Une boule à l'entrée du vagin, une douleur brutale qui empêche de s'asseoir, parfois de la fièvre : la glande de Bartholin peut donner deux situations distinctes — le kyste et la bartholinite (abcès). Quand opérer ? Quelle technique ? Comment se passe la récupération ? Cet article répond à toutes vos questions.
Une consultation de quelques minutes permet de différencier kyste, abcès ou autre lésion, et de définir la stratégie : surveillance, drainage rapide, ou chirurgie programmée à froid.
La glande de Bartholin est une petite glande située de chaque côté de l'entrée du vagin, dans l'épaisseur des grandes lèvres. À l'état normal, elle mesure environ 1 cm et reste imperceptible : elle s'abouche par un fin canal au niveau du vestibule vulvaire, et participe à la lubrification naturelle.
Deux situations très différentes peuvent l'amener à devenir un motif de consultation. La première est le kyste : le canal se bouche, la glande retient son contenu et forme une poche liquidienne. La seconde est la bartholinite : la glande s'infecte brutalement, formant un abcès rouge, chaud et très douloureux. Deux faces d'une même anatomie, mais avec une prise en charge bien différente.
Cet article vous explique comment chacune de ces situations est diagnostiquée et traitée, quelles sont les techniques chirurgicales (drainage en urgence avec cicatrisation dirigée, marsupialisation, exérèse de la glande), et à quoi vous attendre après l'intervention. Il s'inspire des recommandations CNGOF/SCGP 2024 et des études récentes (WoMan-trial 2017, méta-analyse Bakouei 2024, étude française NCT04093310).
Consultation à froid · diagnostic, indication chirurgicale, planification
Avant de parler chirurgie, quelques repères pour comprendre ce qu'est cette petite glande, pourquoi elle peut poser problème, et pourquoi les solutions diffèrent selon la situation.
Les glandes de Bartholin — aussi appelées glandes vestibulaires majeures — sont deux petites glandes paires, en position postéro-latérale, à environ 4 heures et 8 heures par rapport à l'orifice vaginal. À l'état normal, elles mesurent 0,5 à 1 cm, sont enfouies dans l'épaisseur des grandes lèvres et ne sont ni visibles ni palpables. Leur canal excréteur, long d'environ 2,5 cm, débouche au niveau du vestibule vulvaire.
Elles sécrètent un mucus qui contribue à la lubrification de la vulve lors des rapports, en complément des autres glandes vulvo-vaginales.
Les deux glandes de Bartholin sont situées de chaque côté de l'entrée du vagin, dans l'épaisseur des grandes lèvres, en position postéro-latérale. Elles mesurent environ 1 cm à l'état normal et ne sont pas perceptibles au toucher.
Ces glandes participent à la lubrification naturelle de la vulve et du vagin, notamment lors des rapports. Leur contribution est modeste — d'autres mécanismes assurent la lubrification — ce qui explique qu'une exérèse unilatérale n'a généralement pas d'impact ressenti.
Quand le canal se bouche, la glande forme un kyste. Quand elle s'infecte, c'est la bartholinite : abcès très douloureux. Les traitements ne sont pas les mêmes.
👉 Une boule indolore qui ne change pas, c'est probablement un kyste. Une douleur brutale avec rougeur, chaleur et impossibilité de s'asseoir, c'est une bartholinite — situation qui ne doit pas attendre.
Le diagnostic est essentiellement clinique : l'examen visuel et la palpation permettent dans la grande majorité des cas de poser le diagnostic.
Tuméfaction arrondie, molle, à l'entrée du vagin, sur une grande lèvre. Souvent indolore, parfois découverte fortuitement. Elle peut rester stable des mois ou des années, puis devenir gênante : tiraillement à la marche, gêne en position assise, dyspareunie superficielle, gêne au port de sous-vêtements serrés.
Installation brutale en 24 à 48 heures. La tuméfaction est rouge, chaude, très douloureuse, parfois accompagnée de fièvre. La marche est pénible, la position assise impossible. C'est une urgence relative : le drainage permet de soulager rapidement.
Certaines patientes alternent épisodes de kyste et de bartholinite. C'est typiquement dans ce profil que se discute une solution chirurgicale définitive, plutôt que des drainages répétés qui usent la patiente et créent du tissu cicatriciel.
Toutes les boules vulvaires ne sont pas des kystes de Bartholin : kyste épidermoïde, kyste sébacé, hidradénome, lipome, kyste du canal de Nuck… L'examen clinique permet de différencier la plupart des cas. Une anatomopathologie est réalisée systématiquement après exérèse.
La glande se situe dans l'épaisseur de la grande lèvre, en position postérieure. Quand elle augmente de volume, la pression exercée par le siège ou par les vêtements serrés appuie directement sur la zone. C'est pourquoi beaucoup de patientes décrivent en premier une gêne très spécifique en position assise prolongée, au volant, au bureau, ou pendant le sport.
Ce signe doit faire évoquer une pathologie de la glande de Bartholin et amener à consulter.
Si vous avez eu deux ou trois bartholinites, ou si vous palpez un kyste persistant à distance d'une infection, c'est le bon moment pour consulter. On évalue ensemble la meilleure suite : surveillance, marsupialisation ou exérèse de la glande.
Toutes les anomalies de la glande de Bartholin ne justifient pas une chirurgie. La décision repose sur le caractère symptomatique de la lésion, la fréquence des épisodes infectieux, et la gêne ressentie.
Un kyste de Bartholin petit, indolore, stable, découvert fortuitement, ne nécessite aucun traitement. Une simple surveillance personnelle suffit, avec consultation en cas de modification.
Quand le kyste devient gênant au quotidien — tiraillement à la marche, gêne en position assise, dyspareunie — une chirurgie programmée est proposée. L'exérèse complète de la glande est l'intervention que je propose le plus souvent, plus durable que la marsupialisation.
Un abcès doit être drainé sans attendre. Le geste est simple et court : une petite incision, on évacue le pus, on laisse cicatriser à plat (cicatrisation dirigée). Je ne fais jamais de marsupialisation en urgence sur un tissu infecté.
Après deux ou trois épisodes de bartholinite, ou si un kyste revient régulièrement, l'exérèse complète de la glande est la solution la plus durable. La glande de l'autre côté assure la lubrification. C'est l'intervention que je propose le plus souvent.
Chez les patientes après la ménopause, toute lésion nouvelle de la région vulvaire — y compris une tuméfaction qui ressemble à un kyste de Bartholin — doit être examinée avec attention. L'ACOG et UpToDate (2024) recommandent une biopsie ou une analyse anatomopathologique systématique après exérèse, pour ne pas passer à côté d'un carcinome de la glande de Bartholin (≈5 % des cancers vulvaires).
Dans notre pratique, toute pièce opératoire est envoyée en anatomopathologie sans exception.
La chirurgie ne suit pas la même logique selon que vous avez un abcès aigu (bartholinite) ou un kyste qui revient. Voici comment je procède dans chacune des deux situations.
Devant un abcès chaud et douloureux, le seul objectif est de vous soulager rapidement. On ouvre, on évacue, on laisse cicatriser. Je ne fais jamais de marsupialisation en urgence : sur un tissu inflammatoire et infecté, ce n'est ni le bon moment ni la bonne technique.
Selon le contexte (taille, douleur, accessibilité), le drainage peut se faire sous anesthésie locale en consultation, ou au bloc opératoire sous anesthésie générale ou loco-régionale pour un meilleur confort.
Une petite incision à l'entrée du vagin, le pus est évacué, la cavité rincée. Pas de suture. Le geste dure environ 5 minutes. Soulagement quasi immédiat au réveil.
On laisse l'incision cicatriser à plat, de l'intérieur vers l'extérieur. C'est ce qu'on appelle la cicatrisation dirigée. L'orifice se referme spontanément en quelques semaines.
Ce drainage soulage la crise. Il ne traite pas le problème de fond : si la glande continue à se boucher, un nouvel épisode peut survenir. C'est pourquoi, après guérison, je revois la patiente à distance pour évaluer la suite.
Quand le kyste est visible et palpable à distance de toute infection, ou que vous avez déjà eu plusieurs bartholinites, on planifie sereinement une intervention pour traiter le problème de fond. Deux options principales.
Sous anesthésie générale, on ouvre le kyste et on suture ses bords à la peau pour créer une ouverture permanente. La glande continue de fonctionner. En pratique, je propose plutôt l'exérèse, plus durable, mais la marsupialisation reste une option valable dans certaines situations.
Sous anesthésie générale, la glande est entièrement retirée. La loge est refermée par une suture interne. C'est l'intervention que je propose le plus souvent, car elle est définitive : pas de glande, pas de récidive. La glande de l'autre côté assure la lubrification.
Sous quelle anesthésie ? Pour la marsupialisation ou l'exérèse à froid, je privilégie l'anesthésie générale au bloc opératoire. Dans certains cas précis (petite taille, contre-indication à l'AG, patiente très motivée), l'anesthésie locale ou loco-régionale (rachianesthésie, péridurale) peut être discutée — avec un avertissement clair : le geste reste douloureux et un passage en anesthésie générale peut s'imposer en cours d'intervention. La décision se prend ensemble avec l'anesthésiste.
Et le cathéter de Word, qu'est-ce que c'est exactement ? Imaginez un petit cathéter en silicone, environ 5 cm de long, terminé par un ballonnet gonflable à son extrémité. Le principe : on fait une mini-incision dans le kyste (4-5 mm) sous anesthésie locale, on introduit le cathéter dans la cavité du kyste, puis on gonfle le ballonnet avec un peu de sérum physiologique pour qu'il reste en place. Le cathéter est laissé 2 à 4 semaines : pendant ce temps, le contact prolongé entre la peau et la cavité kystique crée un néo-canal d'évacuation permanent (épithélialisation). On retire ensuite le cathéter, et la glande continue de s'écouler par ce nouveau trajet.
Le cathéter de Word est beaucoup utilisé à l'étranger (Pays-Bas, Royaume-Uni, États-Unis), surtout en consultation. En France, sa diffusion reste limitée — une étude française multicentrique (NCT04093310) en évalue actuellement le rapport coût-efficacité dans 17 centres dont le CHU de Caen. Je ne le propose pas en routine : je préfère la marsupialisation ou l'exérèse au bloc, qui me semblent plus adaptées à la pratique française et au confort de la patiente.
Chaque kyste, chaque bartholinite a son histoire. Une consultation permet de poser le diagnostic, choisir la technique adaptée, et planifier l'intervention. Paris 8e ou Clinique Hartmann Neuilly.
La chirurgie de la glande de Bartholin a fait l'objet de plusieurs publications majeures et d'études cliniques en cours. Voici un panorama des données actuelles.
L'essai randomisé multicentrique WoMan-trial (Kroese et al., BJOG 2017, DOI 10.1111/1471-0528.14375) a comparé chez 161 patientes le cathéter de Word à la marsupialisation. Les taux de récidive à 1 an étaient comparables. Une méta-analyse 2024 (Bakouei et al., JOGC) sur 735 patientes a confirmé l'absence de différence significative.
👉 En pratique française : sa diffusion reste limitée et la marsupialisation ou l'exérèse au bloc restent les procédures de référence pour la grande majorité des patientes.
La revue systématique d'Illingworth et al. (BJOG 2020) a évalué toutes les techniques disponibles. Conclusion : aucune technique n'a démontré une supériorité absolue. Le choix dépend du contexte clinique et de la préférence de la patiente.
L'étude irlandaise (Worrall et al., IJGO 2025, DOI 10.1002/ijgo.15850) sur 408 patientes a évalué un programme de cathéter de Word en consultation. Les auteurs rapportent un gain organisationnel. En France, ma pratique privilégie l'anesthésie générale au bloc opératoire : confort patiente, geste précis, suture interne soignée.
L'étude médico-économique française NCT04093310 compare le cathéter de Word à l'incision-drainage dans 17 centres dont les CHU de Caen, Bordeaux, Angers, Clermont-Ferrand et l'Institut Franco-Britannique. Évaluation du rapport coût-utilité.
Selon l'ACOG et UpToDate (mise à jour septembre 2024), toute tuméfaction de la glande de Bartholin chez une femme de plus de 40 ans ou ménopausée doit faire l'objet d'une attention particulière. Le carcinome de la glande de Bartholin reste rare (≈5 % des cancers vulvaires) mais peut être pris pour un kyste banal. Dans ma pratique, toute pièce d'exérèse est analysée — sans exception.
⚠️ Recommandation importante : selon l'ACOG et UpToDate (mise à jour septembre 2024), toute tuméfaction de la glande de Bartholin chez une femme de plus de 40 ans ou ménopausée doit faire l'objet d'une attention particulière, avec biopsie ou analyse anatomopathologique systématique après exérèse. Le carcinome de la glande de Bartholin est rare (≈5 % des cancers vulvaires) mais peut être pris pour un kyste banal. Dans notre pratique, toute pièce d'exérèse est analysée — sans exception.
Que ce soit après un drainage, une marsupialisation ou une exérèse, les suites sont relativement comparables et globalement simples. Voici à quoi vous attendre.
Arrivée au bloc le matin à jeun. Intervention courte. Sortie le jour même dans la grande majorité des cas. Glace possible les premières heures.
Douleurs modérées soulagées par antalgiques simples. Toilette vulvaire douce, séchage par tamponnement. Douches dès le lendemain, bains à éviter jusqu'à cicatrisation. Certaines patientes utilisent une bouée pour s'asseoir.
La douleur s'estompe. Arrêt de travail 10 à 15 jours. On peut sentir une « boule » à la palpation, liée à la suture interne : ce n'est pas une récidive, elle s'atténue à mesure que les fils résorbables se dissolvent. Pas de fils à enlever.
Contrôle de cicatrisation à 3 à 4 semaines. C'est à cette occasion qu'est validée la reprise des activités physiques et sexuelles. Massages locaux doux et lubrifiant aident à reprendre confortablement.
À deux mois, la cicatrisation est habituellement complète et la zone redevient quasi-imperceptible. La cicatrice est interne, donc invisible.
Si vous présentez : fièvre, douleurs intenses non soulagées, écoulement purulent ou malodorant, saignement abondant. Un appel au secrétariat suffit pour orienter.
Si on m'a retiré une glande de Bartholin, vais-je avoir des soucis de lubrification ? Habituellement non. La glande controlatérale, intacte, prend le relais. Si la lubrification semble diminuée — souvent transitoirement —, l'usage d'un lubrifiant intime pendant les rapports suffit le plus souvent.
Aucun retentissement durable n'est attendu après exérèse unilatérale.
Le Dr Jérémie Zeitoun est titulaire d'un DES de gynécologie-obstétrique et d'un DESC de chirurgie cancérologique gynécologique. Formé au Centre François Baclesse, à l'Institut Curie et à l'Institut Gustave Roussy, il prend en charge l'ensemble des pathologies vulvaires et vaginales — du kyste de Bartholin aux lésions plus complexes — au cabinet du 8e arrondissement et à la Clinique Hartmann à Neuilly-sur-Seine.
Découvrir le parcours →En cas de bartholinite aiguë très douloureuse, le drainage doit être rapide. Le drainage est un geste court et standard, réalisé sous anesthésie locale ou au bloc. Une fois la crise passée, je suis disponible pour vous revoir à froid et discuter de la suite.
Le geste lui-même est très court — environ 5 minutes au bloc opératoire. Sous anesthésie locale ou générale selon le contexte, on fait une petite incision, on évacue le pus, on rince. Pas de suture. Le soulagement est quasi immédiat. Vous rentrez chez vous le jour même.
Après le drainage d'un abcès, on ne suture pas la peau : on laisse l'incision ouverte. C'est ce qu'on appelle la cicatrisation dirigée ou cicatrisation par seconde intention. La cicatrisation se fait de l'intérieur vers l'extérieur, naturellement, en plusieurs semaines. C'est la méthode de référence pour un tissu qui a été infecté : refermer trop tôt risquerait d'emprisonner l'infection.
Le kyste est une obstruction non-infectée du canal de la glande, formant une poche liquidienne souvent indolore. La bartholinite est l'infection aiguë de cette même glande, formant un abcès rouge, chaud et très douloureux. La prise en charge est complètement différente.
Non. Un kyste asymptomatique, stable et qui ne dérange pas, ne justifie aucune chirurgie. Une simple surveillance personnelle suffit, avec consultation en cas de modification.
Une ponction simple à l'aiguille en consultation soulage brièvement, mais elle est peu efficace et le risque de récidive est élevé. En revanche, le drainage chirurgical par incision — qu'il soit fait sous anesthésie locale ou au bloc — est la prise en charge de référence en urgence. Le geste est court (environ 5 minutes au bloc), on laisse cicatriser à plat, et l'orifice se referme tout seul en quelques semaines.
Dans certains cas précis (kyste de petite taille bien localisé, contre-indication à l'anesthésie générale, patiente motivée), la marsupialisation ou l'exérèse peuvent être réalisées sous anesthésie locale ou loco-régionale (rachianesthésie, péridurale). Il faut être clair : le risque de douleur pendant le geste est réel, et un passage en anesthésie générale peut s'imposer pendant l'intervention. La décision se prend conjointement avec l'anesthésiste.
Dans ma pratique, je propose plus souvent l'exérèse complète de la glande que la marsupialisation. Pourquoi ? L'exérèse est définitive — la glande n'existe plus, le risque de récidive disparaît — et la glande de l'autre côté assure très bien la lubrification. La marsupialisation reste une option valable, notamment si on cherche à préserver la glande, mais elle expose à un risque de récidive si le néo-canal se referme.
En général 10 à 15 jours, selon votre activité. La position assise et la marche prolongée peuvent rester douloureuses la première quinzaine. Certaines patientes utilisent une bouée pour s'asseoir.
Habituellement après la visite de contrôle à 3-4 semaines, une fois la cicatrisation validée. La zone peut rester sensible quelques semaines : des massages locaux doux et l'usage d'un lubrifiant intime peuvent être utiles au début.
Habituellement non. La glande controlatérale, restée en place, prend le relais et compense largement la fonction de lubrification. Aucun retentissement durable n'est attendu après exérèse unilatérale.
Oui, la chirurgie de la glande de Bartholin est une intervention médicalement justifiée, prise en charge par l'Assurance Maladie. Je pratique des dépassements d'honoraires, qui sont expliqués transparentement en consultation et formalisés dans un devis remis avant l'intervention. Selon votre mutuelle, tout ou partie de ces dépassements peut être pris en charge.
Le cathéter de Word est un petit dispositif en silicone avec ballonnet, introduit dans le kyste ou l'abcès après mini-incision sous anesthésie locale. Il reste en place 2 à 4 semaines pour créer un trajet de drainage permanent. Les études (WoMan-trial 2017, méta-analyse JOGC 2024) montrent des taux de récidive comparables à la marsupialisation. En France, sa diffusion reste limitée.
Le carcinome de la glande de Bartholin est rare (≈5 % des cancers vulvaires) mais peut se présenter comme un kyste ou un abcès. L'ACOG et UpToDate (2024) recommandent une attention particulière chez les femmes de plus de 40 ans ou ménopausées, avec une analyse anatomopathologique systématique après exérèse. Dans notre pratique, toute pièce opératoire est envoyée en anatomopathologie sans exception.
Oui, c'est fortement recommandé. Le tabac altère la qualité de la cicatrisation. Arrêter au moins 4 à 6 semaines avant et après l'intervention améliore significativement les suites opératoires.
Pour aller plus loin dans la compréhension de la chirurgie vulvaire et des pathologies de la région intime.
Toutes les pathologies prises en charge : Bartholin, labiaplastie, lichen scléreux, VIN.
Article patienteRéduction des petites lèvres : la spécificité d'une consultation chez un gynécologue chirurgien — examen complet, suivi intégré.
BibliothèqueGuides patient sur la chirurgie du sein, la chirurgie gynécologique et la chirurgie intime — bibliothèque complète.
Si vous avez un kyste qui devient gênant ou si vous avez eu plusieurs épisodes de bartholinite, le Dr Jérémie Zeitoun reçoit en consultation au cabinet du 8e arrondissement de Paris et à la Clinique Hartmann de Neuilly-sur-Seine.