoce, reprise des activités. Discussion des retouches éventuelles et de la symétrisation.
M12–24
Résultat définitif
Aspect définitif des cicatrices et du résultat esthétique jugé à 12 mois minimum. Reconstruction plaque aréolo-mamelonnaire si souhaitée.

Vivre avec une reconstruction au quotidien

La reconstruction mammaire n'est pas seulement une intervention chirurgicale — c'est un parcours qui s'inscrit dans la durée. Voici les points pratiques que les patientes nous demandent le plus souvent.

Soutien-gorge et vêtements

Pendant les 6 premières semaines, un soutien-gorge médical sans armature est recommandé jour et nuit, pour maintenir la zone et limiter les œdèmes. Après cette période, vous pouvez revenir progressivement à vos sous-vêtements habituels. Les soutiens-gorge avec armatures sont déconseillés pendant 3 mois après une reconstruction par prothèse.

Cicatrices : massages et soins

À partir de la 3ème semaine (cicatrice fermée et solide), des massages quotidiens avec une crème grasse (type Cicalfate, Bepanthen ou huile d'amande douce) aident à assouplir la cicatrice et limiter les adhérences. Compter 5 minutes par cicatrice, 2 fois par jour pendant 3 mois. Protéger les cicatrices du soleil (écran SPF50) pendant 12 mois pour éviter qu'elles ne pigmentent.

Activité physique et sport

La marche est encouragée dès J1 — même quelques minutes plusieurs fois par jour. Gymnastique douce et étirements à partir de la 3ème semaine. Natation, course, vélo : 6 semaines après prothèse, 3 mois après DIEP ou grand dorsal. Musculation et port de charges lourdes : pas avant 3 mois (le temps que les cicatrices profondes consolident). La kinésithérapie post-opératoire (10 séances en moyenne, prises en charge ALD) accélère significativement la récupération.

Travail et vie sociale

L'arrêt de travail varie selon la technique et la nature du travail : 2 à 3 semaines pour une prothèse, 4 à 6 semaines pour un grand dorsal, 6 à 8 semaines pour un DIEP. Les travaux physiques (manutention, station debout prolongée) prolongent ces durées. Conduite automobile : après 2 à 4 semaines selon la technique, dès que la ceinture de sécurité n'est plus douloureuse.

Surveillance à long terme

Le sein reconstruit n'a plus de glande mammaire : il ne nécessite pas de mammographie. La surveillance porte sur le sein controlatéral (mammographie + échographie annuelles), sur les implants si présents (échographie annuelle, IRM à 5 ans puis tous les 2 ans), et sur le suivi oncologique (consultation tous les 6 mois pendant 5 ans, puis annuelle).

2–5 j
Hospitalisation selon technique
4–6 sem
Arrêt de travail moyen
12 mois
Résultat définitif apprécié

Chaque parcours est construit au cas par cas. Il n'y a pas de protocole unique. La consultation sert à tout poser sur la table — vos contraintes, vos souhaits, vos peurs — et à dessiner ensemble un plan qui vous ressemble.

— Financement & prise en charge

Comment se construit votre prise en charge

Trois éléments à connaître. Aucune surprise. Cliquez sur chaque ligne pour dérouler le détail. Un devis transparent vous est remis en consultation. Le temps de réflexion entre le devis et l'intervention est respecté — c'est vous qui décidez du rythme.

La reconstruction mammaire après mastectomie pour cancer (ou mastectomie prophylactique pour mutation BRCA1, BRCA2, PALB2) est prise en charge par l'Assurance Maladie au titre de l'ALD 30 (Affection Longue Durée). Cela couvre :

  • Reconstruction du volume mammaire (prothèse, DIEP, grand dorsal, gracilis, lipofilling)
  • Symétrisation du sein controlatéral (lifting, réduction ou augmentation)
  • Reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire (lambeau local + tatouage médical 3D)
  • Frais d'hospitalisation, anesthésie, soins infirmiers, suivi post-opératoire

Aucune condition de délai : la reconstruction reste prise en charge même 10 ou 20 ans après la mastectomie.

Dr Zeitoun exerce en secteur 2 (non-OPTAM). Cela signifie que la Sécurité sociale rembourse sur la base des tarifs conventionnels, et que des compléments d'honoraires peuvent s'appliquer. Ces compléments concernent uniquement les honoraires chirurgicaux — les frais d'établissement, d'anesthésie et d'hospitalisation restent pris en charge par la Sécurité sociale.

Un devis détaillé et transparent vous est remis en consultation, ventilant honoraires Sécurité sociale, compléments éventuels, et estimation totale. Aucun frais caché. Vous prenez le temps nécessaire pour réfléchir et comparer si vous le souhaitez avant de vous engager.

Les compléments d'honoraires sont remboursés tout ou partie par votre mutuelle selon votre niveau de couverture. La plupart des contrats prennent en charge entre 200% et 400% du tarif conventionnel pour la chirurgie.

Conseil pratique : avec le devis remis en consultation, contactez votre mutuelle pour obtenir une simulation de remboursement avant l'intervention. La secrétaire du cabinet peut vous y aider si besoin. La feuille de soins est ensuite télétransmise à la Sécurité sociale, qui transmet automatiquement à votre mutuelle.

— Bon à savoir

Prothèses externes

Pour les patientes qui choisissent de ne pas se reconstruire immédiatement, les prothèses externes (en silicone, à glisser dans un soutien-gorge spécifique) sont remboursées par la Sécurité sociale au titre de l'ALD 30. Renouvellement tous les 12 à 18 mois.

Arrêts de travail

La durée de l'arrêt de travail est fixée par le chirurgien selon la technique (2 à 8 semaines). Les indemnités journalières sont versées sans délai de carence dans le cadre de l'ALD 30. Un certificat de prolongation peut être établi en consultation post-opératoire si nécessaire.

Frais annexes

Les frais de transport médicalisé (taxi conventionné, ambulance si justifiée) pour les consultations et l'hospitalisation sont pris en charge par la Sécurité sociale sur prescription. La chambre individuelle reste à votre charge (sauf si couverte par votre mutuelle).

Temps de réflexion

Le temps de réflexion entre la remise du devis détaillé et la signature du consentement éclairé est respecté — c'est vous qui décidez du rythme. Vous pouvez à tout moment poser des questions complémentaires ou demander un second avis avant de vous engager.

Deuxième avis
Une deuxième opinion peut tout changer.
Si vous avez un projet de reconstruction et souhaitez l'avis d'un chirurgien sénologue, une consultation dédiée est possible — rapidement et sans engagement.
Demander un deuxième avis →
Vos questions

Ce que vous demandez

Les questions les plus posées en consultation. Cliquez pour dérouler chaque réponse.

Les prothèses durent-elles toute la vie ?

Non. Les implants mammaires actuels (dernière génération, gel de silicone cohésif) ont une durée de vie estimée à 15 à 20 ans selon les fabricants — mais certaines femmes les gardent plus longtemps sans complication. Il n'y a pas de règle imposant un changement systématique à une date précise en l'absence de problème.

Les raisons d'un remplacement peuvent être : une rupture d'implant (le gel reste contenu dans le film coque), une capsulite rétractile (durcissement du tissu cicatriciel autour de l'implant), une modification esthétique souhaitée, ou une asymétrie secondaire. Dans le contexte post-cancer, les patientes bénéficient d'une surveillance imagerie annuelle à vie — mammographie et échographie du côté controlatéral, avec IRM selon les indications oncologiques — qui permet de détecter d'éventuelles complications prothétiques dans le même temps.

Durée de vie estimée 15–20 ans Remplacement sur indication clinique, pas systématique Surveillance imagerie annuelle à vie en contexte post-cancer
À quoi ressemble le résultat ? Les cicatrices se verront-elles ?

Le résultat dépend largement de la technique utilisée, de l'état des tissus et du volume souhaité. En consultation, je montre des photos de résultats représentatives pour permettre à chaque patiente de se projeter de façon réaliste.

Les cicatrices sont inévitables mais leur placement est pensé pour être le moins visible possible : pour une prothèse seule, la cicatrice suit le sillon sous-mammaire (invisible en position debout) ; pour un grand dorsal, la cicatrice est dans le dos, couverte par le soutien-gorge ; pour un DIEP, la cicatrice abdominale est horizontale basse, comparable à une césarienne large. Le résultat définitif ne se juge pas avant 12 mois.

Photos de résultats présentées en consultation Résultat définitif apprécié à 12 mois
La reconstruction mammaire redonne-t-elle de la sensibilité au sein ?

La mastectomie entraîne une perte de sensibilité cutanée dans la zone opérée — cette perte est liée à la section des nerfs sensitifs lors du retrait de la glande. La reconstruction ne restaure pas cette sensibilité, mais certaines techniques de reconstruction nerveuse microchirurgicale (innervation du lambeau) permettent dans certains cas de récupérer une sensibilité partielle.

Avec le temps, une sensibilité partielle peut revenir spontanément en périphérie de la zone reconstruite — mais cela n'est pas la règle et ne doit pas être présenté comme un résultat garanti. Ce point est systématiquement abordé en consultation.

Perte de sensibilité liée à la mastectomie, pas à la reconstruction Récupération partielle possible selon les cas
Peut-on faire une mammographie sur un sein reconstruit ?

Oui, mais le suivi radiologique d'un sein reconstruit diffère de celui d'un sein naturel. Après mastectomie totale, il n'y a plus de tissu glandulaire à surveiller du côté opéré — la mammographie et l'échographie sont donc réservées au sein controlatéral.

Pour les reconstructions après mastectomie partielle (conservation), un suivi local par imagerie est maintenu. La présence d'une prothèse ne contre-indique pas la mammographie, mais nécessite une technique particulière (incidences de Eklund). Les centres de radiologie habitués à ce suivi s'y adaptent parfaitement.

Suivi controlatéral maintenu après mastectomie totale Prothèse compatible avec la mammographie
Combien coûte la reconstruction et comment est-elle prise en charge ?

La reconstruction mammaire après cancer du sein est prise en charge par l'Assurance Maladie au titre de l'ALD 30 sur la base des tarifs conventionnels — en pratique, des compléments d'honoraires peuvent s'appliquer selon le secteur conventionnel du chirurgien (Dr Zeitoun exerce en secteur 2 non-OPTAM), avec un remboursement partiel par votre mutuelle selon votre niveau de couverture. Elle couvre tous les temps chirurgicaux : reconstruction du volume, symétrisation du sein controlatéral et reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire.

Des dépassements d'honoraires s'appliquent en secteur 2. Un devis complet et détaillé vous est systématiquement remis en consultation — honoraires chirurgicaux, anesthésie et frais d'établissement inclus. Aucun frais caché. Vous prenez le temps nécessaire pour réfléchir avant de vous engager.

ALD 30 — Sécurité sociale sur base de remboursement Devis transparent remis en consultation Temps de réflexion respecté
Quand peut-on reprendre le sport et les activités normales ?

La reprise dépend de la technique utilisée. Pour une reconstruction par prothèse simple, la reprise du travail sédentaire est possible dès 2 à 3 semaines. Pour un DIEP, le délai est plus long — 4 à 6 semaines minimum.

Le sport, notamment tout ce qui sollicite le grand pectoral (natation, musculation, port de charges), est déconseillé pendant 6 à 8 semaines pour les reconstructions avec prothèse (risque de déplacement), et 2 à 3 mois pour les reconstructions par lambeau. La reprise se fait toujours sur feu vert lors de la consultation de contrôle.

Travail sédentaire : 2–3 semaines après prothèse Sport : 6–8 semaines minimum selon technique
Reconstruction immédiate ou différée — comment choisir ?

Le choix entre reconstruction immédiate (même anesthésie que la mastectomie) et reconstruction différée (6 mois à plusieurs années après) dépend de plusieurs critères : le type de cancer (la seule contre-indication formelle à l'immédiate est le cancer inflammatoire), les traitements prévus (radiothérapie, chimiothérapie), votre état général, et surtout votre cheminement personnel. Certaines femmes souhaitent ne jamais se voir sans sein et privilégient l'immédiate. D'autres ont besoin de traverser les traitements d'abord, et préfèrent reconstruire à froid une fois la phase active terminée. Les deux chemins sont médicalement équivalents en termes de résultat final.

Faut-il une reconstruction si je porte une mutation BRCA ?

Pour les patientes porteuses d'une mutation génétique (BRCA1, BRCA2, PALB2) qui ont choisi une mastectomie prophylactique, la reconstruction est presque toujours réalisée en immédiate, bilatéralement. L'avantage est double : pas de période sans sein, et la reconstruction est planifiée à froid avec tous les éléments anatomiques préservés. Les techniques privilégiées sont souvent la prothèse en pré-pectoral avec conservation de la plaque aréolo-mamelonnaire (nipple-sparing), ou le DIEP pour les patientes refusant les implants. La prise en charge est intégrale dans le cadre de l'ALD 30.

La radiothérapie empêche-t-elle la reconstruction par prothèse ?

Non, mais elle complique les choses. La radiothérapie altère la qualité des tissus cutanés : peau plus fine, moins extensible, plus fragile vis-à-vis des implants. Les complications (capsulite rétractile, exposition d'implant, échec esthétique) sont significativement plus fréquentes sur un thorax irradié. Deux stratégies sont possibles : soit on privilégie un lambeau autologue d'emblée (DIEP, grand dorsal, gracilis) qui apporte du tissu sain et bien vascularisé, soit on combine prothèse + lambeau (par exemple grand dorsal + implant) pour bénéficier d'une couverture tissulaire. La décision se prend au cas par cas selon vos préférences et la qualité de la peau irradiée.

La reconstruction est-elle douloureuse ?

La douleur post-opératoire varie selon la technique. Pour une prothèse seule, la douleur est modérée et bien contrôlée par les antalgiques classiques pendant 5 à 7 jours. Pour un DIEP ou grand dorsal, la douleur est plus marquée du fait du double site opératoire (sein + zone de prélèvement). Les protocoles modernes de récupération améliorée (analgésie multimodale, blocs anesthésiques locaux, antalgiques programmés) permettent dans la grande majorité des cas une douleur acceptable, autorisant la marche dès J1 et la sortie d'hospitalisation à J2-5. La douleur chronique post-reconstruction est rare (moins de 10% des cas) et fait l'objet d'une prise en charge spécifique en consultation de la douleur si elle persiste au-delà de 3 mois.

Choisir la reconstruction « à plat » (flat closure) : qu'est-ce que c'est ?

La reconstruction à plat — ou flat closure — est l'option de fermer la peau de manière esthétique sans reconstruction du volume mammaire. Le chirurgien retire l'excès de peau, repositionne les tissus pour obtenir un thorax plat, harmonieux et symétrique, avec une cicatrice horizontale fine. Ce choix, longtemps considéré comme un « non-choix », est aujourd'hui pleinement reconnu comme une option à part entière. Avantages : une seule intervention plus courte, récupération rapide, pas de surveillance d'implant, possibilité de porter une prothèse externe (remboursée Sécurité sociale) si on le souhaite. Cette option doit être activement proposée par le chirurgien — elle n'est pas un échec de la reconstruction, c'est une stratégie chirurgicale légitime.

La reconstruction modifie-t-elle la vie sexuelle et intime ?

Cette question, rarement abordée spontanément, mérite d'être posée. La perte de sensibilité du sein reconstruit modifie les sensations érotiques associées : le sein reconstruit n'est plus une zone érogène fonctionnelle au sens classique. Pour de nombreuses patientes, cela demande un temps d'adaptation et de redécouverte du corps. Le partenaire joue un rôle important dans ce processus. Sur le plan strictement mécanique, la reconstruction n'empêche aucune activité — y compris la pénétration, le sport intime, la grossesse et l'allaitement (sur le sein controlatéral). La consultation d'oncosexologie, prise en charge dans le parcours de soins, peut accompagner ce volet du retour à la normale.

Puis-je demander un second avis chirurgical ?

Absolument — c'est même une démarche recommandée pour une intervention aussi structurante. Un second avis ne remet pas en cause la confiance que vous avez en votre chirurgien : c'est au contraire une preuve de maturité décisionnelle. Le Dr Zeitoun reçoit régulièrement des patientes en second avis pour discuter de leur projet, valider une technique proposée par un confrère, ou explorer d'autres options. La consultation de second avis est prise en charge par la Sécurité sociale dans le cadre de l'ALD. Apportez votre dossier complet : compte-rendu de mastectomie, comptes-rendus d'imagerie, courriers de RCP, photos pré et post-opératoires si disponibles.

Combien de temps prend l'ensemble du parcours de reconstruction ?

Le parcours complet — de la première consultation au résultat définitif — dure en moyenne 12 à 24 mois. Il se décompose ainsi : consultation initiale et bilan (4 à 8 semaines), reconstruction du volume mammaire (intervention principale), cicatrisation et stabilisation (6 mois), symétrisation du sein controlatéral si nécessaire (à 6-12 mois), puis reconstruction du mamelon et de l'aréole à 6-12 mois supplémentaires (lambeau local + tatouage médical 3D). Certaines patientes choisissent de s'arrêter à la reconstruction du volume — c'est tout à fait possible. Le projet est construit étape par étape, avec votre rythme et vos souhaits comme repères.

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Que vous soyez en cours de traitement, en attente d'une mastectomie ou opérée depuis des années — il n'est jamais trop tôt ni trop tard pour poser vos questions. La consultation est sans engagement.

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