C'est presque toujours la première question, et la plus légitime. Parce qu'une tumeur borderline n'est pas un cancer et touche souvent des femmes jeunes, la chirurgie peut fréquemment préserver la fertilité. Mon rôle est chirurgical : ce qui relève ensuite de la fécondation est assuré par un médecin de la reproduction, que je ne remplace pas.
La chirurgie est conçue pour garder le maximum de tissu ovarien sain ; l'aide médicale à la procréation, elle, est assurée par un médecin de la reproduction. Consultations à Paris 8e, interventions à la Clinique Hartmann de Neuilly.
Cet article se concentre sur la fertilité ; pour l'exposé clinique complet, voir la page dédiée aux tumeurs borderline.
Apprendre qu'on a une tumeur de l'ovaire quand on n'a pas encore eu d'enfant — ou qu'on souhaite en avoir d'autres — provoque une inquiétude particulière. Une tumeur borderline n'est pas un cancer de l'ovaire au sens strict, et elle survient souvent chez des femmes jeunes. — CNGOF 2020
Ces deux caractéristiques ouvrent, dans un grand nombre de cas, la possibilité d'une chirurgie qui préserve la fertilité. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024 Cet article ne reprend pas tout le dossier des tumeurs borderline — définition, types et pronostic sont sur ma page de référence dédiée — il répond à une seule question, en profondeur : « pourrai-je avoir un enfant ? ».
Une précision essentielle : je suis chirurgien et je ne pratique pas la PMA. Lorsqu'une aide médicale à la procréation est utile, elle est assurée par un médecin de la reproduction vers lequel j'oriente ; l'intervention est simplement conçue pour préserver au mieux ces options. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Attention à un raccourci fréquent : ce n'est pas parce que la tumeur « ne serait pas atypique ». Les cellules d'une tumeur borderline sont atypiques. Ce qui permet de conserver l'ovaire, c'est qu'elles n'envahissent pas le stroma — c'est l'absence d'invasion, pas l'absence d'atypie, qui distingue une tumeur frontière d'un cancer. — CNGOF 2020
Prolifération atypique mais sans invasion destructrice de l'ovaire : on peut souvent retirer la lésion sans tout enlever, et sans chimiothérapie — non indiquée en règle. — CNGOF 2020
Survenue fréquente autour de la quarantaine, souvent à un stade limité à l'ovaire : deux conditions favorables à une chirurgie conservatrice. — revue ecancer
Les recommandations européennes encouragent explicitement la préservation de la fertilité, y compris dans des situations qui faisaient autrefois hésiter. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
À qui cela s'adresse. La chirurgie conservatrice peut être envisagée à tout stade lorsque les implants péritonéaux sont non invasifs, et même en présence d'une micro-invasion ou d'une forme micropapillaire — ces patientes étant alors informées et orientées vers un spécialiste de la reproduction. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Globalement, lorsque la maladie ne touche qu'un ovaire, on réalise une kystectomie unilatérale, voire une annexectomie unilatérale — l'objectif étant de garder le maximum de tissu ovarien sain et fonctionnel. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024

Retirer la partie malade en gardant le reste de l'ovaire : préserve le plus de réserve ovarienne, parfois seule option si les deux ovaires sont concernés. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Retirer l'ovaire et la trompe du côté atteint, en gardant l'autre ovaire et l'utérus : un ovaire restant sain suffit à ovuler et à porter une grossesse. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Le compromis, dit franchement : conserver du tissu ovarien augmente le risque de récidive locale — jusqu'à environ 30 % après kystectomie selon les séries — mais ces récidives réapparaissent le plus souvent sous forme borderline et ne modifient pas la survie. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024 Pour les formes mucineuses, on préfère souvent l'annexectomie ; la chirurgie radicale est réservée après la ménopause ou une fois le projet parental accompli. — CNGOF 2020 Ces gestes relèvent de ma chirurgie des ovaires et des trompes, par cœlioscopie, avec les précautions qui évitent la rupture du kyste. — CNGOF 2020
Une fois la chirurgie conservatrice réalisée et l'analyse définitive rassurante, la question devient concrète : quand essayer, et avec quelles chances ?
Après confirmation de l'absence d'implants invasifs, une grossesse spontanée peut généralement être envisagée sans délai particulier. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Un ovaire restant fonctionnel continue d'ovuler ; la probabilité de grossesse dépend surtout de l'âge et de la réserve ovarienne. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Le suivi échographique se poursuit pendant les essais de conception puis pendant la grossesse, avec l'équipe obstétricale. — CNGOF 2020
Pas de chiffre individuel : la fertilité après une tumeur borderline dépend de trop de facteurs personnels — âge, réserve ovarienne, étendue de la chirurgie — pour qu'un pourcentage individuel ait un sens. L'objectif de l'intervention est de préserver au maximum ces chances, avec orientation vers un médecin de la reproduction si nécessaire. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Soyons clairs d'emblée : je ne pratique pas la PMA. Mon rôle s'arrête à la chirurgie. L'aide médicale à la procréation est assurée par un médecin de la reproduction ou un centre d'AMP, vers lequel j'oriente. À titre d'information :
FIV et autres techniques possibles, y compris après chirurgie complète, sous réserve d'avoir écarté des implants invasifs. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
En cas de risque de rechute plus élevé (micropapillaire, implants), une congélation d'ovocytes ou d'embryons peut être proposée après l'opération. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Calendrier, technique et sécurité de la stimulation se décident avec le spécialiste ; la stratégie reste cohérente avec le suivi oncologique. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Pour être parfaitement clair : je n'assure pas moi-même l'AMP ni la préservation ovocytaire. Je suis chirurgien ; mon rôle s'arrête à une chirurgie pensée pour préserver vos options. La stimulation, la FIV et la congélation sont réalisées par un médecin de la reproduction, vers lequel j'oriente. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Il arrive qu'une tumeur borderline soit repérée à l'occasion d'une échographie de grossesse. C'est déstabilisant, mais cela se gère avec un cadre adapté.
Chirurgien, obstétricien, radiologue et pathologiste tiennent compte du terme et de l'aspect de la masse ; la chirurgie peut être différée ou combinée à la césarienne selon les cas. — Annals of Oncology 2019
Les tumeurs borderline diagnostiquées pendant la grossesse présentent plus souvent des caractéristiques agressives : cela justifie une vigilance accrue, sans dramatiser ni renoncer à la grossesse. — Annals of Oncology 2019
Le message, en pratique : une tumeur borderline découverte enceinte n'est pas synonyme de renoncement à la grossesse ; l'objectif est de protéger à la fois la mère et l'enfant, en adaptant le calendrier chirurgical au cas par cas. — Annals of Oncology 2019
C'est une question fréquente après une chirurgie conservatrice — et la réponse surprend souvent, dans le bon sens. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Le retrait de l'ovaire conservé n'est pas recommandé en routine : c'est une option à discuter au cas par cas. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Les récidives pouvant être tardives, le suivi (examen + échographie) se poursuit plusieurs années, souvent au moins dix. — CNGOF 2020
En cas de totalisation avant la ménopause, un traitement hormonal substitutif peut être envisagé après discussion. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Sources & recommandations : ESGO / ESHRE / ESGE (préservation de la fertilité, 2024-2025), CNGOF (Tumeurs frontières de l'ovaire, 2020), étude multicentrique française sur les tumeurs borderline diagnostiquées pendant la grossesse (Annals of Oncology, 2019), Observatoire francophone des tumeurs rares de l'ovaire (2025). Information générale ne remplaçant pas une consultation.
Face à une tumeur borderline avec désir d'enfant, le rôle du chirurgien est de concevoir une intervention qui protège à la fois la santé et le projet de maternité.
Examens et projet parental repris dès le départ, pour intégrer la préservation de la fertilité à la décision chirurgicale.
Kystectomie ou annexectomie unilatérale, par cœlioscopie autant que possible. Ni robot ni vNOTES : le cas échéant, orientation vers un confrère.
Je ne pratique pas la PMA. Orientation vers un médecin de la reproduction pour l'AMP ; stratégie validée en RCP.
Consultations au 241 rue du Faubourg Saint-Honoré (Paris 8e), interventions à la Clinique Hartmann de Neuilly. Secteur 2 non-OPTAM.
Souvent, oui. La chirurgie conservatrice est fréquemment possible chez une femme jeune, et une grossesse spontanée peut ensuite être envisagée. Cela dépend de l'âge, de la réserve ovarienne et de l'étendue de la chirurgie. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Oui, dans les situations adaptées : la récidive locale est plus fréquente, mais le plus souvent sous forme borderline, et la survie n'est pas modifiée. Décision validée en RCP après stadification. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Un ovaire restant fonctionnel continue d'ovuler et permet une grossesse ; la probabilité dépend surtout de l'âge et de la réserve ovarienne. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Après une chirurgie conservatrice ayant écarté des implants invasifs, une grossesse peut souvent être envisagée sans délai imposé. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Oui, l'AMP est possible, y compris après chirurgie complète, sous réserve d'avoir écarté des implants invasifs confirmés à l'analyse anatomopathologique. Ces décisions se prennent avec un médecin de la reproduction : je ne pratique pas moi-même l'AMP. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Prise en charge multidisciplinaire et individualisée selon le terme et l'aspect. Ces tumeurs présentent alors plus souvent des caractéristiques agressives, d'où une surveillance rapprochée. — Annals of Oncology 2019
Pas nécessairement : la « totalisation » n'est pas systématique, c'est une option à discuter une fois le projet parental accompli. — ESGO/ESHRE/ESGE 2024
Chirurgien cancérologue et gynécologue, je prends en charge la partie chirurgicale des tumeurs borderline, en lien avec la RCP et la médecine de la reproduction. Voir aussi ma page de référence et le cancer de l'ovaire.
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Information générale ne remplaçant pas une consultation ; l'AMP est réalisée par un médecin de la reproduction, non par le chirurgien.